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Le britannique Ocado mise sur des essaims de robots pour créer l’épicerie du futur

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Vu ailleurs Pionnier de l’e-commerce alimentaire, Ocado développe depuis des années des technologies propriétaires pour optimiser au maximum le process de commande et offrir la meilleure expérience utilisateur à ses clients. Le Britannique vient de mettre en place un nouvel entrepôt spécialement conçu pour accueillir une armée de robots capables de travailler ensemble. L’épicier en ligne mise également sur l’intelligence artificielle pour anticiper les besoins des internautes.

Ocado mise sur des essaims de robots pour créer l’épicerie du futur
Fondé en 2000, Ocado développe ses propres technologies pour gagner en productivité et proposer une meilleure expérience utilisateur. L'épicier en ligne a déposé plus de 70 brevets depuis sa création. © Ocado

Le roi de l’automatisation dans l’univers du e-commerce ? Amazon. Non, Ocado ! Peu connu dans l’Hexagone, le spécialiste anglais de l’alimentaire en ligne a pourtant de quoi faire parler de lui. Fondé en 2000 par Tim Steiner, un ancien trader de Goldman Sachs, l’épicier en ligne recense plus de 48 000 références périssables et propose aux internautes une livraison en une heure. 

 

Son secret pour offrir un tel service ? Développer des technologies propriétaires afin d’optimiser au maximum le process de commande. Selon nos confrères de LSA, Ocado aurait ainsi déposé plus de 70 brevets en matière de logistique, de logiciels, de robotique et d’infrastructure. Et, alors qu’il revendiquait déjà avoir des entrepôts plus automatisés que ceux d’Amazon, le pionnier de l’e-commerce alimentaire entend passer une étape supplémentaire. Le tout, avec un essaim de robots et des algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning).

 

1000 robots qui travaillent comme des fourmis

 

Un long article de la MIT Technology Review explique comment le nouvel entrepôt de l’épicier en ligne a été conçu de zéro pour permettre à un millier de robots de travailler collectivement, comme le font les fourmis, par exemple. Situé près d’Andover, à l’ouest de Londres, l’entrepôt comprend un étage principal de la taille d’un stade de football. Celui-ci a été pensé comme une grille et est divisé en carrés, dont chacun fait la taille d’une machine à laver. En dessous de chaque carré, se trouve une pile de cinq caisses remplies de produits alimentaires. A la surface de cette grille géante, 1 000 robots défilent et soulèvent les piles de caisses.

 

Les robots avancent à une vitesse maximum de 14 km par heure et peuvent circuler à quelques centimètres les uns des autres. Les ordres de contrôle passent par un réseau 4G dédié et permettent aux robots de collaborer. Par exemple, si le produit recherché se trouve dans une caisse en dessous de la pile, d’autres robots peuvent aider le premier en retirant les caisses encombrantes.

 

L'intelligence artificielle pour créer de la magie

 

Ce nouvel entrepôt entrera pleinement en service au cours de l’année. Il doit servir d’essai pour un futur hangar trois fois plus grand et dont la construction doit débuter en 2017. Une taille XXL qui augmentera considérablement la complexité des calculs informatiques nécessaires au contrôle des robots. Pour répondre à ces nouveaux besoins, Ocado a investi dans des GPU (processeurs graphiques) et surveille de près les évolutions en matière d’informatique quantique.

 

Pour améliorer l’expérience client, Ocado mise également sur l’intelligence artificielle et notamment sur les algorithmes de machine learning. Ces derniers sont utilisés pour détecter les références manquantes, pré-remplir le panier des internautes en se basant sur leurs préférences et leur suggérer des produits alternatifs comprenant moins de sel ou moins de sucre, par exemple. A terme, l’e-commerçant entend s’appuyer sur les données issues des objets connectés et des systèmes intelligents utilisés par les clients (réfrigérateurs, assistant Alexa d’Amazon) pour anticiper davantage leurs besoins. "Nous voulons proposer les bons produits, au bon moment, comme par magie, sans que vous ayez besoin de les commander", assure Paul Clarke, le CTO de l’entreprise. 

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