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Le digital au cœur de la nouvelle entité Food & Tech du groupe InVivo

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InVivo poursuit sa digitalisation. Le premier groupe coopératif agricole français a annoncé le 19 juillet 2017 la création d’une nouvelle entité : InVivo Food & Tech. Objectif : transformer le modèle économique et digitaliser les quatre métiers historiques du groupe. Le point avec Thierry Blandinières, Directeur général d’InVivo

Le digital au cœur de la nouvelle entité Food & Tech du groupe InVivo
La nouvelle entité Food&Tech d'InVivo sera installée au 11e étage de Tour Carpe Diem, le nouveau siège d'InVivo à la Défense (92) © Site Tour Carpe Diem/capture écran

"Nous nous sommes dit qu’il fallait digitaliser chacun de nos métiers (Agriculture, Nutrition & Santé Animale, Retail et Vin), avec une structure en parallèle", explique Thierry Blandinières, Directeur général d’InVivo.  Cette structure, qui s’inscrit dans le plan stratégique 2025 du groupe coopératif agricole français, a été baptisée InVivo Food & Tech. Pilotée par Yves Christol, ex directeur général de Neodis (filiale de mise en marché du groupe InVivo), cette nouvelle entité va s’appuyer sur 4 grands piliers, considérés comme les métiers d’avenir du groupe.

Les 4 piliers de la nouvelle entité Food & tech du groupe InVivo        

1er pilier : "DigitalMarket", ou les marketplaces BtoB

"C’est le pilier le plus avancé : nous souhaitons transformer le métier des achats et des ventes pour les coopératives grâce au digital", affirme Thierry Blandinières. Comment ? Pour la partie BtoB, InVIvo compte créer une plateforme numérique pour la centrale d’achat, ainsi qu’une place de marché pour le "trading" de céréales, notamment : "les coopératives qui cotisent peuvent ainsi profiter de la massification des achats et se positionner sur des offres de produits", explique le dirigeant.
Premier exemple concret : Ouifield, un réseau digital intermédié de biens et services à destination des coopératives et des agriculteurs, lancé en mai 2017. Une réalisation qui servira de base à la digitalisation du métier de l’agriculture. "Nos plateformes numériques sont au cœur de la stratégie : c’est un vrai service pour nos adhérents", assure Thierry Blandinières.


2e pilier : "Retail4Food", ou le développement de nouveaux concepts de distribution

InVivo en chiffres :
- Premier groupe coopératif agricole français
- 220 coopératives
- Plus 300 000 agriculteurs
- CA 2015-2016 : 6,4 milliards d’euros.
Autre axe phare d’InVivo Food&tech : le retail. "Nous avons pour ambition d’améliorer notre travail autour du retail en France et à l’international", déclare Thierry Blandinières. Plus concrètement, InVivo compte accompagner la mise en marché des productions françaises au niveau mondial. "Le digital va jouer tout son rôle pour faire connaitre les produits", poursuit-il.
Le groupe réfléchit ainsi à de nouveaux concepts de distribution. La marque So France, créée il y a 6 mois, bénéficiera d’une marketplace pour les produits d’exportation. Et même, dès la fin de l’année, d’un point de vente physique à Singapour, "un bistrot store" qui servira de vitrine aux produits français : "Ce sera notre hub pour l’Asie", indique Thierry Blandinières. Le concept reposera sur le même principe qu’Eataly, l’enseigne à succès de produits italiens, mais sur une surface plus restreinte, de 300 à 500 m2.

