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Intelligence artificielle : les 10 start-up à suivre

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Des dizaines de start-up développent des briques d’intelligence artificielle qui vont s’avérer utiles à tous les secteurs économiques. L'usine digital en a sélection dix parmis les plus prometteuses. 

Intelligence artificielle : les 10 start-up à suivre
Intelligence artificielle : les 10 start-up à suivre

Les start-up de l’intelligence artificielle (IA) ont le vent en poupe. Pour preuve, l’importance des montants des fonds levés, jusqu’à 86,5 millions de dollars pour la californienne Movidius. Des investissements plutôt inhabituels pour des sociétés technologiques. Mais l’engouement s’explique. Les solutions développées résolvent de manière opérationnelle les problèmes de secteurs porteurs : énergie, industrie du futur, éducation… Sélection de dix de ces ­start-up très courtisées.

 

Movidius rend les objets autonomes

Création 2006 - Effectif 200 - Siège San Mateo (Californie) - Fonds levés 86,5 millions de dollars

 

Movidius est un expert de la vision par ordinateur. L’entreprise, aussi implantée à Dublin (Irlande), à Timisoara (Roumanie) et à Shanghai (Chine), combine la conception d’architectures électroniques et de logiciels complexes pour aider les objets à comprendre le monde qui les entoure. Ses technologies sont au cœur des derniers drones du chinois DJI, leader du marché, et leur permettent de reconnaître et d’éviter automatiquement les obstacles. Elles se cachent aussi derrière les efforts de Google en matière de réalité augmentée, notamment au travers du projet Tango grâce auquel les smartphones peuvent scanner un environnement en 3 D.

 

Vicarious simule le cerveau humain

Création 2010 - Effectif 23 - Siège San Francisco (Californie) - Fonds levés 70 millions de dollars

 

Vicarious élabore un programme capable de réfléchir et d’apprendre en se fondant sur les principes computationnels du cerveau humain. Son architecture algorithmique se concentre sur les disciplines de la vision, du langage et de la motricité. Fin 2013, son logiciel a su résoudre plus de 90 % des Captcha (système visuel anti-spam qui demande de recopier une chaîne de caractères déformés) alors qu’il n’a pas été programmé en ce sens. Bien que ses recherches soient encore loin de déboucher sur un produit, Vicarious a reçu des investissements de grands noms, comme Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, Elon Musk, Peter Thiel, Sam Altman, Samsung et ABB Robotics.

 

H20.ai prévoit la réaction des clients

Création 2011 - Effectif 35 - Siège Mountain View (Californie) - Fonds levés 33,6 millions de dollars

 

H2O.ai est l’éditeur d’une plate-forme de machine learning open source à destination des entreprises. Elle est utilisée notamment pour prédire les fraudes, anticiper les désabon­nements de clients et améliorer le taux de conversion des ventes. Plus de 5 000 entreprises, dont AT & T, Cisco, ­Comcast, eBay, PayPal et Nielsen, y ont recours. La plate-forme est monétisée par le support aux utilisateurs que fournit H20.ai ainsi que par la création d’algorithmes spécifiques pour certains clients.

 

Scaled Inference apprend aux machines à résoudre nos problèmes

Création 2014 - Effectif 13 - Siège Palo Alto (Californie) - Fonds levés 13,6 millions de dollars

 

Scaled Inference travaille sur un service de machine learning entièrement automatisé dans le cloud. Le but est de laisser les machines choisir elles-mêmes leur méthode pour résoudre des séries de problèmes sans recourir à une expertise humaine. Cette approche ferait d’un logiciel unique la réponse à un large éventail de difficultés, par opposition à l’hyperspécialisation des produits actuels. Les problèmes en question sont de tous ordres : prédiction du prochain site web qu’un internaute visitera, horaires durant lesquels les consommateurs dépenseront le plus d’argent, temps que quelqu’un passera dans un endroit à une date précise… Tencent et Data Collective font partie des investisseurs de Scaled Inference.

