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Kushim, la start-up qui veut simplifier la vie des VCs

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Levée de fonds Incubée au sein de la Web School Factory, la start-up Kushim a développé une solution web qui permet aux fonds de capital-risque d'avoir une meilleure visibilité sur leurs investissements. La jeune pousse vient de boucler une première levée de fonds et s'apprête à donner le coup d'envoi commercial de sa plate-forme. Elle prévoit de s'implanter à San Francisco dès la fin de l'année.

Kushim, la start-up qui veut simplifier la vie des VCs
Kushim, la start-up qui veut simplifier la vie des VCs © Kushim

Début d'une première success story pour l'incubateur de la Web School Factory ? Fondée en 2012, l'école du management du numérique propose aux étudiants de dernière année (Master 2) de suivre un programme d'incubation. C'est le choix qu'ont fait cinq étudiants (Clément Aglietta, Alexandre Crenn, Josselin Le Bail, Victor Espinet et Nicolas Rabrenovic) pour développer leur start-up baptisée Kushim. La jeune pousse, qui édite une solution de management de portfolio pour les investisseurs en capital-risque (VCs), vient de finaliser une première levée de fonds de 300 000 dollars auprès de FJ Labs, un fonds de capital-risque basé à New York.

 

Les solutions existantes coûtent 100 000 dollars par mois

Mais le fonds américain, créé par le français Fabrice Grinda, et la start-up entretiennent une relation qui va au-delà du simple investissement financier. "En parallèle de mes études pour la Web School Factory, j'ai travaillé pendant deux ans avec Fabrice Grinda", raconte Clément Aglietta. Après une première rencontre à la conférence Le Web en 2013, l'étudiant échange régulièrement avec Fabrice Grinda, business angel et serial entrepreneur multimillionnaire (il est notamment à l'origine d'OXL, une sorte de Bon Coin racheté par Naspers). "En 2015, Fabrice Grinda m'a demandé de développer pour lui un outil pour l'aider à gérer ses investissements", poursuit Clément Aglietta.

 

Rapidement, le tandem réalise que cet outil maison peut intéresser d'autres fonds d'investissement. "Il y a un vrai besoin car les solutions existantes s'adressent à des fonds beaucoup plus importants qui investissent dans des sociétés cotées en Bourse. Ce sont des solutions qui coûtent 150 000 dollars par mois et qui proposent énormément de granularité et de fonctionnalités qui ne sont pas utiles aux VCs", explique Clément Aglietta. "Pour les VCs, il est très difficile d'avoir une visibilité sur la croissance des start-up dans lesquelles ils ont investies, de les comparer les unes par rapport aux autres, de savoir qui a levé combien auprès de qui. La difficulté s'accentue lorsqu'un fonds dispose de plusieurs véhicules financiers", poursuit-il.

 

Donner aux VCs une meilleure visibilité sur leurs investissements

De ce constat naît la start-up Kushim et sa plate-forme web qui permet d'offrir une meilleure visibilité aux investisseurs en capital -risque. Sur la page d'accueil, le VC va pouvoir avoir un aperçu de toutes les données de son portfolio : retour sur investissement, montant total investi, montant gagné et perdu. Au menu également, un système d'alertes qui permet de faire remonter les actualités sur les sociétés dans lesquelles le fonds a investies. "La plate-forme permet également de créer des rapports pour les co-investisseurs en quelques secondes, contre un après-midi avec les outils traditionnels", assure Clément Aglietta. La start-up prévoit d'ajouter de nouvelles fonctionnalités au fur et à mesure de son développement pour répondre à un unique objectif : permettre aux VCs de gagner du temps sur des tâches à faible valeur ajoutée pour qu'ils puissent se concentrer davantage sur l'accompagnement de leur portfolio.

 

De la Web School Factory à San Francisco

Le lancement commercial de la solution est prévu la semaine prochaine. Pour l'heure, la plate-forme est testée par une dizaine de fonds de capital-risque basés en France, mais aussi aux Etats-Unis, en Norvège au Danemark et au Royaume-Uni. La jeune pousse prévoit de s'installer dès le quatrième trimestre à San Francisco. "Il y a plus de VCs dans la région de San Francisco qu'en Europe. Cette implantation géographique est donc tout à fait logique", conclut, sûr de lui, l'étudiant-entrepreneur.

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