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Les 5 piliers managériaux des entreprises qui réussissent dans le numérique

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Quelles sont les recettes de cuisines managériales qui ont fait le succès des leaders du numérique ? Ils ont tous compris les concepts suivants : investir dans le capital humain, intégrer les desiderata des jeunes salariés, donner une mission à leur entreprise, s’appuyer sur les ruptures technologiques et changer leurs méthodes de conduite de projet. Mais qu’en est-il exactement ?

Les 5 piliers managériaux des entreprises qui réussissent dans le numérique
Les 5 piliers managériaux des entreprises qui réussissent dans le numérique © DR

Nous assistons à une profonde mutation sociologique du monde du travail. Les entreprises qui réussissent, plutôt que de subir celle ci, s’organisent pour en tirer le meilleur parti pour devenir des leaders mondiaux.

Le changement de paradigme managérial sous-jacent s’appuie sur 5 piliers fondamentaux.

Investir dans l’intelligence collective

Le capital d’une entreprise, quel que soit l’écosystème dans lequel elle évolue et quel que soit son modèle économique, reste l’humain.

Grâce à Internet et aux nouvelles technologies, les consommateurs disposent désormais d’une base de connaissance à portée de main pour guider leurs actes d’achats, comparer les prix, décider du moment de la transaction, utiliser le canal qui leur sied pour acquérir un bien ou un service numérique.

Dans ce contexte, l’intelligence des collaborateurs doit être mise à contribution pour accompagner celle des futurs clients, en perpétuelle évolution et maturation.

L’entreprise du numérique doit s’organiser pour favoriser l’émergence de toutes les idées, quelles qu’elles soient, investir sur l’intelligence collective plutôt que l’initiative personnelle, installer une démocratie participative où chacun peut apporter sa pierre à l’édifice, s’ouvrir au disruptif, à l’original et livrer sa lecture de notre monde.

Les salariés des nouvelles générations sont les seuls porteurs de cette révolution car ils en sont les instigateurs.  Intégrer cet état de fait est un moyen de s’adapter.

Comprendre le nouveau pacte social

Les générations montantes sont celles dont les parents ont connu le chômage. Ce phénomène doit être intégré dans la manière dont les entreprises nouent un pacte social avec leurs employés. La où, avant, un salarié vouait allégeance à son entreprise, il s’attache dorénavant à son équilibre vie personnelle/vie professionnelle, à sa valeur ajoutée pour l’entreprise mais également à celle que celle-ci peut lui apporter.

La décision de s’investir et rester dans une société fait aujourd’hui appel à des ressorts autant personnels que financiers. Le travail n’est plus seulement une source de sécurité matérielle mais également une condition de l’épanouissement personnel.

Dans ce contexte le management doit s’adapter pour intégrer dans son mode de pensée, l’écoute, la bienveillance et l’empathie pour réussir à fidéliser une génération volatile.

Définir le "why" de son entreprise

La plupart des entreprises communiquent toujours en interne comme en externe sur ce qu’elles font, parfois sur comment elles le font mais très rarement sur pourquoi elles le font. Donner un sens à son travail pour un salarié qui y consacre en moyenne 8 heures par jour s’avère donc primordial.

Les employés se rendront d’autant plus volontiers à leur bureau et s’y investiront sans compter qu’ils auront compris la mission de leur entreprise. Toute société qui compte dans ses équipes des salariés jeunes devra se définir une mission, un but noble à atteindre et faire en sorte que ses employés y adhèrent avec force et conviction.

Des entreprises comme Apple, Amazon, pour ne citer qu’elles, ont parfaitement compris ce concept. Elles s’attachent à affirmer, en toutes circonstances et de manière continue, à leurs clients comme à leurs salariés, le pourquoi de leur existence.

Embrasser les ruptures technologiques

BigData, Cloud, Web, Mobilité, Internet of Things sont des concepts émergents qui remettent radicalement en cause notre quotidien. Ces ruptures technologiques font les leaders de demain et défont ceux qui n’ont pas réagi assez vite hier. La technologie n’est plus seulement un moyen d’innover mais une nécessité pour survivre. L'IT, qui était hier considérée comme un centre de coût, devient un avantage concurrentiel, un trésor de guerre au même titre que le cash en banque.

Embaucher des technophiles compétents - quelles que soient leurs exigences salariales - doit être au cœur des préoccupations du Top Management.  Il n’est d’ailleurs pas surprenant que de nombreux DSI soient invités à la table du comité de direction.

Devenir une entreprise agile

Scrum, xP, Lean, Design Thinking, Lean Startup, management visuel, Kanban sont autant de termes qui sont rentrés dans les vocabulaires des entreprises qui innovent et qui réussissent. Chaque concept apporte son lot d’améliorations : qualité du service rendu, réduction du Time to Market, amélioration du business model, émergence d’idées novatrices, motivation des équipes, adaptabilité à un monde changeant sont des conséquences positives constatées et mesurées par les sociétés qui les ont adoptées.

Etre une entreprise agile s’avère vital pour réussir aujourd’hui. Instaurer une culture agile, y investir massivement, l’épouser sincèrement et la faire évoluer est devenu, en 2014, non plus une nécessité mais une condition de survie.

Luc Legardeur, Président de Xebia

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