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La blockchain pourrait redonner aux musiciens le pouvoir sur leurs royalties

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"I've got the power !" chantait en 1990 le groupe de musique allemand Snap. Pourtant, ses membres étaient loin d'avoir le pouvoir sur leurs royalties, redistribuées au compte-gouttes par leur label Arista Records. La chanteuse Imogen Heap veut changer la donne en développant Mycelia, une plate-forme de distribution de musique décentralisée, basée sur la blockchain. Elle permettra à ses utilisateurs de payer directement des artistes, qui pourront suivre en détail les données de partage de leurs chansons en ligne. 

La blockchain pourrait redonner aux musiciens le pouvoir sur leurs royalties
La blockchain pourrait redonner aux musiciens le pouvoir sur leurs royalties © Wikimedia commons - Creative Commons

La chanteuse et compositeur britannique Imogen Heap veut redonner aux musiciens le pouvoir. Elle travaille sur une plate-forme web appelée Mycelia, basée sur la blockchain, la technologie qui se cache derrière le bitcoin.

 

Ce système de grand livre numérique, partagé par tous les ordinateurs membres d'un réseau, pourrait permettre aux interprètes, guitaristes, batteurs, compositeurs… d'être directement payés par les internautes. Les transactions seront inscrites sur le registre en ligne réputé inviolable. Une façon de griller au portillon les sites de streaming et les labels, qui ne reversent qu'une part minime des royalties générés par leurs titres aux artistes.

 

ne pas s'attirer les foudres des géants de l'industrie musicale

Le grand livre numérique de Mycelia ne se contentera pas de consigner des informations financières sur le paiement des artistes par leurs aficionados. Il enregistrera également chaque téléchargement, chaque partage, chaque écoute d'une chanson sur la Toile. Les musiciens pourront mieux connaître leurs fans, comprendre quels sont leurs titres favoris, savoir quand et où leurs chansons sont les plus écoutées… Des données de "feedback" précieuses auxquelles ils n'ont aujourd'hui que rarement accès.

 

Imogen Heap est soucieuse de ne pas s'attirer les foudres des géants du secteur. L'industrie musicale traditionnelle ne sera pas totalement exclue du process, explique–t-elle dans une interview accordée mi-mars au site Quartz lors d'une conférence organisée au Cap, en Afrique du Sud. Si jamais Mycelia voit le jour et est un succès, les artistes se tourneront toujours vers les labels pour travailler leur plan marketing. Elle explique même avoir présenté son projet à la plate-forme de streaming suédoise Spotify.

 

Cette artiste familière des nouvelles technologies (elle a gagné un Grammy awards de l'ingénierie pour ses gants connectés capables de réagir musicalement aux mouvements de leurs utilisateurs) organise en avril un hackathon pour développer son site, qu'elle espère ouvrir prochainement.

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