Actualité web & High tech sur Usine Digitale

L'internet des objets, allié de la France pour tenir ses engagements de la Cop21

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Transition énergétique et transition digitale vont de pair, selon le cabinet ATKearney, qui a estimé l'impact de l'internet des objets sur les émissions de gaz à effet de serre. Selon ses calculs, ils pourraient à eux seuls permettre à la France de réaliser 18% de l'objectif de réduction de gaz à effet de serre d'ici 2025.

L'internet des objets, allié de la France pour tenir ses engagements de la Cop21
L'internet des objets, allié de la France pour tenir ses engagements de la Cop21 © Qivivo

Comme le prouvent 40 start-up françaises sélectionnées par la Mission French Tech et l'association Clean Tech Open France, le numérique peut contribuer à lutter contre le réchauffement climatique. Et en particulier l'internet des objets : la production de données sur la consommation d'énergie en temps réel, grâce à l'installation de capteurs dans les maisons, les véhicules, les réseaux d'électricité, encourage les économies. Et donc la réduction des émissions de CO2.

 

Selon le cabinet de conseil ATKearney, l'internet des objets pourrait permettre d'économiser l'émission de 18 millions de tonnes de CO2 d'ici 2025 en France. Soit 18% de ce que la France prévoit d'économiser d'ici 2030, conformément à ses engagements dans le cadre de la Cop21. Accessoirement, cela engendrerait une économie de 11 milliards d'euros pour les particuliers, les entreprises et les collectivités.

 

Transport et logement, premières sources d'économies

44% de ces réductions d'émissions seraient réalisées dans le domaine de la mobilité, 35% dans le logement, 12% dans les réseaux électriques intelligents (smartgrids). La limitation de la consommation électrique aura un impact moins important que dans les autres pays européens du fait du mix énergétique hexagonal qui accorde une large place au nucléaire, généralement considéré comme une énergie bas-carbone (même si ce point fait débat). Ce qui explique que c'est dans les transports que l'impact de l'internet des objets serait le plus fort en France.

 

 

ATKearney croit fort au développement de l'auto-partage, facilité par la connectivité des véhicules, qui permettrait d'économiser à lui seul 3,7 millions de tonnes de CO2. Les véhicules connectés, délivrant des informations aux conducteurs en temps réel sur leur consommation, produiraient une économie équivalente. Les équipements intelligents permettant de réguler le trafic et d'éviter les embouteillages entraineront une économie de 400 000 tonnes de CO2.

 

La smart home est l'autre secteur dans lequel la France peut réaliser d'importantes économies. Le développement d'équipements  connectés permettant de connaître sa consommation d'énergie, voire de réguler automatiquement le chauffage et l'éclairage (comme les thermostats connectés) sont promis à un bel avenir, selon le cabinet de conseil. La smart home dans son ensemble pourrait représenter 6,4 millions de millions de tonnes de CO2 économisées, soit 4,5 milliards d'euros reversés aux ménages, sur la base d'une réduction de 15% de la consommation d'énergie par logement équipé.

 

Où est l'industrie ?

L'industrie est assez peu présente dans l'étude ATKearney, sinon par le biais de la "logistique connectée" qui optimise le flux de marchandises. Le cabinet prévoit néanmoins un basculement vers une économie de l'usage qui "nécessiterait une moindre production".

 

ATKearney n'a pas évalué l'impact du changement qu'il prophétise, mais ce mouvement se traduira "par une empreinte carbone réduite, grâce à une moindre nécessité de produire de nouveaux objets permise par un partage plus important des actifs existants ; une plus grande durabilité des objets existants grâce à des capacités accrue de diagnostic et de réparation des pannes", prédit-t-il.

 

Difficile de se prononcer sur la crédibilité des chiffres avancés, puisque le cabinet n'indique pas sa méthodologie. Mais au delà des chiffres, le message est clair : l'internet des objets, source de données, donc d'intelligence, pourrait s'avérer un allié précieux dans la lutte contre le réchauffement climatique.

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale