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"L'âme de pionnier qui vous a séduit ici, elle existe en France" dit Emmanuel Macron aux expatriés de San Francisco

| mis à jour le 11 janvier 2016 à 17H59
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Après le CES de Las Vegas, Emmanuel Macron a fait son opération de charme auprès des investisseurs et des Frenchies de la Silicon Valley. Le but - affiché - était de redorer le blason de la French Tech et de montrer l'engagement de la France pour l'innovation et l'entrepreneuriat.

L'âme de pionnier qui vous a séduit ici, elle existe en France dit Emmanuel Macron aux expatriés de San Francisco
Emmanuel Macron et les Français de la Silicon Valley
L'année 2016 a démarré sur les chapeaux de roues pour l'entrepreneuriat français, avec 190 entreprises représentées au CES de Las Vegas, puis une visite du ministre de l'Économie dans la Mecque de l'innovation, la Silicon Valley. "L'état d'esprit est en train de changer" a affirmé Emmanuel Macron à l'issue de son séjour marathon lors d'une réception à la Résidence de France. Optimisme de circonstance ou réelle volonté de changement ? À en juger par les réactions de ses interlocuteurs, le ministre a marqué quelques points pour la French Tech lors de ce voyage.
 
Une opération de communication plus que nécessaire
Lors d'un déjeuner vendredi 8 janvier avec des investisseurs internationaux, dont les plus grandes firmes de la Silicon Valley, Emmanuel Macron a répondu aux questions des sceptiques. L'une d'entre elles a fait mouche : "Tout cela c'est très bien mais... Est-ce que ça va durer ?" Toutefois, le simple fait que la discussion ait lieu a plu. "Il y a deux ans ces gens avaient une image très négative de la France, et ils ont été positivement surpris du fait qu'un ministre de l'économie vienne dialoguer et leur parler sur leur terrain", explique Jérôme Lecat de Scality, qui faisait partie des entrepreneurs invités à témoigner de leur expérience. 
 
Appel aux expatriés
Le ministre était accompagné d’une délégation d’entrepreneurs français, tels que Ludovic Le Moan de Sigfox, Frédéric Mazella de Blablacar, Rand Hindi de Snips, Marie Ekeland, coprésidente de France Digitale, ainsi que de représentants de grandes entreprises telles que La Poste, Engie, Euronext et Valéo. Le groupe a notamment rencontré Astro Teller, patron de Google X, qui en a bluffé plus d'un, ainsi que John Chambers, Président du conseil d’administration de Cisco Systems. Un bémol : la rencontre très attendue avec Tim Cook, le PDG d'Apple, n'a pas eu lieu, "car la Maison Blanche a organisé le même jour en dernière minute une réunion à laquelle tous les grands entrepreneurs de la Tech ont été conviés et dont l’objet était la lutte contre la radicalisation sur les réseaux sociaux", explique le cabinet du Ministre. C'est la responsable de l'innovation du groupe qui est venue à sa place.
 
Le ministre n'était pas là que pour ces rencontres, et il a lancé un appel aux expatriés vendredi soir lors de la réception French Tech. "Vous devez participer à cette petite révolution, votre rôle c'est de l'accélérer, la porter, la fertiliser en expliquant que la France est en train de changer. Vous êtes les ambassadeurs de la France (...) L'âme de pionnier qui vous a séduit ici, elle existe en France", a-t-il affirmé.
 
Une "révolution culturelle" 
La plupart des Frenchies présents ont apprécié l'effort. Selon Jean-Baptiste Rudelle, président de Criteo, "c'est très important de communiquer sur les succès, car beaucoup de gens veulent monter leur boîte et n'osent pas (...) Il 'y a pas de mesure magique, c'est un problème culturel".  La proposition du ministre reposait donc avant tout sur une question d'image. "Il y a une révolution culturelle qui se fait chez tous les Français ici et dans le pays, la culture du risque prend, l'entrepreneuriat est en train de se développer, les jeunes veulent de plus en plus entreprendre et ça nous permettra de réussir et de transformer notre base industrielle pour laquelle l'innovation et la digitalisation sont absolument clé", a-t-il expliqué à L'Usine Digitale.
 
Pour Nicolas El Baze, investisseur chez Partech, ce message est essentiel, car la culture entrepreneuriale, "c'est ce qui reste quand tout autour fluctue, quels que soient les cycles économiques". Une avancée dans la bonne direction donc, reste à voir si cela suffira. Selon Jean-Baptiste Rudelle, "il ne faut pas opposer le modèle américain et le modèle français, il faut prendre le meilleur des deux, c'est comme cela que la France deviendra une start-up nation."

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