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Le chinois Huawei inaugure son centre de R&D à Sophia Antipolis

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Spécialisé dans le perfectionnement du traitement de l’image pour les mobiles Huawei de prochaine génération, le centre emploiera 30 ingénieurs en 2015 tout en confirmant l’implantation du géant chinois des télécommunications en France.

Le chinois Huawei inaugure son centre de R&D à Sophia Antipolis
Le chinois Huawei inaugure son centre de R&D à Sophia Antipolis © Huawei

Si dans un an les nouveaux smartphones de Huawei proposeront les meilleures images du marché obtenus par la caméra intégrée, Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes) y sera bien pour quelque chose.

"L’amélioration du traitement de l’imagerie numérique sera la principale activité de ce centre de R&D "Chipset et électronique embarquée" ici à Sophia Antipolis, confirme Karl Song, directeur général de la filiale France du géant chinois des solutions dans les technologies de l'information et de la communication.

"La qualité de la caméra sera l’un des principaux critères d’achat d’un mobile, poursuit-il. Et le centre de Sophia à vocation mondiale travaillera sur cet objectif en synergie avec nos autres centres de R&D dont ceux en Chine."

Le choix de Sophia Antipolis a été occasionné par la possibilité d’y récupérer une partie des ingénieurs licenciés il y a un an par Texas Instruments qui a fermé son centre de Villeneuve-Loubet où travaillaient 500 ingénieurs autour des mobiles. L’équipe de 18 ingénieurs, tous ex TI, devrait s’accroître de cinq membres d’ici la fin de l’année. Ils travailleront sur la mise au point du "meilleur processeur de traitement d’image (ISP)" chargé d’équiper le prochain smartphone Huawei en 2015. Pour Huawei la captation de l’image jusqu’à son rendu doit être équivalente à la qualité des meilleurs appareils photographiques du marché.

Travailler en synergie avec la technopole

Outre l’opportunité d’y recruter les ingénieurs, le groupe chinois utilisera l’écosystème de la technopole autour de la microélectronique, du traitement de l’image et des objets connectés pour renforcer sa recherche-développement. D’ores et déjà le centre Cadence de Sophia Antipolis (120 ingénieurs) travaille avec Huawei pour lui fournir les composants nécessaires.

Le groupe chinois souhaite accentuer ses collaborations avec l’université, les entreprises et centres de recherche sophipolitains. "Nous sommes prêts à mettre notre capacité d’innovation au service de la future French Tech Côte-d’Azur en soutenant les initiatives en faveur de l’écosystème des start-up. "

La France est reconnue pour ses compétences en mathématiques, objets connectés, design et microélectronique. Aussi Huawei pourrait y recruter 200 ingénieurs en design et mathématiques appliquées d’ici à fin 2016.

En Europe, Huawei réalise déjà un chiffre d’affaires de 5,23 milliards d'euros dont 13 % sont affectés à la R&D qui emploie 1 000 ingénieurs et chercheurs dans 17 centres de recherche en Suède, en Finlande, au Royaume-Uni, en Irlande, en France, en Allemagne, en Belgique et en Italie. Dans le monde, le groupe emploie 150 000 salariés, dont la moitié affectée à la recherche. "En dix ans notre groupe a investi 24 milliards de dollars dans la recherche." Ainsi au premier semestre Huawei aurait déjà déposé 8 000 brevets pour se préparer à l’arrivée de la 5G.

Michel Bovas
 

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