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Mais au fait, "fintech", ça veut dire quoi ?

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Les fintech ne sont pas de banals éditeurs de logiciels financiers : via les nouvelles technologies, ces start-up transforment profondément les usages dans les métiers de la finance, souligne l'entrepreneur Guillaume-Olivier Doré, qui donne à L'Usine Digitale sa définition de ce terme souvent mal employé. 

Mais au fait, fintech, ça veut dire quoi ?
Mais au fait, "fintech", ça veut dire quoi ? © DR

Guillaume-Olivier Doré est formel : "on utilise aujourd'hui le mot fintech à tort et à travers." Pour cet entrepreneur, qui co-organisait le 7 octobre l'évènement Fintech Bordeaux, le grand public confond de simples sociétés de services financiers avec les vraies fintech, des jeunes pousses qui modifient la chaîne de valeur, grâce à une innovation technologique.

 

"C'est cette rupture technologique et d'usage qui caractérise la fintech", insiste ce financier, qui a aussi co-fondé Viadeo. "Aux Etats-Unis, là où ce terme a été inventé, il ne désigne que des jeunes pousses qui modifient véritablement les façons de faire."

 

Les plates-formes de crowdfunding sont bien des fintech

 

Les entreprises de crowdfunding méritent bien leur appellation de fintech selon cette définition : elles permettent à un acteur économique (particulier ou entreprise) de se financer. Mais grâce à leurs plates-formes web, plus besoin de passer par les banques, dont c'était traditionnellement le métier : les fonds peuvent être directement collectés auprès du grand public.

 

D'autres sociétés, comme certains éditeurs de logiciels financiers qui existent parfois depuis des dizaines d'années, surfent sur la vague pour se faire connaître. Ils s'auto-qualifient de fintech, alors qu'ils ne changent pas fondamentalement la donne. Sauf s'ils utilisent le boom du mobile et la nouvelle puissance de calcul informatique pour mettre ces outils réservés aux banques et aux grandes entreprises dans les mains du quidam, par exemple.

 

Pour que ces nouvelles façons de faire soient adoptées facilement par le grand public, il faut que la technique s'efface au profit de l'usage. "La technologie ne doit pas se sentir, si le client la voit, c'est que le produit ou le service est raté. Pour réussir, les fintech doivent concevoir des outils très simples, c'est ce qui est le plus difficile", complète Jérôme Traisnel, président et cofondateur de la start-up de paiement en ligne Slimpay. 

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