Actualité web & High tech sur Usine Digitale

[MWC 2017] Copsonic exploite les ultrasons pour le paiement de proximité... mais pas que !

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

170 entreprises françaises exposeront sous le pavillon French Tech au Mobile World Congress de Barcelone, qui se déroulera du 27 février au 3 mars 2017. A 10 jours du coup d'envoi, L'Usine Digitale vous propose de découvrir les innovations de dix pépites tricolores. Découvrez aujourd'hui la start-up Copsonic, qui utilise les ondes acoustiques pour des applications de paiement, de géolocalisation ou encore pour faire parler les objets. 

Copsonic exploite les ultrasons pour le paiement de proximité... mais pas que !
[MWC 2017] Copsonic exploite les ultrasons pour le paiement de proximité... mais pas que ! © Capture d'écran

Il n'y a pas que la technologie NFC qui permet de réaliser des paiements sans contact. Longtemps négligées, les ondes acoustiques, elles aussi, peuvent être exploitées. C'est d'ailleurs le credo de Copsonic, une spin-off de l'entreprise familiale Secom, basée à Montauban (Tarn-et-Garonne).

 

Un fichier audio chiffré

Dirigée par Emmanuel Ruiz, la start-up a breveté une technologie qui permet de transférer des informations de manière sécurisée entre deux appareils grâce aux ultrasons. Comment cela fonctionne ? "Le premier appareil diffuse une fichier audio chiffré sur des fréquences situées entre 18 et 21,5 kHz. De l'autre côté, un appareil doté d'un microphone entend cet ultrason et un logiciel installé sur le dispositif ou dans le cloud permet de déchiffrer le message", expose l'entrepreneur spécialiste du traitement du signal et des effets spéciaux sur les ondes acoustiques.

 

Copsonic explique se démarquer des autres solutions grâce au Codec qu'elle a mis au point. "Le codec définit la manière dont on module l'information entre l'émetteur et le récepteur", explique Emmanuel Ruiz. "Le nôtre permet de transmettre plus d'informations (entre 150 et 3500 bits/seconde) de manière sécurisée", poursuit-il, en précisant qu'une attaque par une approche de rétro-ingénierie est extrêmement difficile à réaliser "car deux messages très différents captés par un oscilloscope se ressembleront comme deux gouttes d'eau".

 

Une technologie universelle

Pourquoi développer une telle technologie alors que de plus en plus de smartphones sont compatibles avec la technologie NFC ? "Aujourd'hui, seuls 45% des smartphones sont compatibles NFC. Et, même si ce taux d'équipement est en augmentation, en 2020 on comptera encore 5 milliards de téléphones mobiles basiques, donc non équipés", argue l'entrepreneur, mettant en avant la dimension universelle de son approche.

 

Autre argument : la technologie permet d'appréhender des applications, non permises par la technologie NFC. Exemple avec un site marchand. Aujourd'hui les systèmes d'authentification forte exigent un second mode d'authentification par l'envoi d'un code via un SMS. Or, le National institute of standards and technology (NIST) a récemment déconseillé le SMS pour l'authentification à double-facteur. C'est ici qu'intervient Copsonic : "Lorsqu'un internaute veut effectuer un achat en ligne et qu'il se trouve sur la page du formulaire pour renseigner les coordonnées de sa carte bancaire, la page web va émettre un ultrason que son smartphone va écouter. Le même code va être envoyé au serveur de Visa ou de Mastercard", détaille le fondateur. Ce procédé permet, à la fois, de remplir automatiquement le formulaire et de valider la transaction. "Le tout en 15 secondes, contre deux minutes avec une approche traditionnelle par SMS", garantit Emmanuel Ruiz. La fonctionnalité est actuellement testée par trois banques françaises et une dizaine en Europe de l'Est.

 

Améliorer la géolocalisation indoor et faire parler les objets 

La start-up travaille également avec un spécialiste de la géolocalisation indoor et un opérateur pour des applications en grandes surfaces. "Ce sont des environnements métalliques et à la différence d'autres technologies, les ultrasons ne sont pas perturbés par le phénomène physique de cage de Faraday", observe l'entrepreneur. Grâce à une approche par triangulation, couplée à l'utilisation d'algorithmes, la technologie de Copsonic permet de géolocaliser un client dans un rayon du magasin avec une précision de 30 cm. Un atout de taille pour les distributeurs et marques qui souhaitent envoyer des offres promotionnelles très ciblées. Incubée au sein de l'Airbus BizLab, situé à Toulouse, l'entreprise développe aussi des applications pour permettre à différents éléments d'un cockpit d'avion de communiquer entre eux.

 

Copsonic compte aujourd'hui  30 collaborateurs et aurait enregistré, en 2016, un chiffre d'affaires de 350 000 euros. Pour l'exercice 2017, elle espère franchir le cap du million d'euros et gonfler la taille de ses effectifs jusqu'à 50 personnes. Une croissance qui ne sera permise que si elle parvient à finaliser un tour de table. "Nous cherchons à lever entre 5 et 10 millions d'euros", confie Emmanuel Ruiz. 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale