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Orée revisite l'écriture connectée avec le Stylograph

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Après ISKN, au tour du fabricant français Orée de proposer sa vision de l'écriture connectée. Son Stylograph adopte une autre philosophie et vise un public différent.

Orée revisite l'écriture connectée avec le Stylograph
Orée revisite l'écriture connectée avec le Stylograph © Orée

Après le come-back du vinyle dans la musique, le bon vieux stylo bille va-t-il faire son grand retour, à l'ère du smartphone et du stylet ? La start-up grenobloise ISKN a lancé le mouvement il y a quelques mois avec sa "Slate", qui permet de numériser l'écriture de n'importe quel stylo sur une feuille de papier standard. Orée, spécialiste français des accessoires high tech dans des matières nobles, livre sa propre interprétation de ce concept avec son Stylograph.

 

Un concentré de technologie de 52 grammes

Après un an et demi de travail, Orée a réussi à intégrer à ce stylo en cuivre de 52 grammes un processeur, de la mémoire et un module de communication Bluetooth low energy. Mais aussi une microcaméra, un accéléromètre et un gyroscope, afin de retranscrire finement le mouvement du stylo, et donc numériser le trait en temps réel. Orée s'est appuyé sur la technologie américaine, mais l'a améliorée pour la rendre plus performante.

 

 

 

 

Son stylo nécessite un papier spécial. Un carnet de notes élégant est fourni, avec un premier journal de 190 pages. Il faudra payer 25 euros pour une recharge de 190 pages supplémentaires. Orée prévoit un système d'abonnement pour les gros consommateurs de papier.

 

Là où ISKN s'adresse prioritairement à un public d'artistes et de graphistes, Orée assure que son stylo est taillé pour la prise de notes au quotidien. "Lors d'une réunion ou d'une session de brainstorming, il est facile de partager ses notes sous forme de PDF ou d'image", explique Julien Salanave, fondateur de l'entreprise. Une fonction permet d'importer du texte manuscrit dans un logiciel de traitement de texte, grâce à la reconnaissance de caractère. Elle fonctionne "à condition de ne pas avoir une écriture de médecin", plaisante le concepteur.

 

Séduire les geeks esthètes (et les autres)

Avec ce nouvel objet, Orée compte de nouveau séduire son public de fidèles, composé d'esthètes, qui cherchent de la technologie et du beau, de cadres supérieurs, de geeks. "L'expérience de contact du stylo et du papier restent fondamentale pour de nombreux utilisateurs", insiste Julien Salanave. "Cette ergonomie-là va rester. Ce que l'on veut, c'est créer des ponts entre les usages naturels, sans technologie, et le numérique."

 

C'est la ligne conductrice de l'entreprise, qui ces dernières années a travaillé sur le design des accessoires high tech pour mieux les intégrer à notre environnement quotidien. "Orée est une marque, pas un concept monoproduit", résume son fondateur. "On veut raconter une histoire, que l'on décline chaque année en un nouvel objet. On essaie de surprendre à chaque fois".

 

pré-lancement sur kickstarter

Cette alliance très "French Tech" de design, d'élégance et de technologie séduit particulièrement à l'étranger : les Etats-Unis sont le premier marché d'Orée, devant la France, mais la marque s'exporte aussi au Royaume-Uni, en Allemagne, au Japon, en Australie, au Canada… Orée peut actuellement vérifier sa notoriété internationale puisqu'une campagne de financement est en cours sur la plate-forme Kickstarter. Une façon "d'amorcer la pompe, de cristalliser le démarrage du produit, d'obtenir des retours de publics extrêmement pointus", plutôt qu'une simple recherche de fonds, de l'aveu de Julien Salanave.

 

Les 150 Stylograph proposés en prévente à partir de 300 dollars, devraient trouver preneur. Leurs acheteurs les trouveront au pied du sapin…. tandis que les retardataires devront attendre janvier 2016 pour le véritable lancement commercial du produit dans le réseau de vente, physique et digital, de la marque.

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