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L'usine à applis, cheville ouvrière de la numérisation du patrimoine de France

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Cas d'école Pour accélérer et simplifier le développement d'applications sur smartphones destinées à la visite de ses sites, le Centre des monuments nationaux a développé une usine à applis. Après une exposition exceptionnelle, elle a été utilisée pour les alignements de Carnac. L'outil se veut évolutif et s'adaptera au fur et à mesure des demandes.  Ainsi, il devient presque aussi simple de créer une appli que de la consulter. Reste à tout interconnecter pour faciliter la vie du visiteur. 

L'usine à applis, cheville ouvrière de la numérisation du patrimoine de France
L'usine à applis, cheville ouvrière de la numérisation du patrimoine de France © centre des monuments nationaux CNM

Ce n'est pas parce que le Centre des monuments nationaux (CMN) s'occupe de patrimoine qu'on y rejette les derniers progrès. Au contraire, son président, Philippe Bélaval œuvre à la numérisation de l'institution. Cette dernière présente quelques particularités qui ne simplifient pas la tâche. A commencer par le fait que le centre s'occupe d'une centaine de lieux culturels en France, parmi lesquels on compte la Conciergerie à Paris, le château de Cadillac en Gironde ou la Villa Cravois dans le Nord...

 

ALLER PLUS VITE SANS CONNAÎTRE LA TECHNIQUE

Si cette pluralité de sites peut être un casse-tête, cela est aussi la source d'économies d'échelles, comme en témoigne la réalisation de ce qu'on appelle avec audace dans ce lieu consacré à la conservation du patrimoine, "l'usine à applis". Plutôt que de multiplier les développements pour proposer aux visiteurs des différents monuments une application ad hoc de visite pour les smartphones, le choix a été fait de standardiser la démarche.

 

Les équipes centrales ont créé un outil spécial. "De cette manière, les sachants (les conservateurs, les spécialistes de l'histoire de l'art ndlr) peuvent construire et tester une appli assez facilement, sans avoir besoin de connaissance technique très poussée", explique Indrek Parnpuu, chef de projet numérique au Centre des monuments nationaux. Sans aide ou presque, les équipes du Centre des monuments nationaux agissant comme un service support pour aider les équipes qui localement travaillent sur le développement des applis. Résultat : la première appli a été développée en moins d'une dizaine de jours hommes, estime le chef de projet numérique.

 

Un modèle freemium 

Utilisée une première fois pour l'exposition Quatre vies en résistance au Panthéon, où l'appli a été téléchargée 800 fois toutes langues confondues, l'usine vient de servir pour proposer un parcours aux visiteurs des alignements de Carnac. Elle est notamment destinée aux visiteurs de la période hivernale qui accèdent librement au site. Grâce à la géolocalisation, ils sont guidés dans leur découverte. Ils peuvent choisir l'application gratuite qui les accompagne dans la visite de quatre points d'intérêt ou une version payante qui propose une aide pendant une visite complète pour le prix de 1,29 euros.

 

Loin d'être statique, l'usine à applis est constituée de briques développées au fur et à mesure en fonction des besoins. A chacun ensuite de les utiliser. Parmi les briques disponibles figurent, par exemple, la reconnaissance d'image, la lecture d'un QR Code, ou un outil offrant de superposer des images sur le site visité pour voir comment il était originellement. Mais aussi une brique pour les renseignements pratiques. Pour l'heure, les équipes locales doivent saisir cette partie, mais, très prochainement, grâce à une synchronisation automatique, les horaires, jours et dates de fermeture seront mises à jour automatiquement pour tous les sites et applis.

 

mais une fracture digitale

Il n'est pas certain pourtant que demain tous les monuments aient leurs applis. Car cela se heurte à des spécificités architecturales avec lesquelles les experts du CMN doivent faire. "On n'a pas toujours du Wi-Fi dans des châteaux aux murs très épais, regrette Philippe Béléval, sans parler du château d'If" ! 

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