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In'Tech Info, l’informatique comme on le parle en entreprise

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Vingtième épisode de notre série sur les écoles du numérique : In’Tech Info, école d’informatique du groupe ESIEA. Le cursus en cinq ans, trois à l’école, deux en alternance, débouche sur des postes qui peuvent vite évoluer vers des prises de responsabilité.

In'Tech Info, l’informatique comme on le parle en entreprise
In'Tech Info, l’informatique comme on le parle en entreprise © D.R.

A peine bacheliers, les étudiants qui débarquent à In’Tech Info vont plonger dans le grand bain de l’univers professionnel. Souvent, ces jeunes ont le clavier au bout des doigts et une forte envie d’études pratiques. Certains arrivent d’horizons variés, après un an ou deux passés à étudier une autre discipline. En plus de celle de septembre, une deuxième rentrée, en mars, permet à ceux qui souhaitent se réorienter, de ne pas perdre une année d’études. Le recrutement se fait après une évaluation du niveau en informatique, qui détermine si l’entrée dans l’école se fait en première, deuxième, troisième année…

In’tech info appartient au groupe ESIEA, qui possède une école d’ingénieurs du même nom. Les deux écoles partagent les mêmes locaux, une ancienne usine de sucettes Pierrot Gourmand à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), en proche banlieue parisienne. Depuis sa création au début des années 2000, l’école d’informatique en cinq ans a choisi d’enseigner les langages informatiques, les réseaux et systèmes, la sécurité informatique, au moyen de travaux en équipe, sur la base de projets. Dans les premiers temps, ces projets sont fournis par l’école ou les étudiants, puis par les entreprises partenaires. Particularité : ces travaux pratiques se déroulent sur une longue durée. "La formation est découpée en semestres, en non en années, précise le directeur, Eric Lalitte. Un semestre commence par un mois ou un mois et demi de cours, afin de donner les bases technologiques et méthodologiques à nos étudiants, puis trois mois ou trois mois et demi de travaux sur projets, pour ancrer ces apprentissages théoriques dans la réalité." A la fin de ces travaux, deux semaines permettent de faire un bilan, compléter la formation…

Des métiers informatiques de plus en plus spécialisés

L’école en quelques chiffres
IN’TECH INFO, Ecole supérieure d’ingénierie informatique

Date de création : 2002
Recrutement : niveau bac, bac+1, bac+2, bac+3, sur tests d’évaluation ; une rentrée en septembre, une autre en mars.
Durée des études : 5 ans
Diplôme : reconnu par l’Etat, titre RNCP niveau I
Au troisième semestre, les étudiants choisissent de se spécialiser dans l’une des deux filières de l’école, ingénierie logicielle ou systèmes et réseaux. "Nous cherchons à les orienter relativement tôt, explique Eric Lalitte, car les métiers informatiques se spécialisent de plus en plus. Les technologies sont segmentées, et même au sein d’une de ces deux filières, il est difficile de tout maîtriser."

Les cinq premiers semestres du cursus se passent dans l’école, avec un mois de stage ouvrier. Le sixième se déroule obligatoirement en stage. Suivent deux années de formation par alternance, qui ne coûtent rien à l’étudiant, par ailleurs rémunéré en fonction de son âge. Il reste en entreprise du lundi au jeudi, puis revient à l’école le vendredi et, ponctuellement, une semaine entière.

Finalement, sur cinq ans d’école, les étudiants travaillent pendant deux ans et demi sur cinq projets techniques, un par semestre, puis passent deux semestres et demi en entreprise. Une proximité avec le terrain appréciée des recruteurs.

Les entreprises partenaires peuvent d’ailleurs faire part de leurs attentes. Elles l’ont fait, par exemple, en demandant une formation à la virtualisation. Les étudiants aussi sont interrogés régulièrement, et au retour de stages en entreprise, ont réclamé des formations plus poussées sur l’environnement Windows, alors que l’école enseignait beaucoup les logiciels libres.

Les compétences humaines font la différence

"En plus des projets techniques, nos étudiants travaillent sur cinq projets non techniques, de méthodologie, gestion de budget, management… Les informaticiens sont de plus en plus appelés à gérer les relations avec des clients ou à travailler en équipe. Les recruteurs, aujourd’hui, nous disent que ce sont ces compétences humaines qui font la différence entre informaticiens."

Après cinq ans d’études, 50 à 70 % des diplômés sont embauchés par une ESN (ex SSII), 20 à 30% par un grand groupe industriel ou une banque, 10 à 20% partent dans une start-up ou cherchent à créer leur entreprise. D’ailleurs, à la demande des étudiants, le groupe ESIEA a mis en place un incubateur, il y a un an. Les tâches très techniques sont de plus en plus sous-traitées à l’étranger, et les informaticiens formés en cinq ans en France, appelés à occuper des postes de cadres. "On s’aperçoit qu’au bout de deux ou trois ans, la moitié de nos étudiants ont évolué vers le management ou la gestion de projet", confirme le directeur.

Qui se désespère ne pas pouvoir attirer plus de filles dans son école. Elles ne représentent que 5 à 10% des effectifs, selon les promotions. "Et pourtant elles réussissent très bien dans ces métiers, les entreprises se les arrachent, elles doivent absolument découvrir à quel point les métiers de l’informatique ont changé et peuvent leur convenir !"

Cécile Maillard

 

"Finalement, mon parcours est proche de celui d’un ingénieur"

Benjamin Maréchal, 31 ans, diplômé 2007 d’In’Tech Info

"Après mon bac, je ne me voyais pas suivre des études théoriques, et j’ai justement choisi In’Tech Info pour faire des études pratiques. L’école venait d’ouvrir et avait choisi une pédagogie par projet, innovante à l’époque. On travaille essentiellement sur des projets apportés par les entreprises, tout en étant fortement encadrés, plus que dans d’autres écoles d’informatique. J’ai beaucoup aimé qu’on nous laisse une relative liberté dans le choix des projets. Ca m’a permis de me spécialiser peu à peu sur la sécurité des systèmes et réseaux. Mes deux années d’alternance se sont déroulées dans trois entreprises, sur des sujets de sécurité. La dernière, la banque en ligne ING France, m’a embauché comme responsable adjoint à la sécurité de l’information, à l’issue de mon alternance. Aujourd’hui, je travaille chez Ernst&Young, dans un service dédié à l’investigation en cas de fraude économique et financière, où je suis spécialisé dans l’investigation numérique. En fait, j’ai vite évolué vers des postes où l’informatique n’est plus le centre de la fonction. In’Tech Info m’a donné suffisamment de compétences managériales, par le biais des travaux par projet, pour occuper des postes à responsabilité. Finalement, mon parcours est proche de celui d’un ingénieur."

 

 

Consultez le palmarès des écoles du numérique 2014

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