Usine Digitale

IBM veut convertir les entreprises au 2.0

Par - Mis à jour le 29 janvier 2013, à 17h08 -

IBM veut convertir les entreprises au 2.0 © Kansir - Flickr - C.C

À l’occasion de sa conférence IBM Connect à Orlando (Floride), IBM a présenté sa plate-forme pour une transformation de l’entreprise par les médias sociaux. Et les méthodologies associées.

Le 28 janvier, à l’occasion de sa conférence IBM Connect 2013 à Orlando (Floride), IBM a présenté une plate-forme complète destinée à faire passer les entreprises au modèle des médias sociaux. Celle-ci s’appuie sur un ensemble d’outils qui héritent des technologies pour lesquels IBM dispose d’une expertise de longue date, comme l’analyse de données ou le travail collaboratif, mais aussi de produits acquis au fil du temps, comme les logiciels de gestion de talents et de recrutement de Kenexa, rachetée par IBM en décembre.

Mail et flux de réseaux sociaux intégrés

Ainsi, certains des nouveaux services de la nouvelle plate-forme intègrent le bon vieux logiciel de collaboration d’IBM qui s’offre une nouvelle version majeure pour l’occasion : Notes 9. La première depuis 5 ans ! Activity Stream par exemple, affiche les flux issus des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. L’interface est d’ailleurs tout à fait semblable à celle de ces deux réseaux. "Le contenu de l’entreprise devient social (au sens anglo-saxon du terme.) Il est même possible de "liker" certaines publications, de les partager avec d’autres ou d’attribuer des hashtags," commente Alistair Renie, directeur général des solutions de collaboration IBM.

Le service Social Analytics, comme son nom l’indique va puiser, lui, dans la masse de données publiées dans les divers réseaux sociaux et les analyse. À partir de quoi, il identifie des tendances nouvelles, ou cible mieux les campagnes de promotion sur un produit. Il propose aussi en quelques clics, de créer une page communautaire qui réunisse par exemple les experts du domaine présents sur les réseaux, les conversations proches du sujet, etc. Et sur les mobiles et tablettes sous iOS, Android ou BlackBerry OS, le contenu s’adapte automatiquement à la taille et au format de l’écran. Rien pour le Windows Phone de Microsoft. À l’ère du 2.0, ce dernier redevient le rival numéro un d’IBM…

La brique Kenexa, quant à elle, aborde un sujet bien plus délicat. Celui de la gestion des ressources humaines à l’heure du 2.0. Elle propose d’exploiter les données des personnes sur les réseaux sociaux pour les identifier comme experts sur un projet, les faire évoluer dans l’entreprise, etc. Plus loin encore, elle va jusqu’au "on-boarding", cette technique qui consiste à les identifier via les réseaux sociaux et à les pré-recruter, en quelque sorte. Des éléments qui, comme l’a reconnu IBM, poseront quelques problèmes réglementaires autour de la vie privée, dans des pays comme la France ou l’Allemagne, par exemple.

Un club d’utilisateur pour échanger les bonnes pratiques

Le géant américain continue aussi de peaufiner son ensemble d’outils méthodologiques pour aider les entreprises à mener à bien la difficile transformation vers le monde des médias sociaux. Des "customer councils" par exemple, permettent partout dans le monde aux entreprises intéressées par la démarche d’entrer en contact direct avec celles qui l’ont déjà mise en œuvre avec les outils d’IBM. Au programme, échanges de bonnes pratiques. IBM devrait organiser prochainement un de ces rendez-vous en France.

L'analyse de grandes quantité de données, version Watson
En bonus - et sans doute pour rappeler ses capacités à développer des outils d'analyse pointus de grandes quantités de données - IBM a évoqué une étonnante fonction logicielle appelée "Ask Watson". En référence à l'ordinateur qu'il a conçu et qui l'avait emporté il y a deux ans face aux meilleurs concurrents du jeu Jeopardy. "Watson comprend le langage naturel, génère des hypothèses et devient plus intelligent à chaque interaction" a rappelé Mike Rhodin, senior vice-president, software solutions group. Mais cette fois, ce n'est pas pour un jeu mais un usage des plus professionnels. Transformant le Dr Watson en Dr House, des oncologues partout dans le monde peuvent lui soumettre depuis plusieurs mois les cas de patients dont ils ont besoin d'affiner le diagnostic. Simplement en appuyant dans leur logiciel, sur le bouton "ask Watson", ils déclenchent l'analyse en temps réel de bases de connaissances cliniques sur la cancer, d'informations génomiques et moléculaires, de référentiels de cas de cancers, etc.

Emmanuelle Delsol

 

Partagez l’info :

Publicité

Réagissez à cet article

Error pseudo!

Error Email!

Error Captcha!

Les plus lus de la rubrique «Numérique»

Les autres actualités de la rubrique «Numérique»

Focus