 

Verdigris gère les consommations d’énergie

Création 2011 - Effectif 20 - Siège Moffett Field (Californie) - Fonds levés 12,4 millions de dollars

 

Verdigris édite un logiciel cloud, Building.ai, agrémenté de capteurs sans fil pour la gestion énergétique des établissements professionnels. Le programme optimise les opérations des appareils électriques pour augmenter leur durée de fonctionnement tout en en réduisant les coûts. Fini les ingénieurs qui vérifient si la lumière est bien éteinte ou font des relevés manuels sur les équipements, tout se passe désormais dans le cloud avec ce service d’analyse prédictive qui anticipe les besoins et colle au plus près des usages. Parmi les clients de Verdigris, on trouve Verizon, la Nasa, Autodesk, Grand Hyatt, NRG et IHG.

 

MetaMind fait parler les images

Création 2012 - Effectif 15 - Siège Palo Alto (Californie) - Fonds levés 8 millions de dollars

 

MetaMind s’intéresse à la reconnaissance d’image et à la capacité pour un logiciel de raisonner comme un humain. Si un utilisateur lui demande si un homme porte un chapeau sur une photo, la technologie développée par la start-up analyse l’image, comprend le sens de la question et y répond. Ces capacités peuvent être utilisées pour faire du service client conversationnel automatisé. Par exemple, une compagnie d’assurance peut ainsi répondre de façon pertinente à un e-mail comportant en pièce jointe la photo d’un dégât. MetaMind travaille également dans le domaine médical avec l’Université de Californie pour détecter des cancers de la prostate et prédire l’évolution de patients en soins intensifs. Ses fonds proviennent de Marc Benioff, le fondateur de Salesforce, et de Khosla Ventures.

 

Snips adapte les interfaces au contexte

Création 2013 - Effectif 30 - Siège Paris - Fonds levés 6,3 millions de dollars

 

Snips travaille sur une application d’intelligence contextuelle pour smartphone fonctionnant directement sur l’appareil, sans connexion au cloud. Son objectif est de rendre plus simple l’expérience utilisateur en améliorant l’interface pour qu’elle présente sur un même écran les informations pertinentes provenant de diverses applications, sans redondance et toujours au bon moment. Précédemment, la start-up a ­collaboré sur des projets d’intelligence artificielle avec la SNCF et avec les villes de Paris, New York et San Francisco. Ses investisseurs sont notamment The Hive, Eniac et Xavier Niel.

 

MindMeld donne le langage aux systèmes

Création 2011 - Effectif 25 - Siège San Francisco (Californie) - Fonds levés 15,4 millions de dollars

 

MindMeld développe une plate-forme de reconnaissance vocale qui peut être intégrée dans n’importe quel site web, application ou appareil. Sa technologie est utilisée pour créer des assistants virtuels qui conversent de façon naturelle, à l’image de Siri, Cortana et Google Now. Elle est utilisable dans tout contexte : automobile, distribution… L’entreprise compte parmi ses clients et investisseurs Google, Samsung, Intel, Telefonica, Liberty Global, IDG ainsi qu’USAA.

 

SwiftKey écrit à notre place

Création 2008 - Effectif 120 - Siège Londres (Angleterre) - Racheté par Microsoft 250 millions de dollars

 

SwiftKey édite une application de clavier virtuel intelligent pour smartphone qui permet d’écrire en faisant glisser ses doigts, sans taper sur chaque touche. Ses algorithmes détectent le bon mot grâce à une analyse du contexte de la phrase. Mais l’application va plus loin en prédisant aussi quels seront les prochains mots en fonction de ceux qui ont déjà été écrits. Elle est utilisée par plus de 300?millions de personnes sur les systèmes d’exploitation Android et iOS. SwiftKey avait levé 21,6?millions de dollars de fonds depuis sa création, avant son rachat par Microsoft en février.

 

Volley facilite l’apprentissage

Création janvier 2015 - Effectif 4 - Siège San Francisco (Californie) - Fonds levés 2,3 millions de dollars (mars 2016)

 

Volley est une application mobile qui transforme un smartphone en outil éducatif. Elle permet de photographier la page d’un livre d’école ou d’un devoir et de faire apparaître automatiquement des informations sur les éléments clés et les passages difficiles, agrémentées de liens vers des ressources en ligne. L’application accélère et facilite l’apprentissage scolaire, et peut même générer des quiz et créer des cours complémentaires, le tout en prenant en compte le niveau de difficulté approprié (collège, lycée, université…). On trouve parmi ses investisseurs Reach Capital, Zuckerberg Education Ventures et Tal Education Group. 

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