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Les investisseurs californiens se protègent contre les entrées en Bourse ratées des licornes

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Vu ailleurs De plus en plus d'investisseurs de la Silicon Valley se protègent contre les entrées en Bourse "ratées" des licornes. Comme l'explique le Wall Street Journal, ils imposent aux start-up auxquelles ils apportent des fonds des clauses dans les contrats. Elles leur permettent par exemple de bloquer l'entrée de la société sur le marché public si le prix des actions est trop faible.

Les investisseurs californiens se protègent contre les entrées en Bourse ratées des licornes
Les investisseurs californiens se protègent contre les entrées en Bourse ratées des licornes © GP Bullhound
Tous les entrepreneurs font la nuit des rêves peuplés de licornes. Accéder au club très très privé des start-up non cotées valorisées plus d'un milliard de dollars est presque devenu un but en soi. Cela permet notamment de faire connaître son entreprise au public. 
 
Conscients de ce phénomène, les investisseurs ont des moyens de pression pour imposer aux jeunes pousses des clauses qui leurs sont favorables dans les contrats, avant de leur accorder des fonds. 
 
des clauses de plus en plus présentes dans les contrats
Grâce à ces clauses, ils se protègent notamment contre la santé vacillante des marchés financiers, où les entrées en Bourses de sociétés de la tech sont en ce moment souvent moins lucratives que prévu. Square, Hortonworks et Box sont entrées en Bourse en 2015 à un prix par action inférieur à celui qu'avaient payé les derniers investisseurs privés. 
 
Selon une étude sur les opérations financières investisseurs/licornes réalisée par le cabinet d'avocats Fenwick & West, et reprise par le Wall Street Journal, ces clauses de protection contre les aléas des marchés financiers sont de plus en plus souvent présentes : elles figuraient dans 25% de ces contrats au deuxième trimestre 2015, dans 35% au troisième. Sur les douze tours de table effectués par des start-up valorisées plus d'un milliard de dollars au quatrième trimestre, 50% incluaient des clauses de ce type. 
 
Square a dû payer l'équivalent de 93 millions de dollars à ses investisseurs
Les investisseurs peuvent par exemple imposer à la start-up que le montant collecté lors de sa future entrée en Bourse soit au moins aussi élevé que celui sa dernière levée de fonds, sans quoi l'opération est bloquée. Ils ont également la possibilité de demander à recevoir des actions supplémentaires si l'entrée en Bourse est moins lucrative que le dernier tour de table. 
 
La fintech spécialiste du paiement mobile Square s'est ainsi engagé lors de sa dernière levée de fonds à réaliser une entrée en Bourse au prix minimal de 18,56 dollars par action. Mais lorsqu'elle est effectivement devenue publique en novembre, chacune de ses actions n'a rapporté que 9 dollars. Pour compenser, elle a dû verser l'équivalent en actions de 93 millions de dollars à ses investisseurs. 
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