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Les 12 projets citoyens présélectionnés du hackathon Climate Change Challenge

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Du 6 au 8 novembre 2015, des participants de toute la France ont sué pour développer des solutions numériques pour lutter contre le réchauffement climatique, à l'occasion du Climate Change Challenge. A la clé : applications et open data. Nous vous proposons les pitchs des projets gagnants, issus de Paris, de Toulouse, de Lyon et de Nantes.

Les 12 projets citoyens présélectionnés du hackathon Climate Change Challenge
Les 12 projets citoyens présélectionnés du hackathon Climate Change Challenge

A quelques jours de la COP 21 à Paris, la lutte contre le réchauffement climatique est sur toutes les lèvres. Mais décarboner l'économie n'est pas que l'affaire des entreprises. Sous l'égide de l'Etat et de multiples partenaires, le Climate Change Challenge propose un défi humain : émuler l'intelligence citoyenne autour de solutions collectives. Sa dernière phase, intitulée "Innovation Jam", s'est  tenue  du 6 au 8 novembre 2015, en simultané à Paris, Toulouse, Nantes et Lyon.

 

A la clé : un hackathon pour imaginer et développer des solutions innovantes aux problématiques définies par les citoyens lors des jalons précédents du projet, en s'aidant des données publiques d'Etalab. Les jurys de chaque ville ont retenu 3 lauréats chacun, que nous vous présentons ainsi que leurs pitchs.

 

Diwo (Paris)

Le défi : développer un modèle macro économique qui met en œuvre les principes de l'économie circulaire et de la collaboration.

La solution : Diwo veut proposer aux habitants de milieux urbains denses une application géolocalisante leur permettant de découvrir et de rejoindre des structures d'autoproduction qui mutualisent l’espace (jardins partagés, fablabs, ateliers d’upcycling, de couture…) à proximité de leur domicile ou de leur lieu de travail. Le projet encourage aussi les usagers à placer divers objets connectés dans leur jardin ou dans les ateliers partagés qu'ils fréquentent, afin de pouvoir ensuite visualiser sur leur smartphone les données qui en sont issues. L'objectif ? Promouvoir le bricolage et le jardinage sur une base collaborative. Le modèle économique se situe dans la vente d'objets connectés aux particuliers, et dans la fourniture de conseils.

 

Greenfabz (Paris)

Le défi : enseigner le changement climatique sur un mode pédagogique.

La solution : GreenFabZ est une application de sensibilisation aux actions quotidiennes éco-responsables. Elle incite à l’action de manière ludique via la diffusion de défis à relever. Ces actions sont encouragées via un système de récompenses. De quoi ludifier la lutte contre le réchauffement climatique et faire intervenir tous types de parties-prenantes : Etat, collectivités locales, associations, start-up, citoyens... Le système fonctionne grâce à un système de recommandations personnalisées. L'objectif : sensibiliser dans la durée, à raison de 3 minutes de lecture par jour, et coordonner les efforts collectifs.

 

CHAUD CLIMAT CHAUD (TOULOUSE)

Le défi : enseigner le changement climatique sur un mode pédagogique.

La solution : communiquer sur les enjeux climatiques auprès des adolescents et jeunes adultes (10-18 ans et 18-34 ans), à travers la création d'une chaîne YouTube dédiée. A la clé, selon le public visé : des chroniques, des interviews, et des retours d'expériences. Un community management attentif permettra d'animer la communauté des internautes, et de partager la chaîne sur différents sites web pédagogiques. 

 

PLAN B(ANANE) (NANTES)

Le défi : enseigner le changement climatique sur un mode pédagogique.

La solution : Application multi-plate-forme, Plan B(anane) offre la possibilité d’expliquer, de motiver, de récompenser et de partager les pratiques éco-responsables de manière ludique et personnalisée. Pour chaque action réalisée ou défi relevé, seul ou entre amis, des "bananes" sont offertes, monnaie d'échange qui permet de passer des niveaux. 

 

Belvedere (Paris)

Le défi : enseigner le changement climatique sur un mode pédagogique.

La solution : Communiquer auprès des enfants pour changer les habitudes des générations futures comme celles de leurs parents : c'est le principe de Belvedere. Le projet est une application web et mobile pour les enfants de 6 à 10 ans, centrée sur l'hisoitre d’un petit ours nommé Banki. L’utilisateur à le choix entre : suivre une histoire ponctuée de jeux et quizz, accéder directement à l’ensemble des jeux (jeu de plate-forme sur la banquise, apprendre à trier les poubelles...), des cartes interactives qui géolocalisent des jardins partagés, des arbres exotiques, des colonnes à verre ou même des toilettes, près de chez soi. Il est aussi possible de crowdsourcer des photos d’arbres ou participer à des chasses au trésor grandeur nature.

 

ECOCLICK (LYON)

Le défi : transmettre les valeurs éco-citoyennes dès le plus jeune âge.

