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Kone se donne 2 ans pour connecter ses ascenseurs au cloud d’IBM

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Cas d'école L’ascensoriste finlandais Kone se lance dans l’Internet des objets avec le projet de connecter tout son parc d’ascenseurs et escaliers mécaniques au cloud d’IBM. Au-delà de l’optimisation de la maintenance préventive, l’objectif est de développer de nouveaux services améliorant la mobilité à l’intérieur du bâtiment.

Kone se donne 2 ans pour connecter ses ascenseurs au cloud d’IBM
Les ascenseurs de Kone vont se mettre à l'heure de l'Internet des objets © D.R.
Kone met le cap sur l’Internet des objets. L’ascensoriste finlandais, qui emploie 50 000 personnes dans le monde et affiche un chiffre d’affaires de 8,5 milliards d’euros en 2015, lance le projet de connecter tous ses ascenseurs, escaliers mécaniques et portes automatiques de bâtiments au cloud d’IBM. Objectif numéro un : surveiller en temps réel son parc en maintenance afin de diminuer les pannes surprises, source d’arrêt de fonctionnement et de désagrément pour les utilisateurs. C’est le sens de l’accord stratégique conclu avec Big Blue.
 
1,5 million d'équipements à connecter
Le parc dont Kone assure la maintenance compte près de 1,5 millions d’équipements dans le monde. Le projet vise à le connecter entièrement d’ici à 2 ans. Les informations issues des capteurs remonteront au cloud d’IBM où elles seront analysées en temps réel avec le moteur d’intelligence artificielle Watson de Big Blue pour détecter les signaux faibles, annonciateurs de pannes à venir.
 
Vitesse, accélération, sens de déplacement, nombre de montées et descentes, vibrations, bruits… Au total, des dizaines de paramètres seront recueillis et analysés par Watson IoT, la plate-forme Internet des objets d’IBM dans le cloud. "Nous aurons ainsi une vue précise et en temps réel de l’état de fonctionnement du parc dont nous assurons la maintenance",  prévoit Pierre Liautaud, vice-président exécutif de KONE pour Europe de l'Ouest, du Sud et de l'Afrique.
 
Waston prevoira à l'avance les pannes
Les ascenseurs, qui forment l’essentiel du parc de Kone, subissent en moyenne deux pannes intermittentes par an. "Avec le modèle actuel de maintenance, nous ne pouvons pas les prévoir, explique Pierre Liautaud. Avec le moteur d’analyse cognitive Watson, nous pourrons le faire et les réduire au maximum."
 
En France, la législation impose neuf visites de contrôle et maintenance par an. L’occasion pour le technicien de se faire une idée de l’état de santé des engins et prévoir les interventions préventives. "Avec l’analyse prédictive des données dans le cloud, nous allons industrialiser la démarche de façon à mieux planifier les interventions et automatiser la gestion des techniciens sur le terrain, explique Pierre Liautaud. Le système pourra aider le technicien en lui indiquant le type de panne détectée et la pièce nécessaire à sa réparation, lui évitant ainsi des allers-retours comme c’est le cas aujourd’hui. On pourra même lui proposer un tutorial vidéo pour l‘assister dans la réparation."
 
LoRa ou Sigfox ?
Le problème c’est que seuls les équipements à contrôle électronique - cas de ceux installés au cours des 20 dernières années - sont facilement connectables. Pour les autres, il faudra ajouter des interfaces de connexion. Kone teste plusieurs protocoles de connectivité dont LoRa et Sigfox. Le choix n’a pas encore été décidé.
 
Au-delà de l’optimisation de la maintenance prédictive, l’ascensoriste finlandais réfléchit au lancement de nouveaux services améliorant la mobilité à l’intérieur du bâtiment. "Dans certains cas, nous proposerons nous-mêmes ces services, dans d’autres, ils seront fournis par des partenaires associés à notre plate-forme d’Internet des objets", confie Pierre Liautaud. Car l’ambition de Kone est de créer un écosystème de la mobilité à l’intérieur du bâtiment, à l’instar de celui d'Apple dans les mobiles.
 
Pierre Liautaut reste discret sur l'investissement consenti par Kone dans ce projet. Pour l'amortir, le groupe mise à la fois sur les économies générés en maintenance, les revenus tirés des nouveaux services et les commissions prélévées sur les ventes de services des partenaires de son écosystème.

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