InVivo compte également s’appuyer sur son enseigne Frais d’Ici pour développer la vente en ligne de produits alimentaires locaux. "Frais d’ici est encore une start-up. Nous réfléchissons à la développer et à créer une place de marché entre agriculteurs et consommateurs pour les produits locaux, avec une livraison à Paris dans un premier temps", confie Thierry Blandinières à L’Usine Digitale. La difficulté réside dans le coût logistique. Un sujet phare sur lequel les équipes d’Yves Christol réfléchissent ardemment ! Pour ce volet, Thierry Blandinières indique regarder si le groupe "peut travailler avec des start-up" et comment. En attendant, InVivo discute aussi avec La Poste, Stef, Geopost… et autres acteurs majeurs de la livraison.
Le site Plantes-et-Jardins, le site de vente en ligne de Gamm Vert, devrait lui aussi être revu.


3e pilier : l’UrbanFood, ou les fermes urbaines

Autre axe phare de la stratégie d’InVivo : les fermes urbaines. Objectif : "créer de nouveaux lieux et de nouveaux modes d’agriculture destinés à nourrir les populations, en circuits courts". Et devenir le premier opérateur des solutions visant à produire et à distribuer ses productions en ville.  "Nous voulons imaginer les fermes du futur", déclare Thierry Blandinières.
Pour cela, le groupe compte s’appuyer sur l’expertise et le retour d’expérience de ses mille fermes numériques. Pour développer cet axe, InVivo travaillera de concert avec  AgroSolutions, cabinet d'expertise-conseil agricole, filiale du groupe, ou encore le Studio Agro-digital Montpellier. "L’idée est de créer un business model afin de créer une nouvelle marque pour le réseau", ajoute le dirigeant. Deux containers sont ainsi déjà en test à Paris.

4e pilier : New Food, ou la R&D au service de l’alimentation du futur

Moins digital, mais innovant, le quatrième pilier porte sur la nourriture du futur. "Nous souhaitons nous inscrire dans la tendance des protéines végétales ou des insectes, car nous sommes persuadés que ce sont des métiers d’avenir dans l’agro-alimentaire", assure Thierry blandinières.


50 cerveaux et quelques start-up

Côté budget, InVivo Food&Tech s’appuie uniquement sur "des cerveaux", selon Thierry Blandinières Une cinquante de personnes dédiées à ces nouveaux projets sont ainsi regroupées au onzième étage du nouveau siège du groupe à La Défense, sur un plateau qui peut accueillir jusqu’à 100 personnes.  La structure est en partie financée par les fonds InVivo Invest (doté de 5 millions d’euros) et Neovia Venture.

Pour développer tous ces projets, le groupe ne cache pas sa volonté de continuer les collaborations avec des start-up (lire encadré ci-contre) "Nous travaillons avec les incubateurs du Crédit Agricole et de la BPI, par exemple, pour identifier les start-up qui pourraient partager notre vision".  Mais ce n’est pas une fin en soi. Car, prévient Thierry Blandinières, "InVivo Food & tech n’est pas un incubateur ! Lorsque nous travaillons avec des start-up, nous travaillons à deux : une fois le POC validé, on teste et on déploie". Mais toujours dans une démarche internationale.
 

Les 7 start-up  rattachées au groupe InVivo


Dans le cadre sa digitalisation, InVivo a d'ores et déjà investi dans 7 start-up. Des prises de participation qui viennent, de fait, alimenter et soutenir les projet de la nouvelle entité "InVivo Food&Tech":
- Il était un fruit : snacking de pétales de fruits déshydratés, permettant de valoriser les fruits déclassés (via InVivo Invest)
- 10 Vins : start-up créatrice de la D-Vine, "machine Nespresso" du vin (via InVivo Invest)
- Equisense : objets connectés pour l'équitation (via Neovia Venture)
- Pipatpet : objets connectés pour animaux de compagnie (via Neovia Venture)
- Ouifield : Plateforme digitale d’achats de biens et services pour les agriculteurs (via InVivo Group – projets d’intrapreneurs)
- Agrosolutions Assurance (via InVivo Group – projets d’intrapreneurs)
- LEA : solution web et mobile dédiée à la gestion générale et la simplification des tâches administratives des entreprises de Travaux Agricoles (via Smag)

 

 

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