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Les Français rejettent en bloc la voiture 100% autonome

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Étude Selon une étude réalisée par Opinion Way pour le compte de VMware, seuls 18% des Français trouvent un intérêt dans un véhicule qui serait complètement autonome. De plus, 56% des sondés déclarent ne pas vouloir utiliser un véhicule capable de se déplacer sans intervention humaine. 

Les Français rejettent en bloc la voiture 100% autonome
Les Français rejettent en bloc la voiture 100% autonome © Iyad Rahwan

Outre les barrières technologiques et réglementaires, le déploiement des véhicules autonomes dépendra aussi de leur acceptation sociale. Alors que constructeurs, équipementiers et géants du numérique investissent des centaines de millions de dollars dans la course au véhicule sans chauffeur, une étude réalisée par Opinion Way pour le compte de WMware montre que le grand public n'est pas encore prêt à sauter le pas, du moins dans l'Hexagone.

 

Selon l'enquête, menée auprès de 1005 personnes en France au mois de mai dernier, seuls 18% des sondés trouvent un intérêt dans un véhicule qui serait complètement autonome. L'étude indique que plus de la moitié d'entre eux (56%) n'utiliserait pas un véhicule capable de se déplacer sans intervention humaine. Plusieurs craintes expliquent ce rejet. 59% d'entre eux craignent que le véhicule autonome ne prenne pas la bonne décision. 46% des sondés évoquent aussi le manque de contrôle sur le véhicule, quand 45% ont peur d'avoir un accident. Viennent ensuite l'absence de plaisir de conduire (41%) et la peur que le véhicule soit piraté (40%).

 

La voiture 100% autonome n'arrivera pas de sitôt

Des craintes qui, finalement, demeurent tout à fait justifiées et qui mobilisent une grande partie des acteurs impliqués dans cette course. En France, par exemple, la gendarmerie nationale a monté l'observatoire central des systèmes de transports intelligents (OCSTI) pour comprendre, en collaboration avec les constructeurs, les différentes vulnérabilités de la voiture connectée et autonome dans une optique de prévention.

 

La bonne nouvelle, s'il doit y en avoir une, c'est que les Français ne pourront pas embarquer demain dans un véhicule 100% autonome. Il existe encore une grande distorsion entre la réalité terrain et les avancées technologies, d'un côté, et l'imaginaire construit autour d'un véhicule sans chauffeur, de l'autre, où le (non)conducteur pourrait s'asseoir dos à la route et mener toute une série d'activités sans se soucier de la circulation. Un scenario alléchant et souvent promu par les constructeurs, mais qui, selon le think thank Megacities Institute, ne devrait pas se produire avant 2026... voire 2030.

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

3 commentaires

Alzieu

05/08/2017 09h09 - Alzieu

Attention, l'étude ne dit absolument pas ça. Les français sont plutôt très proches d'adopter ces voitures selon les chiffres...

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Pierr.G

04/08/2017 19h11 - Pierr.G

Le problème n’est pas tellement technique mais répressif. On obligera les véhicules autonomes à respecter les limitations dans les villes ainsi une ville qui décide (comme Clichy) que toute la ville doit rouler à 10km/h. Je ne parle même pas de la multiplication des STOP abusifs (illégaux et que la gendarmerie cautionne). Audi entre autres a déjà commencé avec les avertisseurs radars. Que toutes les villes décident de limiter à 30 km/h avec des passages à 5 km/h à chaque passage piéton et il vous faudra 2 jours et demi pour aller de Paris à Cannes par l’ex national7. Egalement les déviations de 50 km pour rien parce qu’un petit élu le décidera. Cela reviendra à condamner l’ensemble de la population à quatre ans à huit ans de prison selon l’usage puisque c’est le temps supplémentaire qui sera perdu assis à ne rien faire en voiture. Faites le test de respecter scrupulusement les limitations de vitesse pendant 300 km. Cordialement

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Nico

04/08/2017 11h29 - Nico

On peut faire un parallèle avec l'aviation civile. Les probabilités d'un accident d'avion ont beau être plus faibles que celle d'un accident de la circulation, il y a encore beaucoup de gens qui ont peur de l'avion et qui paradoxalement n'ont pas peur de traverser la rue voire même d'avoir un comportement à risques sur la route. Le sentiment un peu puéril qu'on maîtrise son destin parce qu'on a les commandes du véhicule est encore très présent, quand bien même on est loin de maîtriser tous les paramètres. Il va donc falloir s'inspirer de l'aviation pour convaincre : normes de sécurité, tests, et communication.

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