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Le Financial Times, Uber et les jeunes des banlieues françaises

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Vu ailleurs Le Financial Times raconte comment certains jeunes des banlieues les plus défavorisées de la région parisienne sortent du chômage, et pour certains de la délinquance, grâce à Uber. Au-delà de leurs histoires personnelles, le journal s’interroge : que se passera-t-il si le gouvernement venait à durcir la réglementation du secteur ?

Le Financial Times, Uber et les jeunes des banlieues françaises
Pour le Financial Times, Uber est une solution au chômage français... © © Uber

Dans un long article publié le 3 mars, le Financial Times met en regard la tumultueuse relation entre Uber et le gouvernement français et l'impact de l'application de VTC californienne sur l'emploi des jeunes de banlieues.

 

"Sans ce boulot, je serais peut-être en prison", y témoigne Baba. Le jeune homme (24 ans) de Bobigny s'est inscrit sur la pate-forme et travaille 10 à 12 heures par nuit, six jours par semaine. Uber et ses homologues emploient déjà plus de 15000 personnes en région parisienne, venues concurrencer les 17000 taxis qui y circulent. La plupart viennent "des banlieues nord et du sud-est, là où les conditions économiques sont les plus difficiles", explique un doctorant d'HEC qui a étudié le sujet. 

 

Selon le quotidien économique britannique, le succès des plate-formes de mise en relation est une réponse spontanée aux problèmes de chômage et de discrimination qui touchent ces zones en difficulté. Et si la France venait à appliquer strictement la loi Thévenoud, 10 000 personnes, principalement des jeunes de banlieue, en subiraient les conséquences, alors que, selon l’Insee, le chiffre d’affaire global du marché des transports a augmenté de 10% entre 2010 et 2015.

 

De nouvelles opportunités de carrière

En France, un quart de ces chauffeurs étaient sans emploi avant de rejoindre la plate-forme souligne l'article, et la moitié d’entre eux l'étaient depuis plus d’un an. Selon les chercheurs cités, s'ils venaient à perdre cette activité, plus d'un sur cinq serait toujours au chômage deux ans plus tard.

 

Car, contrairement aux chauffeurs américains, qui utilisent en majorité l’application en complément d’autres activités, 81% des chauffeurs français en font leur occupation principale et 20 % se connectent plus de 40 heures par semaine. Ils gagnent en moyenne 20 euros par heure, et deux tiers d'entre eux déclarent vouloir démarrer une carrière sur le long terme.

 

Générateur de mixité sociale

Enfin, le journal anglais se penche sur l'aspect social de l'appli. Selon lui, ce nouveau mode de transport permet de faire tomber les barrières en rapprochant des mondes qui ne se côtoient jamais. Des jeunes de banlieues conduisent des artistes, des avocats ou des touristes... ils se comprennent mieux, mutuellement. Uber et les autres plate-formes auraient donc un effet positif sur la cohésion sociale. En ne soutenant pas ce modèle, synonyme de nouvelles opportunités, face aux taxis, le gouvernement condamne tous ces nouveaux travailleurs à rester dans la pauvreté et la délinquance, conclut l'auteur en citant Baba : "La plupart retourneront dans leur banlieue, et beaucoup retourneront au crime."

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2 commentaires

Jean yves

09/03/2016 06h10 - Jean yves

Vraiment n'importe quoi comme article.... Comme si Uber avait sauvé des assassins de la chaise électrique.... La plupart de ces jeunes et j'en connais énormément avaient un job avant, ils ont quitté leur job car uber leur a fait croire qu'ils pouvaient toucher 8000E/mois.... Lol.... Par contre les vrais personnes (taxis) qui sont vraiment dans une situation précaire du à la concurrence déloyale.... La aucun mots... Bref on sait qui a payé pour faire cette article

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Jemeposedesquestions

07/03/2016 18h44 - Jemeposedesquestions

Si j'ai bien compris,on sacrifie des milliers d'artisans taxis et leurs familles aux profits d'une multinationale qui ne paye pas d'impôt en France et de soit disant délinquant en mal de vivre???!! La vérité c'est que le dealer maintenant à une boutique sur quatre roue et à accès directement à une jeunesse dorée ! Vive le progrés..

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