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La pépite de l'e-learning Vodeclic à l’assaut du marché américain

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Présente à la French Touch Conference, la pépite française de l’e-learning en bureautique Vodeclic se lance à conquête du marché américain en ouvrant une filiale à New York. Une implantation qu’elle compte utiliser comme tête de pont pour se développer aussi à l’international, notamment en Amérique latine… et consolider, en retour, ses positions en France.

La pépite de l'e-learning Vodeclic à l’assaut du marché américain
La pépite de l'e-learning Vodeclic à l’assaut du marché américain

L’heure de l’international a sonné pour Vodeclic.  Et c’est aux Etats-Unis que cette pépite française de l’e-learning dans le domaine de la bureautique a choisi de s’installer. Son PDG-cofondateur, Xavier Sillon, part inaugurer sa filiale à New York, là où il envisage d’installer son bureau opérationnel en 2015. Sur place une bonne nouvelle l’attend : le contrat déjà emporté auprès de la compagnie d’assurance Chubb & Son, son premier client outre-Atlantique.

Créée en 2007 à Levallois-Perret, Vodeclic vend des services d’apprentissage en ligne dans le domaine de la bureautique (messagerie électronique, réseaux sociaux, multimédia, Web…). L’objectif est d’aider les salariés d’entreprise à maîtriser les applications qu’ils utilisent au quotidien. Les formations se composent de vidéos de 3 à 4 minutes en moyenne, complétées d’exercices et de fiches d’évaluation. La société fournit également aux entreprises des rapports sur leurs salariés sur sa plateforme (cours suivis, fréquence, progression…). Le catalogue comprend pas moins de 20 000 formations, dont 14 000 en français et 3600 en anglais, le reste étant en allemand, portugais, espagnol et mandarin.

solution multilingue

Cet aspect multilingue constitue l’une des forces de Vodeclic. "Nous sommes le seul acteur en Europe à proposer autant de langues, estime son patron. De quoi couvrir l’ensemble des besoins de clients internationaux comme Bayer, Total, L’Oréal ou Thales. Les concurrents se limitent en général à la langue de leur pays." Les Etats-Unis comptent au moins deux acteurs au catalogue multilingue : Skillsoft et Lynda.com. Ils sont des centaines de fois plus gros. Xavier Sillon n’a pas peur de les défier chez eux.

Car Vodeclic dispose d’un autre atout : sa capacité à produire rapidement ses formations de façon à suivre, presque en temps, les nouvelles mises à jour de logiciels. La société a mis au point un procédé industriel qui lui permet de créer 1000 formations par mois en six langues, et elle travaille à l’améliorer pour aller encore plus vite. "Quinze jour après le lancement par Microsoft de sa suite bureautique Office pour l’iPad, nous avons sorti la formation dédiée", atteste Xavier Sillon. Son procédé a été d’ailleurs déposé à l’Agence pour la protection des programmes.

accélérer aux etats-unis pour conquérir le continent

L’entrepreneur reste discret sur ses ambitions américaines. Son implantation à New York s’inscrit dans un objectif d’expansion qui va au-delà du pays Yankee. "Nous voulons utiliser notre base aux Etats-Unis pour nous développer en Amérique Latine et accompagner nos clients américains à l’international", confie-t-il. Il veut se fondre dans le modèle de croissance des start-ups américaines. "Pourquoi les Américains réussissent-ils à l’international ? s’interroge-t-il. C’est parce qu’ils disposent d’un énorme marché local qui leur permet de grandir plus vite qu’ailleurs. En devenant forts chez eux, ils obtiennent les clés du succès à l’international."

Pour financer ses projets, Vodeclic se prépare à procéder à sa première levée de fonds d’un montant de 2 à 3 millions d’euros. Aujourd’hui, elle revendique 4500 clients et 1,1 millions d’utilisateurs. Elle vend l’accès à son catalogue sur abonnement de 1 à 3 ans. Pour une entreprise de 1 000 salariés, l’abonnement annuel coûte 25 000 euros. La petite société compte 25 personnes et un chiffre d’affaires de 1,4 million d’euros en 2013, en progression de 62%. L’objectif est de tripler ses revenus en France en 3 ans pour atteindre 4,5 millions d’euros en 2016. En partie grâce aux forces qu’elle aura prises aux Etats-Unis.

Ridha Loukil

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