Actualité web & High tech sur Usine Digitale

L’EMSI prépare les managers aux questions du numérique

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

L’EMSI, une des quatre écoles de Grenoble Ecole de management, forme en deux ans et en alternance, des managers spécialisés en systèmes d’information.

L’EMSI prépare les managers aux questions du numérique
L’EMSI prépare les managers aux questions du numérique © D.R.

Elles sont rares, et leurs diplômés très prisés des entreprises du numérique : l’EMSI à Grenoble, comme Télécom Ecole de management en région parisienne, forme des managers spécialisés en systèmes d’information. "En 2002, face au besoin exprimé par les employeurs pour ce genre de profils, nous avons décidé, en partenariat avec le CIGREF, qui réunit 130 grandes entreprises autour de la promotion du numérique, d’ouvrir l’EMSI à Grenoble", explique Renaud Cornu-Emieux, directeur de l’EMSI, ancien directeur des services informatiques (DSI) à l’INRIA.

L’école recrute à bac+3 des jeunes sortis d’un cursus scientifique ou littéraire, d’une licence ou d’un bachelor, en informatique, management… Beaucoup cherchent à acquérir une double compétence, et à se professionnaliser. L’EMSI attire aussi des étudiants qui souhaitent financer leurs études, puisque la formation est obligatoirement en alternance pendant deux ans. Seule une dizaine d’étudiants, en première année de master, peuvent passer un semestre à Grenoble, l’autre à HEC Montréal. Mais les promotions sont de taille réduite : 80 étudiants sortent chaque année de l’EMSI.

L’école en quelques chiffres

Ecole de management des systèmes d’information (EMSI)

Date de création : 2004

Recrutement : Bac +3, sur dossier et oral

Durée des études : 2 ans

Diplôme : Manager des Systèmes d’Information (titre de niveau 1, reconnu par l’Etat)

Coût (2013) : 9500 euros en 1è année, 8900 euros en 2è

Salaire de sortie : 40000 euros bruts annuels

Nombre d’élèves en 2013-2014 : 131

Nombre d’anciens élèves : 750

Localisation : Grenoble, Paris avec l'EEMI, Deauville avec l'EM Normandie.

Durée obligatoire des stages : alternance en entreprise pendant deux ans

Nombre de partenariats à l’étranger : 1

 

Autre gage de relation étroite avec le monde de l’entreprise : 85% des intervenants sont des professionnels, et le président du CIGREF préside le comité stratégique et pédagogique de l’EMSI. Chaque année, les entreprises apportent des projets "fil rouge" sur lesquels les étudiants travaillent toute l’année, par groupe de 4 à 6 étudiants : ces dernières années, les élèves ont réfléchi à la mise en place d’un portail interne pour les achats "systèmes d’information" aux Galeries Lafayette, ou à celle de correspondants "systèmes d’information" en région pour Véolia, ou encore sur l’impact du numérique dans une activité qui s’ouvre à la concurrence pour la SNCF

Ouverture sur les métiers du web

Le projet et son accompagnement sont d’ailleurs une des quatre grandes familles d’enseignements : méthode de projets agiles, sociologie du changement, méthodes de conduite du changement. Deux autres familles de contenus concernent le numérique : fonctionnement des systèmes d’information, architectures réseau, liens entre web et systèmes d’information ; formation sur les métiers du numérique, ou comment celui-ci modifie les métiers classiques. Plus largement, en dernière année, est abordé l’impact du numérique pour l’entreprise. Restent, comme dans toute école de management, des cours de "développement personnel".

Depuis la rentrée 2013, l’EMSI a ouvert une annexe à Paris, en partenariat avec l’EEMI (école européenne des métiers d’internet). Sa formation est surtout tournée vers le web. "Cela a eu un impact sur le contenu de la formation grenobloise, qui évoluera vers ces approches web en 2015", commente le directeur. D’autres partenariats, avec des écoles d’ingénieurs (ESIEA, EFREI, ECAM Rennes), permettent à de futurs ingénieurs de s’ouvrir au management. Ils passent alors leur cinquième année à l’EMSI, le plus souvent prolongée de quelques mois dans leur école d’origine. L’école propose par ailleurs trois "mastères spécialisés", soit une sixième année d’études.

Sortent de l’EMSI des directeurs de projet, des consultants, qui partent travailler en PME, ETI et grands groupes dans la même proportion. Un tiers des diplômés démarre par un poste à l’étranger. 85% des diplômés sont embauchés dans les quatre mois. "Il y a une demande colossale des entreprises !" répète le directeur.

"Je n’avais pas du tout imaginé cette carrière"

Florian Salse, diplômé en 2010, 28 ans, chef de projet IT pour Schneider Electric

"Après un BTS en domotique et une expérience professionnelle de 3 ans, j’ai passé une licence en alternance, au sein de la direction des services informatiques de Total, avant d’entrer à l’EMSI. La première année, je suis resté six mois en France, puis parti six mois à l’étranger, en échange académique obligatoire à l’époque. La deuxième année, j’ai travaillé en alternance chez Schneider Electric, en management de projet. La formation de l’EMSI n’est pas du tout technique, son but est de savoir parler le langage des techniciens. La partie école est très liée au monde professionnel, les matières proches de la réalité des entreprises. Mon travail actuel reste lié aux systèmes d’information, mais mon poste est surtout tourné vers la gestion de projet. Quand j’ai démarré mon BTS, je n’avais pas du tout imaginé une carrière comme celle-là !"

 

 

 

Consultez le tableau de classement des meilleures écoles du numérique 2014

 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale