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Les maths et la simulation numérique auraient trouvé une neuvième planète au système solaire

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Vidéo L'astronomie ne se limite pas qu'à l'observation de la voûte céleste, la simulation y joue aussi un rôle majeur. En témoigne les travaux de chercheurs du Caltech qui, par des modélisations mathématiques, pensent avoir découvert l'existence d'une mystérieuse neuvième planète, jamais observée jusqu'ici.

 

Près de 10 ans après la décision de l'Union astronomique internationale d'enlever à Pluton son statut de planète, deux chercheurs de l'Institut technologique de Californie (Caltech) annoncent dans une publication datée du 20 janvier que le système solaire pourrait finalement bien en avoir neuf. La situation est d'autant plus ironique que l'un de ces chercheurs n'est autre que Mike Brown, dont la découverte d'Eris (une planète naine plus massive que Pluton) en 2005 a directement contribué à la déchéance de Pluton. Mais les astronomes n'ont pas simplement changé d'avis. Ils ont déduit à l'aide de simulations informatiques complexes la possible existence d'une autre planète, inconnue jusqu'ici.

 

Ils sont arrivés à cette conclusion saisissante en cherchant à expliquer le comportement d'objets célestes distants se trouvant au-delà de l'orbite de Neptune, dans la ceinture de Kuiper. Cette même ceinture dont Pluton garde en quelque sorte l'entrée. Six de ces objets possèdent des orbites elliptiques pointant vers le même endroit, une similitude dont la probabilité est d'un pourcent. Mais ils sont aussi inclinés de la même manière, à 30° dans la même direction, et là, la probabilité n'est plus que de 0,007% qu'il ne s'agisse que d'une coincidence. Plus troublant encore, les simulations réalisées prédisent la présence d'objets célestes à l'orbite perpendiculaire à celles des planètes... Et quatre objets de ce type ont justement été détectés ces dernières années. L'influence gravitationnelle de cette neuvième planète expliquerait ces données.

 


En orange, l'orbite de la 9e planète ; en violet, celles des six objets de la ceinture de Kuiper impactés ; en bleu, celles des objets perpendiculaires au système solaire

 

Cette nouvelle planète serait hors du commun. Sa masse serait 10 fois supérieure à celle de la Terre, et son orbite se situerait en moyenne 20 fois plus loin du soleil que celle de Neptune. Elle ne ferait qu'un tour autour du soleil tous les 10 000 ou 20 000 ans. Mike Brown n'était à l'origine pas convaincu par l'hypothèse qu'une nouvelle planète, jamais observée jusqu'ici malgré tous les efforts déployés (notamment ceux du télescope WISE de la Nasa), soit à l'origine de ces anomalies. C'est pour cette raison qu'il a fait appel à Konstantin Batygin, un théoricien dont l'approche mathématique ferait fi des préconceptions. Reste maintenant à la communauté scientifique à confirmer cette hypothèse par une observation directe, ou à l'infirmer en trouvant une meilleure théorie.

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