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L'usine Bosch de Mondeville mise sur l'IoT pour se diversifier

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Reportage Sigfox, Wistiki, Devialet… De plus en plus de jeunes pousses de la French Tech font fabriquer des produits et composants dans l'usine Bosch de Mondeville, près de Caen. Ce site industriel, désigné Usine de l'année 2017 par L'Usine Nouvelle, a su se transformer pour accueillir ces nouveaux marchés, tout en faisant lui-même la preuve du potentiel de l'IoT industriel.

L'usine Bosch de Mondeville mise sur l'IoT pour se diversifier
L'usine Bosch de Mondeville mise sur l'IoT pour se diversifier © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Signe des temps : une usine électronique française née en 1961, où ont été assemblés des téléviseurs, autoradios et pièces électroniques pour l'automobile, fabrique en 2017… des objets connectés. C'est à Mondeville, près de Caen, que ça se passe, dans une usine Bosch. Le groupe allemand est si fier de la mue de son site industriel normand (usine de l'année 2017 pour L'Usine Nouvelle) qu'il y a organisé l'édition 2017 de son Tech Day, une journée de rencontres pour ses clients et partenaires.

 

sigfox, devialet, wistiki... font produire à mondeville

Une façon de célébrer la diversification réussie du site. "Mono-client (Bosch) et mono-secteur (automobile) dans les années 2000, le site s'est donné les moyens de conquérir de nouveaux marchés à forte valeur ajoutée", se félicite Pierre Bagnon, responsable de l'activité EMS (sous-traitance électronique) pour le site. Bosch Mondeville vient d'ailleurs de récupérer la production de la nouvelle version des "stations bases" du réseau Sigfox (les antennes réseaux), qui étaient auparavant produites dans des petits ateliers électroniques du sud-ouest de la France. Le toulousain devra en faire fabriquer des milliers pour tenir sa promesse de couvrir une trentaine de pays à court terme.

 

 

La station base nouvelle génération de Sigfox

 

Bosch fabrique aussi les enceintes haut de gamme de la marque française Devialet (environ 35 000 pièces, qu'elle assemble presque entièrement) et les cartes électroniques des balises Wistiki (200 000 pièces). Le site a aussi produit des plus petites séries pour des acteurs de l'IoT : cartes pour détecteurs de fumée connectés, par exemple. Au total, c'est une quinzaine de clients externes que la petite équipe commerciale créée pour l'occasion (5 personnes) a su convaincre. Ces nouveaux marchés représentent désormais 20 à 25% de l'activité du site et mobilisent une centaine de salariés sur les 600 que compte le site.

 

La renommée de Bosch grandit dans l'écosystème français des objets connectés, aux côtés d'EMS comme Lacroix et Eolane. "On a moins besoin d'aller chercher les start-up, elles viennent vers nous", sourit un cadre de l'usine. "Elles savent que nous pouvons produire de petites séries, de quelques milliers de pièces, jusqu'à des volumes importants". Un million de calculateurs d'injection essence et diesel sortent, par exemple, d'une ligne de production (où a été implanté un robot collaboratif) chaque année.

 

un site compétitif grâce à l'iot

Et la qualité suit, selon les indicateurs mis en avant par Bosch, grâce à… l'internet des objets, encore lui. Le site est pilote en matière d'industrie 4.0, d'agilité et d'intraprenauriat. Des solutions, comme un assistant de production sur terminal mobile, ont été mises au point par des salariés, puis exportées ailleurs. L'usine embarque aussi une batterie de technologies innovantes plus standard : réapprovisionnement de pièces automatisé, tags pour fluidifier la chaîne logistique, capteurs pour monitorer la production en temps réel et faire de la maintenance prédictive, interfaces de travail collaboratif pour les réunions d'équipes, atelier pilote sur l'impression 3D, incubateur interne... Bosch entend ainsi tester ses propres solutions in situ pour mieux les vendre à ses clients ensuite, preuves d'efficacité à l'appui.

 

Dernière innovation en date :  le système "Active assist" sur un poste de travail, qui guide l'opérateur grâce au suivi de ses mouvements. Il reçoit des instructions sur une tablette et via des projections lumineuses, et est prévenu automatiquement s'il fait une erreur dans le processus de fabrication.

 

 

 

 

Cet outil high tech permettra à des opérateurs de s'auto-former rapidement à de nouvelles procédures et méthodes de fabrication. Et ce n'est pas un gadget quand un site se diversifie et fabrique des produits de plus en plus variés et à fort contenu technologique…

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