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Le musée des arts de Dallas récolte les données de ses visiteurs pour booster ses revenus

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Le musée des arts de Dallas récolte les données de ses visiteurs pour booster ses revenus © Andreas Praefcke

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En recueillant, avec leur accord, des données concernant ses visiteurs, le musée des arts de la ville de Dallas a pu convaincre de nombreux investisseurs de mettre la main au portefeuille en devenant sponsors. Exemple d’une utilisation futée des données.

A l’entrée du musée des arts de Dallas (DMA), une tablette tactile accueille les visiteurs. Comme le rapporte Businessweek, il suffit qu’ils donnent leur nom et leur adresse email pour pouvoir adhérer gratuitement au club des amis du musée. Une carte de partenaire leur est alors remise : pour gagner des badges et des cartes collectors offertes par le musée, ils doivent utiliser le plus possible leur carte dans les locaux.

Lorsqu’ils entrent dans une galerie, ils peuvent la valider, indiquer là où ils se sont arrêtés le plus longtemps pendant leur parcours. Ils peuvent également faire une sélection de leurs œuvres préférées et parrainer d’autres membres pour gagner des points. Le DMA recueille aussi grâce à ce programme les codes postaux des membres.

2 millions d’enregistrements détaillés

Grâce à ce système de recueil de data, le DMA a boosté ses revenus. Pas en nombre d’entrées, car les nouveaux membres visitent gratuitement les galeries (et de toute façon, en 2013, les recettes de la billetterie n’ont couvert que 5% des 24 millions de dollars de budget du musée). Mais il lui a permis de mieux connaître les goûts de ses visiteurs, donc de mieux argumenter ses demandes de financements auprès des autorités publiques (une part très importante de ses revenus).

2 millions d’enregistrements détaillés ont été effectués depuis le lancement du programme en 2013. Ils montrent en détail comment les adhérents évoluent dans le musée, mais permettent aussi de savoir si les personnes reviennent plusieurs fois.

Le directeur du DMA, Maxwell Anderson, a pu développer un pitch nettement plus efficace pour convaincre des investisseurs privés de mettre la main à la poche pour soutenir le musée : il sait par exemple quel pourcentage de ses visiteurs viennent d’un quartier défavorisé, critère souvent essentiel pour les donateurs. Depuis début 2013, le musée a recueilli 5 millions de dollars de dons. De quoi donner des idées à des établissements publics ou privés sur la manière d’utiliser ses data pour stimuler son activité.

Lélia de Matharel

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