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Intelligence artificielle : IBM veut mettre Watson partout… même dans les jouets de vos enfants

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Au CES de Las Vegas, IBM a affiché sa volonté d'intégrer son intelligence artificielle Watson à tout type de produit grand public. C'est déjà une réalité, comme l'ont prouvé plusieurs exposants.

Intelligence artificielle : IBM veut mettre Watson partout… même dans les jouets de vos enfants
Intelligence artificielle : IBM veut mettre Watson partout… même dans les jouets de vos enfants © Sylvain Arnulf - L'Usine Digitale

De l'intelligence artificielle dans tous les objets du quotidien : ce sera bientôt une réalité, a annoncé IBM au CES. Le géant américain a dévoilé plusieurs partenariats visant à intégrer Watson à des produits grand public. IBM fournira la puissance du cognitif aux bracelets connectés de la start-up américaine Under Armour pour développer des programmes d'entrainement personnalisés. Le spécialiste de l'électroménager Whirpool adoptera aussi les outils d'analyse de Watson pour créer de nouveaux types de services à valeur ajoutée autour de ses produits (maintenance prédictive, notamment). Watson deviendra également le cerveau du robot humanoïde Pepper d'Aldebaran-Softbank pour lui permettre de comprendre et d'exploiter de nouveaux types de données : images, vidéos, flux de réseaux sociaux.

 

Watson fait naître un nouveau type d'objets

Watson n'est pas seulement ajouté à des produits existants, il est aussi à l'origine d'objets inédits qui ne pourraient pas exister sans lui. La start-up américaine Elemental Path a par exemple inventé le premier jouet intégrant Watson, sous la marque "Cognitoys". Un concept né lors d'un hackathon à New-York en 2014. "Nous avons imaginé une utilisation de Watson qui n'était pas prévue au départ", glisse JP Benini, l'un des fondateurs de la société.

 

Il s'agit d'un dinosaure capable de parler aux enfants, de jouer avec eux, de leur raconter des histoires. Et surtout de répondre à leurs questions. "Car on sait bien qu'un enfant de 5 ans pose des centaines de questions par jour, et que les parents ont parfois besoin de renfort", sourit JP Benini. Watson permet au jouet de comprendre les paroles de l'enfant, de lui répondre en langage naturel, de mesurer ses progrès et de faire évoluer les contenus (exercices de calcul, histoires, blagues…) en conséquence. La start-up a choisi un modèle économique simple : on achète le jouet (99 dollars) et les contenus additionnels sont offerts. Aucun abonnement n'est prévu pour l'instant.

 

fascination et inquiétudes

Le projet suscite autant d'émerveillement que de répulsion. "A chaque fois que nous avons présenté le projet à un VC quinquagénaire, il s'est instantanément transformé en enfant de cinq ans", glisse l'entrepreneur, qui a réussi à lever 275 000 dollars sur Kickstarter. "Nous avons aussi des questions – légitimes  liées à la cybersécurité, notamment depuis l'affaire VTech. Nous étions préparés à cela, et nous avions apporté toutes les garanties possibles, notamment en matière de cryptage des communications", assure-t-il.

 

Cognitoys insiste : il ne s'agit pas, pour les parents, de sous-traiter l'éducation de leur enfant à un robot en forme de jouet, aussi adorable soit-il. "D'ailleurs, les parents peuvent suivre les progrès de leur enfants sur notre plate-forme, ils sont acteurs", rappelle son co-fondateur. "L'IA sert à personnaliser l'expérience, à favoriser l'engagement de l'enfant. Ce n'est pas comme un jouet classique qui a un usage unique et n'est pas évolutif, et dont l'enfant se lasse très vite. C'est davantage un "compagnon" versatile", résume-t-il.

 

Pour Elemental Path, le jouet n'est qu'une étape, la start-up entend proposer d'autres objets enrichis grâce à l'intelligence artificielle dans les prochaines années, ou pourrait mettre sa technologie à disposition d'autres sociétés. Une tendance qui va devenir incontournable. "L'internet des objets et la smart home ne vont réellement décoller qu'avec ce type d'objets qui prennent réellement en compte l'utilisateur, estime JP Benini. Les objets doivent s'adapter aux humains et non l'inverse".

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