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L’UE fait 5G commune avec le Brésil

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Après la Chine, le Japon et la Corée, et en attendant les Etats-Unis et l’Inde, l’Union européenne a signé un accord de développement de la 5G avec le Brésil au MWC 2016. L’occasion pour la Commission de rappeler au secteur des télécoms réunis à Barcelone, et au reste de l'industrie, l’importance de l’enjeu pour l’Union face aux autres régions du monde.

L’UE fait 5G commune avec le Brésil
L’UE fait 5G commune avec le Brésil © DR

La guerre de la 5G sera tout autant territoriale que technologique. Une bonne raison pour l’UE de signer un nouvel accord de développement, avec le Brésil. Elle a décidé de prendre les devants pour éviter l’effet 4G encore tout frais dans les mémoires. A la fin des années 2000, les premiers tests de la nouvelle norme se sont déroulés en Scandinavie. Sur le sol européen. Ce sont pourtant les USA, le Japon et la Chine qui ont emporté dès la fin 2010 la course au déploiement. Fin 2015, la Commission européenne avait convoqué certains acteurs des télécoms pour un petit rappel à l’ordre. Au MWC, elle a renouvelé son appel, cette fois en direction des industriels de tous secteurs. Alors même que depuis l’ouverture du salon, le 21 mars, les constructeurs, équipementiers et opérateurs n’ont pourtant eu de cesse de montrer leurs forces respectives en 5G. Et que la norme ne sera pas déployée avant 2020. 

 

En attendant les Etats-Unis et l’Inde

L’Union européenne a signé un accord de déploiement avec le Brésil. "D’ici à 2020, on comptera 26 milliards d’appareils connectés et 70 pour cent des gens posséderont un smartphone," estime la CE dans un communiqué. Même si de telles prévisions sont contestables, l’ordre d’idée est là. Le texte rappelle que cet accord fait suite à "des initiatives de coopération majeures similaires avec la Corée du Sud, le Japon et la Chine". Ces trois pays d’Asie font partie des trois territoires les plus enclins à faire les premières démonstrations de technologies susceptibles de composer le prochain standard. Tous comme les Etats-Unis, avec lesquels l’UE envisage le même type de rapprochement, ainsi qu’avec l’Inde.


Villes intelligentes et agro-alimentaire

Le Brésil et l’Europe disent avoir établi une définition mondiale de la 5G - même si celle-ci reviendra au final aux instances de standardisation - et recensé les services qui devraient en bénéficier. Ensemble, les deux géants veulent encourager "le déploiement de la 5G dans des domaines tels que les villes intelligentes, l’agro-alimentaire, l’éducation, la santé, le transport et l’énergie, ainsi que les possibilités de projets communs de recherche en la matière".

 

Un white paper pour l'industrie

La Commission européenne estime à l’occasion de cet accord que la 5G sera l’épine dorsale de l’économie européenne dans les prochaines années. Dans un livre blanc très générique, elle précise en particulier l’intérêt pour l’industrie du Vieux-Continent de disposer d’une 5G forte localement, qu’elle aura pu éventuellement influencer. Les commissaires européens Oettinger et Ansip ont en particulier interpelé à Barcelone les secteurs de la logistique, du transport, de l’énergie, de la santé et de la fabrication numérique pour qu’ils "coopèrent avec la Commission sur un plan d’action relatif à la 5G".

 

UN PREMIER PAS AVEC LA BANDE 700MHZ

Le développement de la future norme s’appuiera sur les investissements déjà prévus de 700 millions d’euros d’ici à 2020 pour une offre 5G disponible dès 2020. La  Commission rappelle aussi qu’elle a présenté début février une proposition visant à coordonner l’utilisation de la bande des 700 MHz pour les services mobiles qui devrait permettre à l’Europe de rattraper la Corée du Sud et les Etats-Unis avec un débit supérieur à 100 Mb/s. "D'autres mesures visant à coordonner les fréquences dans l’UE seront examinées dans le cadre de la prochaine révision de la réglementation européenne en matière de télécommunications prévue pour l’automne 2016," conclut le communiqué.

 

Les injonctions paradoxales de la future 5G
La GSMA, association mondiale des opérateurs mobiles qui organise le MWC, rappelle la liste des critères qui guident aujourd’hui la définition de la future 5G. Bien plus qu’un simple standard de télécoms, elle devra répondre aux besoins des internautes mobiles toujours en mouvement, de plus en plus usagers de vidéo haut de gamme, de jeu, de réalité virtuelle, générant du lourd trafic en upload autant que téléchargement. Elle devra aussi réduire sa propre consommation d’énergie et ne pas aggraver celle des mobiles. Elle devra surtout gérer les milliards d’objets connectés dont certains, comme les véhicules, auront besoin d’échange instantané et hyper sécurisés de données de poids variables, alors que les bracelets ou pèse-personnes, ou même les machines industrielles, se contenteront d’une latence moyenne et de l’échange en très bas débit…
- Un débit de pointe de 10Gbps (100 fois plus que la 4G)
- Un délai de latence aller-retour inférieur à 1 milliseconde
- Une multiplication par 1000 de la bande passante
- Une multiplication par 10 à 100 du nombre d’objets connectés
- Une disponibilité perçue de 99.999%
- Une couverture perçue de 100%
- Une réduction de 90% de la consommation d’énergie
- Une durée de vie pour les équipements machines à faible consommation pouvant atteindre 10 ans

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