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Les 9 applis de rencontre qui font fureur dans la Silicon Valley (et détrônent Tinder)

| mis à jour le 12 février 2016 à 12H34
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Les applications de rencontre ont la cote aux Etats-Unis et notamment dans la Silicon Valley. Il en existe une pour tous les goûts. De l'appli pour PDG à celle réservée aux femmes, de nouveaux concepts sont créés sans cesse et reflètent la culture de la région. Quels modèles ont trouvé la recette du succès?

Les 9 applis de rencontre qui font fureur dans la Silicon Valley (et détrônent Tinder)
Les 9 applis de rencontre qui font fureur dans la Silicon Valley (et détrônent Tinder) © Fotolia

15% des adultes américains ont utilisé des applications ou des sites de rencontre, et l'usage parmi les jeunes entre 18 et 24 ans a triplé ces deux dernières années, selon une étude du Pew Research Center. La Silicon Valley est un berceau de création pour ces "dating apps". La culture du travail acharné et l'amour de la technologie, propres à la région, donnent des résultats parfois pour le moins surprenants.

 

HEr et Hey!Vina segmentent le marché

Les applications dites "de niche" sont en pleine croissance. Elles s'attaquent à un marché spécifique selon l'orientation sexuelle, l'âge ou le statut socio-économique. Créée à San Francisco, Her est une application dédiée aux homosexuelles qui a fait le buzz en 2015. Plus récemment, Hey! Vina, basée à San Francisco également, se veut une application de rencontre pour les femmes qui souhaitent se faire des amies. Le "Tinder de l'amitié". En se spécialisant ainsi, ces applications tentent de pénétrer un marché saturé et dominé par quelques sites majeurs (OkCupid notamment aux Etats-Unis). Avant tout, ces start-up qui visent les femmes ont compris qu'il fallait une approche différente. Elles misent sur une expérience communautaire, un réseau social où l'on peut simplement converser "entre soi". Her et Hey! Vina sont disponibles gratuitement et n'ont pas encore défini de business model.

 

Tinder détrôné Par...

Aux Etats-Unis, OkCupidBumbleCoffee Meets Bagel ou le Français Happn font de l'ombre au géant Tinder. Les utilisateurs semblent apprécier une approche plus sophistiquée. A San Francisco, Bumble a décollé car elle permet aux femmes de faire le premier pas. Les hommes ne peuvent pas lancer une conversation. Un signal rassurant pour les utilisatrices. Pour éviter le harcèlement, certaines applications misent également sur un "quota" de mises en relation - dix par jour seulement sur Hinge, qui permet de rencontrer les amis de ses amis. Tinder a également lancé le "super like", disponible seulement une fois par jour. Ou comment créer une économie de la rareté sur un marché saturé...

 

La plupart de ces applications ont un modèle freemium qui propose un abonnement payant pour accéder à des fonctionnalités spéciales. L'événementiel constitue aussi un moyen de monétisation. Mais aucune, pas même Tinder, ne semble avoir trouvé le business model parfait. La plupart de ces start-ups vivent de millions de dollars d'investissement. Une stratégie qui a ses limites étant donné les coûts élevés en marketing pour acquérir de nouveaux utilisateurs.

 

Linx vise l'élite

Dans la Silicon Valley, les PDG riches et trop occupés pour trouver l'amour fournissent un marché en or pour les créateurs d'applications. Et si la clé de la monétisation se trouvait dans l'hyper spécialisation ? Linx est un service de "matchmaking" à l'ancienne, qui prend en charge tout le travail de trouver un partenaire. Selon le Pew Research Center, la Silicon Valley est l'un des endroits aux Etats-Unis où l'on compte le plus d'hommes célibataires par rapport aux femmes. Linx leur fournit donc une offre sur mesure, à un prix d'entrée de 25 000 dollars. Une somme doublée pour le niveau "platinum", qui offre onze mises en relation sur 24 mois, selon le magazine The Guardian. Des clients VIP peuvent payer jusqu'à 50 000 dollars pour des services plus spécialisés, sans compter les bonus pour une relation à long terme ou un mariage, qui peut coûter jusqu'à un quart de million de dollars. Toujours selon le Guardian, on peut aussi postuler pour être mis en contact avec l'un de ces clients VIP, pour un prix entre 200 et 2 500 dollars. Linx compte une liste réduite de 850 clients, dont la plupart sont des PDG, des directeurs techniques ou des directeurs financiers.

 

The league cible les top managers
Dans le même genre, une start-up née à San Francisco en 2014, baptisée "le Tinder de l'élite" a créé le buzz pour son modèle exclusif. Grâce à la synchronisation avec les profils LinkedIn et FacebookThe League propose de mettre en relation des personnes ayant des niveaux professionnels équivalents. L'application, qui mise sur le respect de la vie privée et l'exclusivité (il faut passer plusieurs tests pour être accepté) vise "des gens qui dirigent des équipes de 300 personnes chez Google ou Facebook" selon sa fondatrice. The League propose un abonnement payant pour sa fonctionnalité intitulée "The Heavy Hitter" : pour 15 dollars par mois, il est possible de surfer sur l'application en ne montrant sa photo qu'à ceux qui "le valent bien".

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