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Le ciel est tombé sur la tête de la fintech Powa Technologies

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Vu ailleurs La fintech anglaise Powa Technologies est en mauvaise posture : placée sous administration judiciaire le 19 février, elle a dû licencier près d'un quart de sa masse salariale, soit 74 personnes. Pourtant, les investisseurs voyaient dans cette start-up un futur Amazon de la vie physique. Cette licorne était valorisée 2,7 milliards de dollars mi-2014, jusqu'à ce qu'un an plus tard, ces mêmes investisseurs s'aperçoivent qu'elle ne générait toujours aucun revenus...

Le ciel est tombé sur la tête de la fintech Powa Technologies
Le ciel est tombé sur la tête de la fintech Powa Technologies © capture d'écran site Powa Technologies
74 salariés au tapis en Angleterre. La fintech anglaise Powa Technologies a été contrainte de licencier près de 25% de sa masse salariale, rapporte dans un article daté du 23 février le Financial Times. Fondée à Londres en 2007, l'entreprise comptait avant ce désastre 311 employés, dont 90 au Royaume-Uni. 
 
Son principal investisseur, Wellington Management, a demandé le remboursement de ses prêts à Powa Technologies et a placé cette ancienne licorne, encore valorisée 2,7 milliards de dollars mi-2014, sous administration judiciaire le 19 février. La start-up a reçu la visite d'administrateurs de chez Deloite, mandatés par le fonds d'investissement de Boston pour tailler dans les coûts. 
 
ancienne chouchoute de la tech britannique
Mais rien ne prédestinait l'ancienne chouchoute de la tech britannique, qualifiée de leader des start-up du secteur dans le pays par le premier ministre David Cameron, à ce sombre destin. Au moment de son lancement en 2007, la jeune pousse voulait concurrencer Square. Elle a développé des terminaux de carte bancaire à bas coût, qui se branchent sur n'importe quel smartphone. Ces appareils permettent aux petits commerçants d'encaisser des paiements par carte sans verser d'importantes commissions à une banque. 
 
Finalement, la fintech a changé de projet et décidé de devenir un Amazon du monde réel. Elle a développé une plate-forme mobile baptisée PowaTag. Ses utilisateurs peuvent scanner avec leur téléphone des "PowaTags", qui se présentaient au départ sous la forme de QR codes, pour effectuer directement un achat en ligne. Ces codes peuvent être apposés sur tous types de supports : publicités dans les magazines, affiches dans la rue, vêtements dans un magasin... 
 
Le PDG est un éternel insatisfait
Mais le PDG de la jeune pousse Dan Wagner est un éternel insatisfait. Alors que les PowaTags devaient être déployés massivement à l'automne 2015, il décide de changer la formule, probablement poussé par la faible utilisation des QR codes par le consommateur moyen. Avec le nouveau système, les mobinautes pourront commander un produit avec leur smartphone en prenant une simple photo. 
 
PwaTag aurait, selon la fintech, séduit plus de 1000 entreprises et pas des moindres : L'Oréal, Adidas, Unilever et Carrefour se seraient laissés tenter par la technologie. Mais pour l'instant, la plate-forme ne génère aucun revenu pour l'entreprise, qui a tout de même près de 9 ans d'existence. 
 
Selon trois personnes proches de la société, citées dans un article du Financial Times daté du 19 février, les "accords" passés par Powa Technologies avec les marques ne sont que des lettres d'intention. L'application ne compterait aujourd'hui que quelques centaines de milliers d'utilisateurs. 
 
Difficultés à payer les salaires et à régler ses fournisseurs... En janvier 2016, la fintech s'est retrouvée à cours de cash. Alertés, les principaux investisseurs ont donc monté un plan pour ne pas perdre tous les fonds qu'ils y ont injectés (plus de 200 millions de dollars pour Wellington Management).

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