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Numérique contre pollution : il y a de la donnée dans l'air

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Alors que Plume Labs a lancé ce 14 mai la version mobile de son "Air Report", d'autres start-up françaises veulent utiliser l'analyse de données pour lutter contre la pollution. Quelques-unes ont pitché à Paris lors de l'événement "Numérique vs Pollution", organisé par l'association Respire et Plume Labs.

Numérique contre pollution : il y a de la donnée dans l'air
Numérique contre pollution : il y a de la donnée dans l'air © Sylvain Arnulf - L'Usine Digitale

Le numérique est-il une source de pollution ou peut-il être un allié de la cause environnementale ? Pour Romain Lacombe, le fondateur de la start-up Plume Labs, le numérique est moins un problème qu'une partie de la solution. Le fondateur de la start-up Plume Labs, qui vient de lancer la version mobile de son "Air Report", a porté cette conviction lors d'un événement organisé à Paris ce 13 mai, aux côtés de l'association Respire, qui milite pour la mise en place de politiques ambitieuses de prévention de la qualité de l'air. "La pollution n'est pas une fatalité, a déclaré l'un des dix "jeunes innovateurs français de moins de 35 ans" repérés par le MIT : "On peut développer des solutions pratiques, à utiliser au quotidien, pour s'informer et agir." Plusieurs start-up ont présenté quelques-uns de ces solutions, le plus souvent basées sur l'analyse de données, parfois en lien avec des objets connectés.

prédire la mobilité urbaine

Les start-up françaises Qucit et Karos en sont deux exemples. Toutes deux s'appuient sur l'analyse prédictive pour repenser la mobilité urbaine. La première, venue de Bordeaux, utilise le big data comme une arme pour façonner des villes "moins gourmandes en énergie, en temps et en air." Sa technologie d'analyse prédictive est par exemple mise à contribution pour éviter l'engorgement du système de vélos en libre-service bordelais. L'objectif, en anticipant les mouvements de population, est de permettre aux habitants de dénicher plus facilement un deux-roues en libre-service et d'éviter de se retrouver face à une station vide.

Apprendre les habitudes

Karos repose sur la même idée, mais pour le covoiturage. Les utilisateurs, dans un premier temps, n'ont qu'à télécharger l'appli sur leur smartphone. Celle-ci "tourne" en tache de fond en permanence et son algorithme analyse chacun de leurs trajets quotidiens. Après avoir appris leurs habitudes, l'application va leur proposer une solution de covoiturage sur-mesure en les rapprochant d'utilisateurs au profil similaire qui se rendent au travail dans un véhicule aux sièges vides. "C'est le covoiturage magique, sans contrainte et sans changer ses habitudes", avance Olivier Binet, créateur de la société.

Le boîtier Akolyt de la start-up Drust analyse lui aussi le comportement du conducteur d'un véhicule… pour mieux lui prodiguer des conseils en matière d'éco-conduite. La solution permettrait aux conducteurs les plus attentifs aux conseils de leur coach virtuel d'économiser jusqu'à 30% de carburant. L'appli utilise les techniques de la gamification pour créer une émulation entre les différents conducteurs d'un véhicule et enclencher une dynamique positive.

Un effet cop 21 ?

L'événement Numérique vs Pollution a présenté d'autres jeunes pousses qui agissent, directement ou indirectement, sur la pollution atmosphérique, visuelle, sonore. C'est un business d'avenir et une préoccupation d'actualité, alors que la France accueille en fin d'année la Conférence mondial sur le climat COP 21.

Sylvain Arnulf

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