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Les ambitions mondiales de Via ID, la branche start-up de Midas et Norauto

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Le groupe Mobivia, maison-mère de Norauto et Midas, dispose depuis 2009 d'une structure dédiée à l'open innovation, Via ID. A la fois incubateur, accélérateur et fonds d'investissement. Jusqu'ici tournée en priorité vers les start-up françaises, elle veut dénicher des pépites à l'étranger.

Les ambitions mondiales de Via ID, la branche start-up de Midas et Norauto
Drivy fait partie des start-up financées par Via ID. © Drivy

Quel est le point commun entre Drivy, Heetch, Wayzup et Ector ? Elles sont des pépites des nouvelles formes de mobilité, mais surtout elles partagent un investisseur commun : Via ID. Cette structure a été créée en 2009 par Mobivia, leader européen de l'entretien et de l'équipement de véhicules, avec les marques Norauto, Midas, Carter Cash. Le groupe a ainsi voulu marquer sa transition de l'univers automobile vers celui, plus large, des nouvelles mobilités.

 

Des participations dans des start-up

Via ID est d'abord un fonds d'investissement finançant des start-up qui développent des services innovants autour de la mobilité urbaine partagée, décarbonée et connectée. La structure ne communique pas sur les sommes investies mais ne se voit pas en actionnaire dormant. "Nous jouons un rôle de grand frère auprès de start-up plutôt 'early stage'. On peut participer à des deuxièmes ou troisièmes tours de financement mais pas au-delà, précise Jean-François Dhinaux, responsable marketing, stratégie et synergies. On ne vise pas une rentabilité rapide, c'est un investissement patrimonial pour explorer de nouveaux business et créer des synergies avec les différentes activités du groupe." Une équipe de douze experts est au service des start-up accompagnées, à Lille, Paris et San Francisco.

 

Via ID chapeaute aussi deux start-up créées à l'intérieur du groupe : Xee (boitier pour voitures connectées) et Altermove (vente de modes de déplacements alternatifs). Enfin, elle crée des ponts entre les start-up accélérées et les autres activités du groupe. Par exemple, le voiturier Ector peut proposer une révision des véhicules (chez Norauto, évidemment) confiés à ses voituriers. Du gagnant-gagnant.

 

Cap vers l'international

Les têtes chercheuses de Via ID sont toujours en quête de nouveaux projets innovants. Pour les détecter et les faire grandir, l'entité a créé début 2016 une structure d'incubation. "Pour notre premier appel à projet, nous avons reçu 40 candidatures et retenu cinq projets, explique Léa Dégardin, en charge de cet incubateur. On a privilégié la qualité à la quantité, avec le meilleur accompagnement possible." Les jeunes pousses (dont certaines sont hébergées par ViaID) sont suivies six mois, avec l'objectif de peaufiner et tester leur produits et services. "Si elles veulent lever des fonds durant cette période, elles s'engagent à discuter avec Via ID en priorité", ajoute Jean-François Dhinaux.

 

Via ID a pour l'instant un portefeuille de start-up 100% français mais veut regarder davantage de dossiers étrangers. "A l'avenir, nous aurons 70% de projets hors de France", assure Jean-François Dhinaux. Via ID dispose déjà d'un bureau à San Francisco et compte un ouvrir un en Asie d'ici fin 2016. Au regard du peu de fonds entièrement dédiés à la mobilité dans le monde, le bras armé du groupe Mobivia a une belle carte à jouer.

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