Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Le piratage coûte "2200" emplois dans l'audiovisuel [Rapport]

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Étude En France, le piratage d'oeuvre audiovisuelles coûte plus d'un milliard d'euros par an au secteur, selon une étude réalisée par EY. Certains modes de diffusion sont particulièrement touchés par des pratiques qui se développent maintenant sur smartphones ou tablettes.   

Le piratage coûte 2200 emplois dans l'audiovisuel [Rapport]
Le piratage coûte "2200" emplois dans l'audiovisuel [Rapport]

Mais que fait l'Hadopi ? C'est la question qui vient à l'esprit en lisant le rapport réalisé par le cabinet EY sur le piratage de contenus audiovisuels en France. Selon ses calculs, le manque à gagner est de 1,35 milliard d'euros par an en 2016, soit le même montant qu'en 2015. Cela représente 15 % du marché global total. Sur certains segments, la part du piratage sur le total est beaucoup plus élevée : elle atteint 85 % pour les DVD et 78 % pour la télévision à la demande. 

 

Les experts d'EY estiment que cela représente un manque à gagner de 430 millions d'euros pour l'Etat qui perd les recettes fiscales et sociales associés à ses contenus, tandis que les créateurs et ayant droit perdent 265 millions et les entreprises audiovisuelles 330 millions... Toujours selon cette étude, ce sont plus de 2 000 emplois directs qui pourraient être créés si le piratage se transformait en consommation payante. 

 

Pour obtenir ce résultat, EY part des contenus illégaux consommés par les individus, d'une estimation de leur propension à payer si une offre légale existait et d'une valorisation estimée au prix du marché. Ainsi, le chiffre global est issu d'un constat selon lequel 2,5 milliards de contenus ont été consommés illégalement par 13 millions de Français, puisque c'est le nombre de personnes à avoir regardé au moins un contenu de manière illicite. 

 

Triple action pour réduire le piratage

En tête des pratiques de piratage figure ce qu'EY nomme le direct download, soit le téléchargement d'une oeuvre sur un site pirate (utilisé par 27% des consommateurs pirates) suivi par le streaming (26%) et le peer to peer (19%).
 

L'étude révèle aussi que de plus en plus de spectateurs pirates regardent les oeuvres sur des terminaux mobiles. Les smartphones représentent ainsi 15% de l'audience totale "piratée" et les tablettes 20%.

Le rapport qui propose des pistes pour réduire le piratage a calculé que la fermeture d'un site isolé, comme Zone-Téléchargement.com, n'est pas efficace. Il considère qu'il faut une triple action simulanée : "Dissuader l'accès aux offres illégales, augmenter la pédagogie et valoriser la richesse des offres légales". 

 

Piratage de contenus audiovisuels : le rapport complet (EY)

 

 

 

 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale