Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Le poste de travail virtuel chez Eneria Caterpillar résistera-t-il à la vague du cloud ?

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Cas d'école Il y a plus de 20 ans, Eneria Caterpillar a choisi de virtualiser le poste de travail en centralisant les applications, documents et données des collaborateurs dans le datacenter. Un modèle qui pourrait toutefois être remis en cause avec la migration vers le cloud.

Le poste de travail virtuel chez Eneria Caterpillar résistera-t-il à la vague du cloud ?
Le poste de travail virtuel chez Eneria Caterpillar résistera-t-il à la vague du cloud ?
Chez Eneria Caterpillar, l’apparence est trompeuse. Les 550 collaborateurs en France de ce concessionnaire exclusif de Caterpillar pour les solutions de motorisation et d’énergie disposent d‘un poste de travail qui ressemble à un PC. Mais c’est un poste de travail virtuel. Il ne contient ni les applications, ni les documents, ni les données de l’utilisateur. Tout cela est déporté dans le datacenter de l’entreprise, au siège à Montlhéry (Essonne). Les collaborateurs y accèdent via le réseau par des liaisons à 4 mégabits par seconde.
 
550 postes de travail en France répartis sur 9 sites
L’option de poste de travail virtuel s’est imposée dès 1993. "A l’époque, nous n’étions que deux personnes au service informatique, rappelle Jean-Marc Leroux, DSI de l’entreprise. Il nous était impossible d’installer, de maintenir et de protéger un parc de 550 postes de travail répartis sur neuf sites en France. Nous n’avions pas d’autres alternatives que de mettre en place des postes travail virtuels et de tout centraliser au niveau du datacenter."
 
Depuis, le service informatique d’Eneria Caterpillar a grossi pour atteindre aujourd’hui 10 personnes. Mais la solution de poste de travail a survécu. D’autant que l’entreprise a fait le choix, dans un objectif d’efficacité et de mutualisation des moyens, de virtualiser aussi son infrastructure informatique (serveurs, stockage de données, réseaux et applications non métier), en mettant en œuvre les technologies de virtualisation de Citrix, VMware et DataCore.
 
Mises à jour centralisées au niveau du datacenter
Au bureau, les collaborateurs disposent d’un terminal léger de Wyse Technology (aujourd’hui groupe Dell) qui ni comporte ni disque dur ni logiciel d’application. Il est équipé juste d’un logiciel de Citrix (le Receiver) qui donne accès aux applications, documents et données personnels résidant dans le Datacenter. Les 220 techniciens sont, eux, équipés de PC portables avec le logiciel Lotus Notes de façon à ce qu’ils puissent travailler en mode déconnecté quand il n’y a pas de connexion internet là où se trouvent. Le logiciel sert également à synchroniser les données lors de la connexion au système d’information de l’entreprise.
 
Du fait de l’hétérogénéité du parc, le service informatique doit procéder à 15 mises à jour différentes. Une opération simplifiée par la virtualisation des postes de travail. "L’installation, la maintenance et la protection des postes de travail sont centralisées au niveau du datacenter, explique Jean-Marc Leroux. C’est un avantage pour nous car toutes ces tâches sont simplifiées. Mais c’est aussi un avantage pour les utilisateurs qui disposent d’applications à jour et d’une meilleure sécurité pour leurs données." Selon le DSI, les collaborateurs bénéficient également de meilleures performances réseau avec un temps de latence de seulement 5 millisecondes.
 
A fond sur les services SaaS
Mais l’heure est aux remises en cause. Le groupe Monnoyeur auquel appartient Eneria Caterpillar encourage ses entreprises à passer au cloud computing. L’entreprise se prépare ainsi à fermer ses deux datacenters à Montlhéry au profit de datacenters loués chez des hébergeurs informatiques comme Equinix ou TelecityGroup, en région parisienne. Elle remplace également les logiciels d’application tournant en interne par des services en ligne SaaS (Software as a service). C’est déjà le cas pour la paie (Zadig TGE), la plateforme de commerce (Ariba), la gestion des notes de frais (Notilus) ou encore le recouvrement des factures (Sidetrade). Il est prévu d’adopter les services de gestion de la relation client de Salesforce.
 
La migration à marche forcée vers le cloud va-t-elle remettre en cause le modèle de poste de travail virtuel ? "C’est possible", répond Jean-Marc Leroux. D’autant qu’il envisage de se libérer aussi de l’infrastructure en faisant dans l’avenir appel à des services IaaS (Infrastructure as a service) de calcul, stockage et réseaux dans le cloud.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

Publicité

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale