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L’Esiee, le management technologique au service de la recherche

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Onzième volet de notre série sur les écoles du numérique : l’Esiee Paris. Cette école d’ingénieurs de la chambre de commerce de Paris, très technique et investie dans la recherche, a choisi de teinter son cursus d’une formation au management.

L’Esiee, le management technologique au service de la recherche
L’Esiee, le management technologique au service de la recherche © Esiee

Le directeur de l’Esiee se réjouit : son école d’ingénieurs de Marne-la-Vallée accueille de plus en plus de filles. Cette année, elles représentent 15% des effectifs. "Notre nouvelle orientation vers le management y est sans doute pour quelque chose", avance Dominique Perrin. L’école de la chambre de commerce et d’industrie de Paris, ancienne école Breguet spécialisée en radioélectricité, a complètement réorganisé ses cinq années de cours à la rentrée 2012. Alors qu’elle délivrait deux diplômes, celui d’ingénieur et celui de manager, l’Esiee n’en propose plus qu’un, celui d’ingénieur, mais fortement orienté vers le management technologique.

L’école en quelques chiffres

Esiee Paris, Ecole supérieure d’ingénieurs en électronique et électrotechnique, "école de l’innovation technologique"

Date de création : 1968

Recrutement : bac S ou STI2D via le Concours Puissance 11 ; DUT, BTS, L2 sur dossier et entretiens ; CPGE via le concours E3a ; bac+3 sur dossier et entretiens.

Durée des études : 5 ou 3 ans

Diplôme : ingénieur (CTI)

Coût (2013) : 14500 euros pour les deux premières années ; 24000 € pour les 3 ans du cycle ingénieur.

Salaire de sortie : 38 029 euros bruts annuels 

Nombre d’élèves en 2013-2014 : 1306

Nombre d’anciens élèves : 6200 en activité

Localisation : Marne-la-Vallée (Noisy-le-Grand, Seine-Saint-Denis)

Durée obligatoire des stages : 11 mois

Nombre de partenariats à l’étranger : 112 (dont 8 doubles diplômes)

 

Les deux premières années confortent les enseignements théoriques en maths et physique, mais elles ajoutent sans attendre le cycle ingénieur des cours d’informatique et d’électronique, de management, des approches "projet". Après deux ans et demi de tronc commun, les étudiants doivent choisir parmi une des trois branches proposées : informatique et télécommunications, ingénierie des systèmes, ou santé, énergie et environnement.

Spécialisation progressive

Cette dernière branche n’est proposée que depuis 2013, arrivée naturellement par les travaux de recherche menés par les laboratoires de l’école, en imagerie médicale, capteurs pour la santé, rétines artificielles. Elle ouvre, en quatrième et cinquième années, sur deux filières : biotechnologies et e-santé, ou énergies renouvelables et efficacité énergétique. En tout, huit filières peuvent être suivies durant les deux dernières années. La spécialisation technique est donc progressive, et dans chaque filière, le choix des options permet de suivre plus ou moins de cours de management ou d’entrepreneuriat.

Autre point fort de l’Esiee : un important investissement dans la recherche (elle emploie une centaine d’enseignants-chercheurs et accueille des doctorants), rare, à ce niveau, pour une école dans laquelle ne se ruent pas tous les cracks des classes prépas… "Quand une école veut se centrer sur l’innovation, la meilleure façon d’y parvenir est d’y participer", analyse son directeur.

La moitié des diplômés travaille en R&D

L’Esiee est aidée par ses liens avec les établissements qui l’entourent : l’université de Marne-la-Vallée et l’école des Ponts et chaussées. Une partie de sa recherche est d’ailleurs tournée vers la ville du futur. L’Esiee bénéficie déjà d’une plate-forme technologique équipée d’une salle blanche. Un nouveau bâtiment est en construction. Y seront fabriqués les capteurs pour l’environnement réalisés pour l’Equipex Sense-City. L’école participe aussi à un Idefi (innovation pédagogique) sur le design avec l’Ecole des ponts et l’université, et assure la partie numérique de l’Institut pour la transition énergétique Efficacity, troisième Investissement d’avenir auquel elle participe.

Bilan de cette proximité avec le monde de la recherche : 50% des diplômés travaillent en R&D, dans l’industrie ou dans des sociétés de services en informatique ou ingénierie.

Cécile Maillard

"L’Esiee offre un bagage technique très solide"

Sarah Hafsi, 24 ans, diplômée 2012, chef de projet Réseaux et canaux en ligne chez BNP Paribas

"Je suis entrée à l’Esiee directement après mon bac S, par choix pour une école post-bac. Internet explosait, l’électronique et l’informatique m’intéressaient, et l’Esiee restait généraliste dans ces domaines. En 4e année, je me suis spécialisée en télécoms et suis partie trois mois en stage à Singapour, dans un laboratoire de recherche universitaire. Pour sortir un peu des métiers uniquement techniques, j’ai choisi, en 5e année, la spécialisation management, attirée par les postes de chef de projet. Après un stage de management à la production informatique de BNP Paribas, j’ai été embauchée à la maîtrise d’œuvre de cette banque. Je suis l’interface entre les métiers et la production informatique. J’ai par exemple assuré le déploiement d’un système de téléphonie en agence, et je travaille sur d’autres projets en téléphonie. L’Esiee offre un bagage technique très solide, qui rassure les employeurs. Tout en permettant une coloration manager qui correspond à mes envies."
 

Du côté des anciens

Ces dernières années, 3 diplômés ESIEE ont été récompensés par des Prix de l’ingénieur de l’année de l’Usine nouvelle :  

. Pierrick Buret en 2012

. Jean-Vincent Hong en 2011

. Lionel Rousseau en 2010

Et Facebook vient d’embaucher un ancien de l’ESIEE.

 

Consultez le palmarès des écoles du numérique 2014

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