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Les big data sont aussi dangereuses que prometteuses, prévient le patron de Novartis

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Vu ailleurs Dans une interview au quotidien suisse Le Temps, Joe Jimenez, le patron de Novartis, numéro un mondial de l’industrie pharmaceutique, revient sur son partenariat avec Google. Et donne son point de vue sur la révolution engendrée par les big data dans la santé.

Les big data sont aussi dangereuses que prometteuses, prévient le patron de Novartis
Les big data sont aussi dangereuses que prometteuses, prévient le patron de Novartis © Novartis AG - Flickr - C.C

Le partenariat entre Google et le numéro un mondial de la pharmacie, Novartis, avance bien, soutient Joe Jimenez, le patron du laboratoire suisse dans une interview accordée au journal Le Temps samedi 5 septembre. Annoncé il y a plus d’un an, la collaboration entre les deux groupes dans la santé devrait notamment donner naissance, d’ici quatre ans, à une lentille intelligente permettant de corriger la vision de personnes presbytes. "Le calendrier est tenu et nous développons déjà un prototype de lentille technologique qui devrait être testé sur l’homme en 2016", précise Joe Jimenez.

 

Mais comment s’assurer que le géant de la Silicon Valley ne fasse pas d’utilisation contestable des précieuses données de santé ? "Nous mettons en place des contrôles stricts afin de s’assurer que la sphère privée soit respectée avec les produits Novartis, répond le patron du laboratoire. C’est une condition sine qua non rattachée à chaque projet."

 

Impérativement respecter la sphère privée 

Aux yeux de Joe Jimenez, les big data pourraient transformer la recherche médicale en permettant de mieux cibler certains cancers. Le séquençage du génome permet en effet de mieux connaître le mécanisme de développement de certaines maladies. Tandis que l’analyse sur du long terme des données des patients devrait aider à comprendre pourquoi un médicament s’est révélé efficace chez certains.

 

Mais le directeur général de Novartis le reconnaît : les big data ont leur limite dans la santé. "L’industrie doit être très prudente avec la récolte massive de données, estime-t-il. Il s’agit de respecter absolument la sphère privée des patients. Si quelques cas de violation de la sphère privée devaient se produire, cela pourrait être préjudiciable à l’ensemble de l’industrie pharmaceutique." Nul doute que le français Sanofi, qui vient d'annoncer à son tour un partenariat avec Google, saura s'en souvenir également.

Gaëlle Fleitour

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