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Nest, Fitbit et les autres convoitent entreprises et administrations

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Les géants du quantified self et des objets connectés veulent développer leur orientation B2B en permettant aux pros d'exploiter les données produites par les particuliers, analyse le magazine Forbes.

Nest, Fitbit et les autres convoitent entreprises et administrations
Nest, Fitbit et les autres convoitent entreprises et administrations

Si les géants américains du quantified self veulent faire entrer les bracelets de fitness et autres objets connectés dans tous les foyers du monde, ce n'est pas uniquement pour récupérer un maximum de données personnelles individualisées, mais pour générer une masse de données collectives.

A côté du "quantified self" (la mesure de soi) qui vise le grand public, les fabricants d'objets connectés veulent  surtout développer le "quantified  other" (la mesure de l'autre), explique le magazine Forbes. C'est finalement une autre façon de nommer le "big data" en opposition aux "données personnelles".

l'e-santé en entreprises

Quels services les fabricants veulent-ils développer dans le cadre de ce que Forbes nomme le "quantified other" ? Le magazine américain énumère plusieurs exemples. "Vos données personnelles combinées à celle de milliers d'autres permettent de s'attaquer à des problèmes majeurs : réduire les dépenses des entreprises liées à la santé ou épargner à une collectivité locale la construction d'une unité de production électrique".

Des entreprises telles que BP fournissent gratuitement des bracelets de fitness "Fitbit" à leurs employés. Objectif : améliorer leur bien-être, donc réduire les dépenses de santé liées aux arrêts maladie ou renégocier à la baisse le coût des mutuelles d'entreprises, par exemple. Certaines compagnies d'assurance américaines proposent des tarifs moins élevés pour les personnes équipées de "trackers" d'activité et pratiquant régulièrement la marche, le vélo ou la course à pied.

smart grids

Autre illustration du phénomène : la start-up Nest (rachetée par Google), qui a mis au point un thermostat intelligent, propose aux gestionnaires de réseaux électriques d'agir sur une partie de son parc d'appareils en cas de pic de chaleur ou de froid. "Les sociétés comment Nest capitalisent sur les terraoctets de données qu'elles engrangent, et surtout bénéficient d'un cadre fiscal avantageux pour les administrations qui les incite à engager des programmes d'économies d'énergie", explique Forbes. Le consommateur est gagnant puisque l'administration lui reverse annuellement une somme correspondant à l'énergie économisée.

Le fondateur de Nest estime que les revenus liés aux services dépasseront bientôt le produit des ventes de ses thermostats. Mais il faudra pour cela qu'il entre dans davantage de maisons américaines : il équipe actuellement moins de 1% des foyers aux Etats-Unis. Forbes rappelle que des  projets similaires de "smart grids" lancés en 2008 par Microsoft et Google avaient été interrompus en 2011 "par manque d'intérêt du public".

Lire l'article "The quantified other : Nest and Fitbit chase a lucrative side business" sur le site de Forbes
 

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