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[Intelligence artificielle] La start-up française Julie Desk lève 2,5 millions d'euros

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Levée de fonds La start-up française Julie Desk, qui propose un service d'assistante virtuelle par email, lève 2,5 millions d'euros. Ils viennent s'ajouter aux 800 000 euros déjà récoltés depuis 2 ans. Ils vont permettre à la jeune entreprise de s'étendre à l'international tout en améliorant son service pour s'assurer qu'il reste supérieur à ce que pourraient proposer les géants américains.

[Intelligence artificielle] La start-up française Julie Desk lève 2,5 millions d'euros
Les trois fondateurs de Julie Desk : Julien Hobeika, Guillaume Michiels et Nicolas Marlier. © Julie Desk

La start-up française Julie Desk, basée à Paris, annonce ce 1er juin une levée de fonds de 2,5 millions d'euros auprès de Side Capital, Entrepreneur Ventures et Saas Lab. Ses dirigeants comptent utiliser ces fonds pour accélérer leur implantation en France et à l'international (notamment au Royaume-Uni et aux Etats-Unis) ainsi que pour améliorer la pertinence et le degré d'automatisation du service.

 

La jeune pousse a été fondée en 2014 par trois ingénieurs de l’école polytechnique : Julien Hobeika, Guillaume Michiels et Nicolas Marlier. Ils avaient développé au départ une application permettant d'organiser des sorties entre amis, en 2013, avant de pivoter l'année suivante vers l'idée d'une assistante personnelle dédiée au monde professionnel. "Nous étions convaincus qu'il fallait enlever le plus de frictions possibles pour l'utilisateur, pour reproduire l'expérience d'une véritable assistante", explique Julien Hobeika, CEO de l'entreprise.

 

Des débuts artisanaux

La première année, les fondateurs testent le concept et fournissent eux-mêmes le service en répondant aux emails. "Nous avons rapidement intéressé des clients à l'international, détaille le dirigeant. Comme nous étions trois, nous pouvions faire les trois-huit pour garantir la continuité du service." Une fois l'intérêt du marché confirmé, ils se lancent dans l'automatisation du service et finalisent une première levée de fonds de 200 000 euros à l'été 2015. Elle est complétée en mars 2016 par 600 000 euros supplémentaires.

 

Toujours une part de supervision humaine

"Le service est aujourd'hui automatisé à 95%, même si nous conservons un pool de superviseurs humains pour les cas les plus complexes", confie Julien Hobeika. Cette supervision humaine est pour lui une force et un gain de confiance auprès des clients, pour lesquels la valeur ajoutée se situe en grande partie dans l'assurance qu'ils vont gagner du temps et pas en perdre (avec des échanges à rallonge ou des rendez-vous mal pris).

 

La start-up est parvenue à décrocher plusieurs contrats au sein de grandes entreprises, dont notamment Mazars, mais aussi "de grands groupes de la banque et assurance, du retail ou des spiritueux." Il ne s'agit cependant pas encore de déploiements massifs au sein de ces structures, mais plutôt de pilotes auprès d'un petit nombre d'individus.

 

L'intégration des conférences téléphoniques en projet

Le service s'intègre dans Microsoft Exchange afin de gérer les rendez-vous et peut même réserver les salles de réunion. Il est disponible en français et en anglais. L'une des pistes de développement à venir est l'intégration de Skype for Business pour les conférences téléphoniques. A plus long terme, Julie Desk pourrait aussi prendre en charge les réservations de vols auprès des compagnies aériennes.

 

Pas peur de Google

Questionné sur l'hypothétique concurrence de géants comme Google ou Microsoft, qui cherchent à imposer leurs propres assistants personnels complètement autonomes, Julien Hobeika se montre confiant. "Notre force est d'être spécialisé sur un segment de marché bien défini. Google ou Facebook visent beaucoup plus loin avec leurs 'moonshots', mais cela veut aussi dire qu'il leur faudra 10 ans avant d'avoir un produit." Il veut aussi croire que cette expertise les rendra intéressants auprès des géants en question.

 

La problématique du besoin grandissant en ressources humaines qu'entraînera le succès du service ne l'effraie pas non plus. "Même aujourd'hui, pour des besoins ponctuels, nous pouvons faire appel à des entreprises spécialisées dans ce type de missions, sans avoir à recruter nous-mêmes. De plus, même les grands éditeurs comme Google utilisent une supervision humaine pour leurs services, il n'y a pas de recette miracle".

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

3 commentaires

Deborah

01/06/2017 09h06 - Deborah

Assistante ??? Vraiment ? VRAIMENT?? Il FALLAIT que ce soit une femme, naturellement ?

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tom

01/06/2017 14h51 - tom

ca n'a rien de machiste, il faut arrêter de voir le mal partout...

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Gaelle

02/06/2017 10h47 - Gaelle

Euh bah si complètement machiste même...

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