La solution : la pollution numérique, ce n'est pas automatique. Et pourtant...  le numérique représente 10% de la consommation d’électricité mondiale, soit environ 4% des rejets de gaz à effet de serre. Avec l'accroissement du temps passé par les jeunes devant les écrans, la sensibilisation devient un levier pédagogique clé dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le projet Ecoclick est une mallette pédagogique pour les classes de collège et de lycée, conçue pour faciliter l’introduction d’enseignements pluri-disciplinaires sur les enjeux climatiques. Elle contiendra : infographie sur la pollution attribuable au numérique, jeu de rôle visant à faire s'interroger les élèves quant à leurs propres usages, guide des bonnes pratiques... et un compteur indiquant en temps réel le rejet de CO2 d'origine numérique depuis l'ouverture de l'application. 

 

Green My City (Toulouse)

Le défi : comment faire naître la nature partout ?

La solution : Le projet Green My City vise à végétaliser la ville, en démultipliant les initiatives de co-jardinage sur les toits des immeubles. L'enjeu : produire localement des fruits et légumes bio, tout en réduisant la consommation energétique liée au transport, et renforcer le lien social. Pour cela, il s'agit  de créer et d'animer une communauté via une plate-forme et une offre de services. Les possibilités offertes : géolocalisation des emplacements potentiellement végétalisables, mise en relation des acteurs (particuliers, entreprises, experts, associations) ou animation du réseau grâce à des événements, via notamment un guide pour réaliser un projet clé-en-main.

 

LOPIN (NANTES)

Le défi : comment faire naître la nature partout ?

La solution : Lopin est une plate-forme numérique pour organiser une communauté intéressée par la culture et la végétalisation du milieu urbain. Elle offre à ses usagers l’accès à des services géolocalisés de recherche et partage de jardin, avec une dimension sociale forte. De quoi consolider les solidarités entre personnes d’un même quartier, d'autant plus que la plate-forme se propose d'interagir comme interlocuteur privilégié avec les collectivités, bailleurs sociaux, promoteurs, entreprises... 

 

C4 Game (Toulouse)

Le défi : faciliter la transmission et la compréhension des données.

La solution : se mettre à la place d'un élu, c'est le principe mis en œuvre par ce serious game basé sur l'open data. Il inclut une cartographie et agrège des données réelles fournies par des entreprises et des opérateurs publics. Le joueur sélectionne sa région, son département sa commune, et peut aussi renseigner ses données personnelles de consommation d'eau, d'énergie... Il a ensuite accès à des simulations pour estimer l'empreinte carbone de sa commune. De quoi inciter aux bonnes pratiques simples pour économiser l'énergie, qui permettent d'obtenir des bonus dans le jeu. Les meilleurs joueurs peuvent aussi devenir des ambassadeurs éco-citoyens, susceptibles de collaborer avec les entreprises et collectivités pour réfléchir à de nouvelles innovations. Ce projet n'est pas issu seulement de la société civile, mais aussi d'acteurs comme ERDF, SNCF, Veolia, le CNES, Météo France, La Poste.

 

Tayo (Lyon)

Le défi : minimiser les besoins de mobilité liés au travail et au transport de marchandises.

La solution : Tayo est un outil pour planifier et mutualiser l’ensemble des trajets à destination d’un événement professionnel. Il permet à l’organisateur de réunir, en quelques clics, l’ensemble des informations d’accès dans un plan personnalisé. Chaque invité peut s’y connecter pour comparer les modes de transport, planifier son itinéraire, ou encore se coordonner avec d’autres collègues pour partager ses frais de voyages. Tayo s’intègre au sein des entreprises comme un outil complémentaire permettant de réduire les coûts directs et indirects, mesurer l'impact environnemental de la mobilité des participants, et faciliter l'accès à un événement en favorisant l'entraide des participants.

 

La tomate qui sourit (Lyon)

Le défi : partager équitablement les ressources à plusieurs niveaux géographiques.

La solution : Accompagner les scolaires afin de les former à de nouveaux modes de consommation, les sensibiliser au gaspillage alimentaire et leur faire découvrir le monde agricole, c'est l'enjeu de ce projet. Dans un second temps, les agents périscolaires pourront aussi être formés, et des partenariats avec des associations de réinsertion noués afin de développer l’emploi et la distribution des produits au niveau local. L'enjeu : fournir à terme une cartographie précise des zones de gaspillage alimentaire, pour permettre une réorganisation de l’agriculture régionale. 

 

Cycleo (Nantes)

Le défi : mettre en place une économie permettant une répartition partitaire du temps de travail, de formation et de loisirs.

La solution : Cycleo est une solution adressée aux entreprises pour simplifier leur politique vélo-travail. Application web et mobile, elle informe les usagers en temps réel des conditions météo, de luminosité et de qualité de l’air. Les utilisateurs sont également alertés en cas de vol dans leur secteur et ont accès à l’ensemble des services à proximité (magasins, station de gonflage…). Le calcul de l’indemnité kilométrique vélo est intégré pour faciliter la vie de l'employeur, de même que des statistiques sur l'utilisation des infrastructures attenantes (pistes cyclables et parking sécurisés).

 

De tous ces projets, il n'en restera finalement que trois. Un autre jury, national cette fois, les départagera le 20 novembre. 

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