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Les bonnes fées du Lab RH : BPI Group, Pôle emploi... et deux ministres

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Ce n'est pas une, mais deux ministres, Axelle Lemaire et Myriam El Khomri qui ont honoré de leur présence la réunion organisée par le Lab RH et BPI Group, pour la signature... de leur partenariat. Un indicateur de la prise de la prise de conscience par le gouvernement de l'impact du numérique sur le travail et l'emploi ? Et que l'on n'a peut-être pas tout essayé, comme le pensait François Mitterrand....

Les bonnes fées du Lab RH : BPI Group, Pôle emploi... et deux ministres
Myriam El Khomri , minsitre du Travail et Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat chargée du numérique, à la signature du partenariat entre le Lab RH et BPI Group © JALLAL/SEDDIKI

Quand, en 1993, François Mitterrand déclara qu'on avait tout essayé contre le chômage, le président de la République évoluait dans un monde où l'on désignait Internet "d'autoroutes de l'information", selon l'expression popularisée par Al Gore. Autant dire la préhistoire pour les jeunes patrons de start-ups réunis jeudi 26 novembre par Le Lab RH (une association annonçant regrouper 100 start-up innovantes en matière de ressources humaines) et le cabinet BPI Group. Les deux organisations, qui annonçaient un partenariat, ont reçu la visite de pas moins de deux ministres : la ministre du Travail Myriam El Khomri et la secrétaire d'Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire.

 

Oubliée l'idée selon laquelle le numérique dévore le travail. La tonalité était plutôt au numérique va améliorer le fonctionnement du marché du travail sur fond de volontarisme et de technophilie un peu naïve. Ainsi, la ministre du Travail a considéré que les technologies développées par les start-up devraient contribuer à réduire le nombre d'emplois non pourvus, estimé à 330 000, soit autant de chômeurs de moins.

 

Accélérer la transformation numrique des PME

Si l'idée a été reprise par Axelle Lemaire, cette dernière y a rappelé d'autres enjeux majeurs : aider les PME et les ETI à accomplir leur transformation numérique - considérant que les grands groupes avaient compris la mutation en cours - et favoriser la formation tout au long de la vie. La secrétaire d'Etat du numérique a aussi insisté sur l'importance de l'innovation ouverte, qui doit prendre la forme de collaboration entre les grands comptes et les start-ups.

 

A cet égard, la démarche de Pôle Emploi, dont le directeur général, Jean Bassère accompagnait les deux ministres, a été cité en exemple des bonnes pratiques, notamment avec son application Emploi Store. L'organisme public a en effet préféré ouvrir et fédérer les initiatives existantes plutôt que de tout contrôler et développer lui même. D'où le satisfecit d'Axelle Lemaire : "Pôle emploi est exemplaire dans sa capacité à s'ouvrir à l'écosystème". Quelques heures auparavant, les deux ministres et le directeur général avaient visite le Lab de Pôle emploi, une sorte de start-up interne à l'opérateur public qui présentait deux applications développées en son sein : "la bonne boîte" et "la bonne formation".

 

Ouvrir les données de Pôle emploi

Mieux, Jean Bassère a promis aux start-up du Lab RH l'ouverture des données de Pôle emploi concernant "le marché du travail, les caractéristiques des demandeurs et des offres d'emploi. Nous sommes prêts à ouvrir au maximum", sous réserve de respecter la confidentialité des personnes a-t-il ajouté.

 

En attendant les applications, la ministre du Travail a estimé que "l'innovation améliore le service de l'emploi" et insisté sur l'interdépendance entre les start-up et les politiques publiques, estimant que si un acteur public ne pouvait pas développer seul les applications nécessaires, les start-up ne pouvaient pas se passer de la "légitimité de Pôle emploi" avant d'en appeler aux créateurs de start-ups "vous pouvez être les meilleurs soutiens de la modernisation du service public ".

En appeler au privé pour accélérer la modernisation de l'Etat, pas sûr que François Mitterrand l'aurait mis dans sa liste des méthodes à essayer.

 

BPI Group et Lab RH, un partenariat pour les entreprises
La présidente de BPI Group l'a indiqué d'emblée, le partenariat signé avec le Lab RH pour les trois ans à venir a pour objectif d'être "un accélérateur d'innovation ". Le cabinet de conseil en gestion des ressources humaines entend bien aider à implanter les outils développés par les jeunes pousses RH chez ses clients et souhaite "construire ensemble un lobbying constructif".
Les start-up rassemblées au sein du Lab RH ne visent pas seulement à rapprocher offre et demande de travail : on y trouve plus généralement des entreprises qui proposent des outils pour améliorer le bien être au travail, pour se former ou encore améliorer le dialogue social...
Du côté du Lab RH, Jeremy Lamri, le président et un des deux co-fondateurs, met l'accent sur la coopétition pour signifier que des start-up qui se font concurrence quotidiennement ont décidé de se réunir pour pousser la modernisation des RH. Son alter ego dans l'association Boris Sirbey a prévenu, si le Lab RH a la forme juridique d'une association, il se vit comme une association apprenante "Vous n'êtes pas au bout de vos surprises avec le Lab RH ! "

 

 

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