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Le CES est devenu le salon stratégique de la transformation numérique

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L’édition 2016 du Consumer Electronic Show de Las Vegas aura confirmé trois tendances : l'effacement de la technologie au profit de l’usage, la nécessite des partenariats entre industriels et start-up et l'engouement pour les OLED et les véhicules autonomes de toutes sortes. Pour les industriels, de l'automobile mais pas seulement, il se révèle désormais comme le lieu des annonces stratégiques.

Le CES est devenu le salon stratégique de la transformation numérique
FFZero1, la voiture électrique aux allures de Batmobile exposée par Faraday Future.

Le numérique change les produits, les services, le process et le travail. Mais pas de numérique sans électronique. Les industriels, à commencer par ceux de l’automobile, l’ont bien compris. Mais si, cette année, ils sont encore plus nombreux à s’être pressés au grand salon de l’électronique, le fameux Consumer electronics show (CES) de Las Vegas (États-Unis), c’est moins pour présenter leurs innovations technologiques que pour dévoiler leur stratégie business, le plus souvent fondée sur des partenariats très ciblés et sur le soutien à un écosystème de start-up toujours plus actif. L’édition 2016 aura confirmé trois tendances : la disparition de la technologie au profit de l’usage, la nécessité de partenariats entre industriels et start-up et l’engouement pour les drones, robots et autres véhicules électriques autonomes.

 

Le grand partage dans l’automobile

"Le business de l’automobile, comme celui de la mobilité, a plus changé ces cinq dernières années qu’ils ne l’ont fait en cinquante ans", assénait la semaine dernière Dan ­Ammann, le président de General Motors, lors de ­l’annonce du partenariat de son groupe avec Lyft, le concurrent d’Uber. Dans le même laps de temps, le CES s’est transformé en salon mondial de l’automobile.

 

Après les déclarations d’intention de 2015, l’édition 2016 s’apparente à un catalogue d’annonces stratégiques. Constructeurs et équipementiers ont décidé d’être les leaders de ce changement, d’où l’accent mis sur le véhicule électrique : Chevrolet Bolt, ­Volkswagen Budd-e ou encore BMW i Vision Future Interaction et sa flotte de i3 en autopartage. Les constructeurs ont compris que, pour rester dans les mégalopoles, ils doivent miser sur des véhicules sans bruit ni émission, dont les conducteurs auront le pouvoir de fluidifier le trafic en quelques clics sur une application pour smartphone à la sauce Uber. Apple n’a pas prévu autre chose pour son projet secret de véhicule.

 

Les Gafa sont les compagnies que l’automobile cherche à contenir en créant ses propres normes et ses propres logiciels. C’est l’autre grande tendance du CES 2016 : les constructeurs se lancent dans une coopération intrasectorielle, couplée avec des start-up innovantes. Ford fournira son logiciel open source à PSA et Toyota, lequel mise sur l’intelligence artificielle pour se réinventer. Le ­bouleversement est de fond : l’automobile évolue de ­l’industrie vers les services.

 

Démo d’open innovation à la française

Avec 210 entreprises françaises, dont 190 start-up, présentes à Las Vegas cette année, la french tech est venue en force. Mais, cette fois, les grandes entreprises hexagonales ne se sont pas contentées d’arpenter les allées pour mener leur veille. Elles se sont au contraire comportées en acteurs actifs. À l’instar d’Engie, le seul grand groupe à exposer au très couru Eureka Park, la section du CES dédiée aux start-up. "Notre volonté était d’être au milieu des start-up pour mieux mettre en avant celles que nous accompagnons", explique Stéphane Quéré, le directeur ­innovation du groupe. En l’occurrence, les ­américains ­Tendril, Ecova et AMS, mais aussi le français Sigfox, également présent avec La Poste, un étage plus haut.

 

La Poste justement, venue en capitaine de l’équipe de France de l’internet des objets (IoT), cherche depuis un an à fédérer le maximum d’acteurs autour de son hub Numérique. Quinze d’entre eux exposaient sur son stand au côté de grands groupes comme BNP Paribas Immobilier, Malakoff Médéric, Atol et Legrand, venus présenter leurs nouveaux usages des objets connectés. Quant à L’Oréal, c’est presque en voisin qu’il a dévoilé un patch connecté pour contrôler l’exposition de la peau au soleil. Le géant des cosmétiques a ouvert il y a deux ans un incubateur laboratoire à San Francisco.

 

De l’Oled et des drones partout

Les tendances ont beau évoluer, les technologies d’affichage ont toujours leur place au CES. En témoigne l’écran Oled ­enroulable de 18 pouces du coréen LG, l’une des stars du ­salon. Les technologies Oled étaient aussi présentes du côté des ordinateurs portables, avec plusieurs annonces, notamment de Dell, de Lenovo et de HP. Au même moment, et alors que les télévisions en résolution 4 K n’en sont encore qu’à leurs débuts sur le marché grand public, ­Samsung et LG proposaient déjà chacun un modèle LCD 8 K de 98 pouces.

 

Le salon a aussi été l’occasion pour GoPro de révéler quelques informations sur le Karma, son futur drone, et pour la ­start-up chinoise Ehang de dévoiler le 184, un étonnant quadricoptère géant capable de transporter un ­passager. Côté robotique cette fois, le robot domestique Ninebot Segway (qui peut être utilisé comme un Segway classique), développé par Intel, aura marqué les esprits. Tout comme le projet WeDo 2 de Lego, créé pour apprendre la robotique de manière ludique dès le plus jeune âge…

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