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L’Ensimag, les maths au service du numérique

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Vingt-deuxième épisode de notre série sur les écoles du numérique : l’Ensimag, école d’ingénieurs de Grenoble INP. Spécialisée dans les mathématiques appliquées et l’informatique, l’Ensimag profite à plein d’un écosystème grenoblois tourné vers la recherche.

L’Ensimag, les maths au service du numérique
L’Ensimag, les maths au service du numérique © D.R.

Pour Yves Deneulin, directeur de l’Ensimag, "tout ce qui a été créé à Grenoble en informatique et numérique, que ce soit dans les laboratoires de recherche ou dans l’enseignement supérieur, est dû à des personnes venues des mathématiques". L’école d’ingénieurs de Grenoble INP a d’ailleurs été ouverte en 1960 en lien avec les laboratoires scientifiques de la ville. Le directeur entend conserver à son école ses deux piliers : l’informatique et les maths appliquées. "Nos diplômés sont à la fois en pointe sur les technologies informatiques, et possèdent des compétences mathématiques qui pourront être utilisées quelles que soient les évolutions technologiques." En modélisation et simulation numérique, notamment, une des spécialités de l’école et de l’université scientifique voisine.

Part d’initiative laissée aux étudiants

L’école en quelques chiffres
ENSIMAG, Ecole nationale supérieure d’informatique et de mathématiques appliquées
Date de création : 1960
Recrutement : après prépa (concours commun polytechnique), DUT ou licence 2
Durée des études : 3 ans
Diplôme : ingénieur
Coût (2013) : 611 euros par an
Salaire de sortie : 38 682 € bruts annuels (France) ; 52331 € à l’étranger
Nombre d’élèves en 2013-2014 : 748 Nombre d’anciens élèves : 7000
Localisation : Grenoble
Durée obligatoire des stages : 7 mois
Nombre de partenariats à l’étranger : 155 dont 14 doubles diplômes
L’Ensimag recrute à bac+2, pour une formation en trois ans. Après une année de tronc commun, les étudiants choisissent une des cinq filières. Un quart de chaque promotion se spécialise en "ingénierie pour la finance". Les étudiants y apprennent à maîtriser les outils mathématiques de la finance, et les architectures informatiques nécessaires à ces outils mathématiques. "Mais nous ne voulons pas qu’ils soient déconnectés de la réalité, ils doivent comprendre les outils financiers qu’ils manipulent, précise le directeur. C’est pour ça qu’ils suivent une formation en finance avec l’Institut d’administration des entreprises (IAE)."

Deux autres filières forment des ingénieurs généralistes en informatique (systèmes d’information) ou des ingénieurs généralistes en mathématiques appliquées (image, simulation…). Deux dernières filières sont communes avec Phelma, autre école d’ingénieurs de Grenoble INP spécialisée en physique, électronique et matériaux : l’une orientée vers les systèmes et logiciels embarqués mène au pilotage d’avions, de centrales nucléaires... ;  l’autre vers les télécoms, rebaptisée internet - services - systèmes connectés pour prendre en compte la dimension web.

Très techniques, les parcours peuvent prendre une coloration "création d’entreprise" ou management si les étudiants le souhaitent. "Nous leur laissons une grande part d’initiative", commente Yves Denneulin.

Ouverture d’une spécialisation en big data

Diplômés, 20% des étudiants partent travailler dans des ESN (ex SSII), 20% dans la recherche privée, 15% dans des institutions financières, 15% chez des spécialistes du logiciel, 5% dans les industries classiques (automobile, aéronautique…). Beaucoup trouvent un premier job dans l’écosystème grenoblois du numérique, qui compte 40 000 emplois directs, dont 25 000 dans les micro et nano-technologies et 15 000 dans le logiciel.

L’Ensimag ouvrira  en septembre, en partenariat avec Grenoble Ecole de management, un mastère spécialisé (bac+6) autour des big data. L’école avait déjà des partenariats sur ce sujet avec l’université Joseph Fourier, mais réorganise ses programmes et le fait savoir…

Yves Deneulin en est persuadé : "les écoles d’ingénieurs du numérique seront les écoles généralistes du XXIème siècle", les sciences numériques occupant la place prise au siècle dernier par la physique et la mécanique.

Cécile Maillard

 

"Un gros bagage technique et une coloration management"

Thê-Minh Trinh, diplômé 2012, 24 an, chef de projet chez Applidium

"Dès que j’ai eu mon premier téléphone mobile, au collège, j’ai eu envie de travailler là-dedans ! A l’ENSIMAG, j’ai donc choisi l’option télécoms. En troisième année, j’ai suivi un semestre commun à toutes les écoles de Grenoble INP, une formation en management de l’innovation technologique très professionnalisante. Parallèlement, j’ai été président du Cercle des élèves, le Bureau des élèves (BDE) de l’école, puis j’ai enchaîné au 'Grand cercle', BDE de Grenoble INP. J’en ai conclu que je préférais le mode start-up à celui d’une grande entreprise ! J’ai donc fait mon stage de fin d’études chez Applidium, comme assistant chef de projet, et j’y ai été embauché. Nous concevons des applis mobiles pour les grands comptes. L’ENSIMAG m’a donné un gros bagage technique, auquel j’ai donné une coloration management. Aujourd’hui, ça me permet de bien comprendre les enjeux techniques des projets que je dirige."

 

Retrouvez le classement des meilleures écoles du numérique 2014

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