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Orange parie sur le "phygital" et les fintechs pour son offre Orange Bank

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Lors du Paris Fintech Forum, qui se déroule au Palais Brongniart les 25 et 26 janvier, Stéphane Richard a donné quelques détails sur Orange Bank, son offre de banque mobile, dont le coup d'envoi est imminent. Pour "disrupter le marché", l'opérateur mise sur une approche hybride, grâce à son réseau de boutiques physiques, et sur la créativité des fintechs. 

Orange parie sur le phygital et les fintechs pour son offre Orange Bank
Orange parie sur le "phygital" et les fintechs pour son offre Orange Bank © Eric Gaillard / Reuters

Pouvez-vous nous en dire plus sur le lancement d'Orange Bank ? Invité à la deuxième édition du Paris Fintech Forum, qui se tient les 25 et 26 janvier 2017 au Palais Brongniart, Stéphane Richard a choisi de botter en touche : "Il faut savoir préserver le mystère et créer une attente", a-t-il répondu à Laurent Nizri, l'organisateur de la manifestation, en invoquant les nouveaux codes de communication.

 

Si le lancement de la banque mobile d'Orange se fait attendre (l'opérateur a communiqué pour la première fois sur ce sujet en 2013 et aurait repoussé le lancement, initialement prévu en février 2017), le coup d'envoi devient imminent. "Dans quelques semaines, on va lancer notre banque en France", a indiqué Stéphane Richard, en insistant sur le fait que ce nouveau service repose sur "des mois de préparation intensive" et bien entendu, sur la prise de participation, à hauteur de 65%, dans Groupama Banque.

 

Une Approche  "Phygitale"

Tout au long de son intervention, Stéphane Richard est donc volontairement resté assez flou sur la nature de l'offre. Il a toutefois donné quelques détails à l'audience. "Nous voulons être une vraie banque mobile, pas uniquement un système de paiement mobile. Cela existe déjà. Orange Cash compte déjà 450 000 utilisateurs", lance-t-il.

 

"Nous voulons proposer une expérience utilisateur hyper simple, hyper interactive, de nature digitale, mais aussi accompagnée d'un réseau physique", a-t-il poursuivi, soulignant l'importance de cette approche "phygitale". L'offre bancaire d'Orange s'appuiera donc sur les boutiques physiques de l'opérateur. Sur 650 magasins en France, 150 accueilleront ce nouveau service. Aucun recrutement n'a été nécessaire pour assurer la distribution de cette nouvelle offre, indique le patron d'Orange, mais 1000 personnes en interne ont suivi une formation particulière "au conseil et à la vente de ces produits".

 

Une Offre disruptrive construite en mode start-up

"Jusqu'à présent nous étions en mode défensif, nous nous contentions de contrer l'arrivée de nouveaux opérateurs. C'est la première fois dans notre histoire que nous ne sommes pas dans un rôle d'opérateur historique, mais que nous nous positionnons comme celui qui vient disrupter", se félicite-t-il. Avant de préciser : "Dire que nous allions être le Free de la banque était une maladresse de langage".

 

Stéphane Richard promet toutefois des prix très compétitifs et une approche disruptive, car construite à partir d'une page blanche. "Cela donne une fraicheur qui est celle d'une start-up. On a fonctionné un peu comme une start-up et nous allons essayer de garder cet état d'esprit le plus longtemps possible", assure-t-il.

 

Regrouper les services des fintechs à travers des API

Dans cette optique, l'offre bancaire d'Orange s'appuiera sur l'écosystème des fintechs. Stéphane Richard évoque ainsi "une plate-forme de regroupement de fintechs, qui pourront nous apporter des innovations, des services, du crowdfunding". Orange entend "agglomérer" ces services à travers des API.

Après la France, l'offre devrait être déployée en Espagne, puis dans d'autres pays européens, comme la Belgique. Concernant les objectifs de résultat, Stéphane Richard explique avoir "des ambitions raisonnables". "Notre vision, à 5 ou 10 ans, n'est pas du tout de devenir à majorité une banque par rapport à nos activités télécoms", prévient-il. 

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