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L'assureur MetLife mise sur le big data pour changer sa culture d'entreprise

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Cas d'école Depuis an, l’assureur américain MetLife accélère son programme d’appropriation du big data. Au-delà des nouveaux services et produits espérés, l’objectif est de créer une nouvelle culture d’entreprise basée sur le partage de données, la collaboration et l’échange d’expérience.

L'assureur MetLife mise sur le big data pour changer sa culture d'entreprise
L'assureur MetLife mise sur le big data pour changer sa culture d'entreprise © Metlife

C’est la course au changement chez MetLife. La vénérable compagnie américaine d’assurance, qui existe depuis 148 ans, veut se donner l’image d’une entreprise moderne, jeune et innovante. A l’instar de Google, vue aux Etats-Unis comme la meilleure société dans laquelle travailler en 2016 selon l'enquête de Fortune. Comment ? En misant sur le big data.

 

Utilisation des données depuis 20 ans

"L’univers des données n’est pas nouveau pour MetLife, note Malene Haxholdt, vice-présidente en charge du programme analytique. Dans les métiers d’assureur, l’analyse des données est utilisée depuis 20 ans pour évaluer les risques ou détecter les fraudes. Nous voulons donner un coup d’accélérateur à ces usages et créer une culture d’entreprise fondée sur le partage des données, la collaboration et l’échange d’expérience."

 

Ce programme d’accélération a démarré, il y a un an, avec l’embauche de Malene Haxholdt, une ancienne de SAS Institute, un éditeur américain de logiciels d’analytique et big data. "C’est simple et naturel de bouger quand on est une petite entreprise, confie-t-elle. C’est plus compliqué pour une grande entreprise comme MetLife, qui s’approche des 150 ans, emploie 66 000 personnes dans le monde et compte 100 millions de clients dans 60 pays."

 

Appel à plusieurs fournisseurs de technologies

Le programme comporte trois volets: un sur les technologies, un sur les process et un sur les compétences. MetLife dispose d’une plateforme de stockage et traitement distribués de données utilisant les technologies Hadoop, Spark, Python, etc. Pour l’analyse des données, elle a choisi de faire appel aussi bien à des solutions open source qu’à des logiciels commerciaux en provenance de plusieurs éditeurs, dont SAS Institute et IBM. "Nous tenons à combiner différents outils de façon à répondre aux besoins des différents métiers, justifie Malene Haxholdt. Certes, c’est plus complexe à gérer. Mais c’est une façon pour nous d’éviter d’être pieds et poings liés à un fournisseur."

 

L’un des gros challenges est de se doter en interne des compétences en science des données pour accompagner les métiers dans leurs projets et diffuser la culture data en entreprise. Pour marquer le changement, MetLife est allée jusqu’à créer, il y a un an, son GTO (Global Technology Operations), un campus à la manière de Google, à Cary, en Caroline du Nord, tout près du campus de SAS Institute et du Research Triangle Park qui rassemble plus de 190 organisations académiques et sociétés, dont IBM, Lenovo et GlaxoSmithKline.

 

Un campus de 2000 personnes dédié aux technologies

Ce campus est censé servir d’aimant pour attirer des talents dans l’analytique, le big data et d’autres technologies. Il compte déjà 2 000 personnes. Il sert également de fer de lance dans l’appropriation puis la diffusion des technologies de la data dans les différentes unités opérationnelles partout dans le monde. "Par rapport au vieux siège, à Manhattan, à New York, le contraste est saisissant, atteste Malene Haxholdt. Il symbolise la volonté de changement  et l’image de modernité que l’entreprise veut projeter devant des jeunes talents."

 

MetLive dispose d’un Datalab pour piloter les initiatives dans le big data, tester des solutions et de nouveaux usages, et mener des projets pilotes. "L’objectif est d’innover en termes de produits et services en suivant par exemple le comportement des clients au volant, ses attitudes ou encore ses sentiments d’insécurité, de peur ou de stress", cite Malene Haxholdt. Près de 90 projets big data sont ainsi pilotés chaque année. Le GTO sert de centre d’excellence pour la région des Amériques et d’éclaireur pour le reste du groupe. Son expérience est transférée au centre d’excellence en Asie à Kula Lampur, en Malaisie, et bientôt à celui en Europe quand il sera choisi.

 

100 Data scientists déjà à l'oeuvre

L’assureur a construit déjà une équipe d’une centaine de data scientists et analystes de données. Une force de fraqque qui se renforce chaque année. En 2015, une trentaine de ces spécialistes, pour la plupart des jeunes, ont été embauchés. "Mais ceci ne représente qu’une petite partie des moyens que nous mettons en œuvre dans l’analytique, complète Malene Haxholdt. Car nous nous appuyons aussi sur beaucoup de prestataires extérieurs pour mener nos projets."

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