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Les cinq défis de la French Tech en 2016, selon Emmanuel Macron

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2015 a été une année d'accélération pour la French Tech… 2016 doit être celle de la confirmation, pour Emmanuel Macron, qui a défini cinq grands chantiers lors de ses vœux à la French Tech, le 29 janvier.

Les cinq défis de la French Tech en 2016, selon Emmanuel Macron
Les cinq défis de la French Tech en 2016, selon Emmanuel Macron © Sylvain Arnulf - L'Usine Digitale

"Ne perdez pas une once de votre ambition de votre envie, ne renoncez à rien, continuez !" En adressant ces mots aux forces vives de la French Tech, le 29 janvier à Paris, Emmanuel Macron se parlait aussi un peu à lui-même. Celui que l'on dit en guerre ouverte avec Manuel Valls, voire tenté de quitter le navire gouvernemental, est venu se nourrir de l'optimisme des innovateurs français, le temps d'une soirée à Bercy. Rien de tel qu'un bain de foule au cœur de cet auditoire conquis d'avance pour se remonter le moral.

 

Le ministre de l'Economie avait la scène pour lui tout seul, Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au numérique, ayant donné naissance à un petit garçon deux jours plus tôt. Lors de cette cérémonie de voeux, Emmanuel Macron a fixé les grands objectifs de la French Tech pour 2016… et au-delà.

 

Attirer et retenir les talents

Cinquante créateurs de start-up étrangers arrivent à Paris en ce début d'année pour y développer leur projet. C'est la toute première promotion du "French Tech Ticket", initiative menée en collaboration avec la mairie de Paris, visant à attirer des talents du monde entier. Les 50 néo-entrepreneurs seront reçus à l'Elysée début mars. "Nous devons garder les talents français, les faire revenir parfois, et faire venir des talents qui vont participer à la réussite de nos entreprises", résume Emmanuel Macron.

 

Inclure les ETI à la dynamique French Tech

"La French Tech ce n'est pas un seul secteur, ce n'est pas le numérique, et d'ailleurs le numérique n'est pas en soi un secteur, insiste le ministre de l'Economie. C'est d'abord l'esprit français, celui de l'entrepreneuriat qui nous pousse tous à aller plus loin". La French Tech n'est pas non plus réservée aux start-up, rappelle le ministre.

 

En 2015, la French Tech a travaillé à la mobilisation des grands groupes. 2016 sera davantage tournée vers les ETI (entreprises de taille intermédiaire), d'ores et déjà intégrée à la "charte d'open innovation" signée fin 2015. "On va formaliser avec les ETI une charte de bonnes pratiques avec les start-up, déclare le ministre. Ces ETI ont une culture entrepreneuriale, il est encore plus naturel pour elles que pour les grands groupes de travailler avec des start-up. Cela peut créer un effet d'entrainement et impulser un changement culturel".

 

Activer le levier des commandes publiques

"L'Ugap, l'organisme en charge des achats publics, sera désormais partenaire de la French Tech, annonce Emmanuel Macron. Partout en France, dans tous les secteurs, il faut mobiliser l'achat public de produits d'entreprises innovantes". Le ministre rappelle qu'une réforme a été conduite pour faciliter l'accès des start-up aux marchés publics "avec l'introduction de critères d'innovation, et plus seulement de coûts".

 

Libérer les investissements

"Pour grandir plus vite et plus fort", selon la formule du ministre, la priorité doit être donnée à l'accueil d'investisseurs étrangers et à la structuration de l'écosystème français. "La banque publique d'investissement joue son rôle. On a fait venir l'an dernier de grands capitaux-risques américains à Versailles. Il faut que l'on construise une industrie de VC (venture capitalists) française. Beaucoup ont joué le jeu : Partech, qui a ouvert son Shaker à Paris, Sofinnova et quelques autres. Il faut continuer, on a besoin d'eux et de fonds étrangers pour aller sur tous les marchés mondiaux".

 

Emmanuel Macron a aussi salué le financement par Xavier Niel de la Halle Freyssinet à Paris, futur plus grand incubateur du monde. Le fondateur de Free était d'ailleurs dans le salle aux côtés de Jacques-Antoine Granjon de Vente Privée.

 

Faire encore mieux au CES 2017

"Nous étions la deuxième délégation française au CES 2016, avec 190 entreprises dont 127 start-up. Je prends le pari que nous soyons la première, en 2017, devant les Américains et c'est tout à fait jouable. On peut et on va faire mieux", promet le ministre.

 

Faire mieux, c'est évidemment possible, mais dépasser la délégation américaine, cela semble compliqué sur l'ensemble du salon. Près de 1 900 entreprises américaines exposaient au CES 2016, contre 210 françaises, selon l'organisateur du CES Las Vegas. La Chine était aussi loin devant la France, avec plus de 1100 exposants, et les Allemands moins nombreux, mais avec une énorme visibilité dans les halls principaux grâce aux géants de l'automobile. La France peut néanmoins continuer à viser les sommets à l'Eureka Park, la section du salon dédié aux start-up.

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