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Les logiciels dans la campagne des municipales : Digitalebox, l'organisateur de communauté à la française

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Dernier volet de notre série consacrée aux outils numériques dans la campagne des municipales. Aujourd'hui,  Digitalebox, start-up française qui tente de se faire une place sur le marché des "organisateurs de communautés" face à des concurrents américains très actifs.

Les logiciels dans la campagne des municipales : Digitalebox, l'organisateur de communauté à la française
Les logiciels dans la campagne des municipales : Digitalebox, l'organisateur de communauté à la française © Digitalebox

Aux Etats-Unis, le marché des organisateurs de communautés (community organization system) est en pleine ébullition. Nation Builder multiplie les levées de fonds, de nouveaux acteurs émergent chaque mois ou presque et parviennent à attirer de nombreux investisseurs.  Mais ces géants en devenir n'écrasent pas encore le marché mondial et il reste de la place pour des acteurs européens. La start-up Digitalebox, créée en août 2013 à Neuilly-sur-Seine, se positionne sur ce créneau, aussi bien pour les ONG, administrations, collectivités locales et staffs de campagnes électorales.

pour pros de la communication

Dans sa configuration "politique", le logiciel permet aux équipes de campagne de gérer et d'enrichir un carnet d'adresses mis à jour en temps réel, coordonner et faire grandir leur communauté sur les réseaux sociaux, expédier des messages ciblés. Il n'est pas vendu directement aux équipes de campagne, mais à des agences de communication.

Pour ces élections municipales 2014, cinq candidats l'ont adopté, aussi bien dans des petites villes (comme Bures-sur-Yvette, en région parisienne) que dans des grandes (Grenoble). L'équipe de Digitalebox veut proposer la meilleure plateforme possible sur le plan technique, mais ne dispense pas de conseils en communication politique ou d'expertise sur la stratégie. "Ce sont nos partenaires, agences web, sociétés de communication, qui s'en chargent", précise Vincent Moncenis, fondateur. Un gage de neutralité, selon lui.

ciblage équilibré

Pour le jeune entrepreneur, à l'image du "cloud souverain",  la France doit se doter d'outils de social CRM (Custom relationship management), de modération, d'analytics et de cartographie Made in France. Digitalebox répond en partie à ces besoins. "L'outil est parfaitement dimensionné pour les campagnes françaises, plaide-t-il. Le modèle de 'data' à l'anglo-saxonne n'est pas le même que le nôtre. Notre outil respecte à la lettre les recommandations de la Cnil". L'objectif n'est pas de sur-cibler les électeurs, ni de collecter leurs données personnelles à leur insu. "Toutes les données collectées ont fait l'objet d'un opt in (d'un consentement préalable, NDR). C'est très important, car si un produit est ressenti comme intrusif, l'audience potentielle va s'enfuir et les clients viendront se plaindre".

des candidats mieux préparés

Cette campagne 2014 marque une appropriation des outils numériques par les candidats, constate le fondateur de Digitalebox. "Je suis persuadé que cette campagne des municipales est réussie. Un bond a été franchi, du point de vue technique. Avant, la campagne digitale relevait du bricolage : le candidat confiait le compte Facebook à son fils, le compte Twitter à sa fille. Aujourd'hui, l'offre est plus structurée, les candidats sont sensibilisés et la France dispose d'une large palette de compétences". Rendez-vous en 2020 pour une campagne 3.0 ?

Sylvain Arnulf

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