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La Banque Populaire Atlantique se frotte aux start-up nantaises, et ça l'épate

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Cas d'école Des entrepreneurs et des banquiers discutent à la machine à café de ce que sera la banque demain... Plongée au coeur du Startup Palace à Nantes, une équipe de salariés de la Banque Populaire Atlantique et d'i-BP découvre chaque jour l'agilité et les méthodes des start-up hébergées par cet hôtel. 

La Banque Populaire Atlantique se frotte aux start-up nantaises, et ça l'épate
La Banque Populaire Atlantique se frotte aux start-up nantaises, et ça l'épate

Ouvert en septembre 2015, le Startup Palace hôtel accueille des start-up, mais aussi les équipes innovations de grands groupes dans trois bureaux dédiés. "Nous voulons favoriser les collaborations entre les start-up et les grands groupes, accélérer le time-to-market pour les uns, l’innovation pour les autres", résume Antoine Dumont, le président du Startup Palace, une initiative financée par des fonds privés.

 

Si l’hôtel à start-up affiche complet, l’espace héberge aussi depuis deux mois sept salariés issus du pôle marketing de la Banque Populaire Atlantique et d’i-BP, la filiale informatique du groupe bancaire. "Ils viennent ici une à deux journée par semaine, en mode incubation, pour participer à des workshops, des ateliers de création et de développement. Le lieu est aussi ouvert aux autres collaborateurs comme les conseillers-clients sur leur temps de formation par exemple", explique Christophe Cadenat, directeur modernisation de la Banque Populaire Atlantique.

 

gagner en productivité sur la relation-clients

Ces échanges sont partagés avec certaines start-up résidentes, comme Dictanova, spécialisée dans l’analyse automatique des feedbacks et des verbatims clients. Une première collaboration est déjà née entre les deux structures. "Nous avons analysé les emails reçus par les conseillers en agence, afin d’identifier les sujets chronophages et mettre en place des solutions pour gagner en productivité sur la relation-clients", résume Sylvain Ornetti, responsables des études chez Dictanova.

 

Via cette immersion à durée indéterminée au Startup Palace, la Banque Populaire Atlantique entend bousculer ses habitudes et aller plus vite. "Au contact des start-up et de compétences que nous n’avons pas en interne, nous avons une autre manière de réfléchir, de travailler, d’être créatif. Le 'test and learn' n’est pas vraiment une pratique courante dans les banques", analyse Christophe Cadenat.

 

L’informatique ne peut plus se pratiquer comme avant

Expérimenter quitte à se tromper, recommencer, ces pratiques sont toutes aussi nouvelles qu’indispensables pour le groupe bancaire, en pleine transition numérique. "L’informatique ne peut plus se pratiquer comme avant. La technologie doit se voir par la dimension de l’usage. Et nous devons être agiles pour mieux répondre aux préoccupations de nos conseillers et des de nos clients", précise Frédéric Champion, directeur services et architecture d’i-BP.

 

Si la banque envisage d’autres collaborations avec Dictanova autour du big data, elle a aussi repéré, toujours à la machine à café, les compétences de Confidences, une jeune pousse spécialisée dans les questionnaires multicanaux intelligents et engageants. En intégrant le Startup Palace, la Banque Populaire découvrent finalement davantage les nouvelles logiques entrepreneuriales et les modèles économiques innovants qu’elle ne vend ses services à ses colocataires. Mais Christophe Cadenat n’est évidemment pas opposé à devenir le banquier de la pépite numérique de demain…

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