Actualité web & High tech sur Usine Digitale

OfficeRiders transforme les appartements inoccupés la journée... en espaces pour les professionnels

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Créée en 2015, la start-up OfficeRiders s'inscrit dans le mouvement de l'économie collaborative.  Elle met en relation les entreprises et les indépendants à la recheche d'un espace de travail avec les particuliers qui disposent d'espaces libres en journée.  

OfficeRiders transforme les appartements inoccupés la journée... en espaces pour les professionnels
Pour trouver facilement le prochain espace où vous travaillerez seul ou accompagné. © OfficeRiders presskit

C’est en partant d’un constat que Florian Delifer a créé OfficeRiders, entreprise dont il est aussi le CEO : “A San Francisco, où les loyers sont élevés, j’habitais dans une colocation et, la journée, on travaillait dans le salon”. A partir de cette expérience, il réalise que la moitié des appartements en ville est partiellement ou totalement inoccupée pendant la journée. D’où l’idée de rassembler cette offre d’espaces disponibles sur un site Internet.

 

Une demande en forte croissance

La demande est là, avec le développement du nombre de travailleurs nomades et des indépendants. Le site Internet, lancé en mai 2015, recense désormais des offres d’espaces dans une dizaine de villes françaises parmi les plus importantes. Aujourd’hui, la majorité des transactions continue de concerner l’agglomération parisienne. Plusieurs usages ont été retenus : on peut proposer son appartement pour des coworkers, pour l’organisation d’un événement, d’une réunion ou encore d'un tournage. Car la demande a quelque peu changé depuis le lancement : alors que le modèle avait été pensé plutôt pour les indépendants, le fondateur d’OfficeRiders indique qu’il a vu des grandes entreprises faire appel à ses services. Parmi les références que l’on trouve sur le site Internet figurent Google, Samsonite ou encore Chanel… Tous ceux qui réservent des bureaux ont le nom de "riders" dans le langage maison, les personnes mettant tout ou partie de leur maison à disposition contre argent sont les "hôtes". 

 

La demande est si forte que le CEO de l’entreprise assure avoir eu en un mois de 2017 autant d’activité qu’au cours de l’année de lancement. Des espaces  peuvent être utilisés, par exemple pour donner une formation : c'est ce que font certains coachs à la recherche de lieu former une équipe de commerciaux. Cela peut être aussi une grande entreprise qui veut sortir des salariés du cadre habituel le temps d’un séminaire de créativité.  

 

Moins de contraintes qu'avec les particuliers

Pour celui qui propose un appartement, l’avantage de la formule est d’être très souple : on peut accueillir un tournage pendant quelques jours et une réunion pendant trois jours pendant une année”, explique Florian Delifer. La personne qui propose un lieu connaît moins de contraintes que celle qui reçoit des particuliers dans un modèle comme celui d’Airbnb. Si des personnes occupent les lieux plus de quatre mois, le domicile n’est plus considéré comme le domicile principal et l’activité doit être déclarée en mairie. Cette obligation ne s’applique pas à la mise à disposition d’un appartement la journée pour des personnes qui travaillent, assure-t-on chez OfficeRiders.

 

Sur le site Internet de la start-up, on trouve des lieux d’habitation mais aussi des lieux davantage destinés à des usages professionnels. On peut louer un espace dans une galerie ou un théâtre pendant la journée.  Cela procède de la volonté de la start-up de diversifier l’offre. Diversification toujours, avec l’offre de services pour accompagner la réservation et pour être davantage qu’une plateforme de mise en relation entre offre et demande d’espaces de travail. “C’est aussi un moyen d’augmenter le panier moyen”, complète Florian Delifer. Parmi les services, figurent la restauration par exemple. L’entreprise va aussi accentuer sa communication sur son offre et ses avantages dans 4 ou 5 villes parmi les plus importantes hors Paris.

 

Plus de services pour plus de recettes

OfficeRiders se rémunère via une commission sur les transactions, soit 10 % du prix réparti entre 3 % à la charge du rider (celui qui occupe provisoirement l’espace) et 7 % payés par l'hôte. La commission est portée à 15 % sur les services en extra. OfficeRiders a levé 500 000 euros en 2016. De quoi améliorer l’expérience utilisateur de son site Internet (en responsive, pas d’appli pour le moment). Désormais, la réservation peut se faire depuis une seule page et la start-up a développé un chatbot pour accompagner la personne à la recherche d’un espace.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale