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Panasonic n'atteindra pas son objectif pour ses 100 ans

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Le géant japonais de l’électronique Panasonic voulait fêter son 100e anniversaire en franchissant le cap des 10 000 milliards de yens de chiffre d’affaires en 2018. Un objectif qu’il est contraint d’enterrer.

Panasonic n'atteindra pas son objectif pour ses 100 ans
Panasonic, le grand samouraï peine à sortir de sa léthargie © Maistora - Flickr - C.C.

En 2014, Panasonic se donne l’ambition de franchir le cap symbolique des 10 000 milliards de yens, l’équivalent de 88,8 milliards de dollars, de chiffre d’affaires sur son exercice fiscal 2018. Une façon pour le géant japonais de l’électronique de fêter son 100e anniversaire en 2018. Mais face au marasme persistant dont il est victime, il est contraint aujourd’hui d’abandonner cet objectif.

 

Les écoénergies, axe stratégique

Avec 254 000 personnes et un chiffre d’affaires de 7715 milliards de yens sur l’exercice 2015 clos le 31 mars, Panasonic constitue le deuxième groupe nippon d’électronique derrière Hitachi, mais devant Sony, Toshiba, Fujitsu, NEC et Mitsubishi Electric. Kazuhiro Tsuga, qui a pris les commandes du grand samouraï en avril 2012, a fait des écoénergies un axe stratégique de rebond après une chute de chiffre d’affaires de 16% et des pertes cumulées de 1526 milliards de yens sur les exercices fiscaux 2012 et 2013.

 

Pour atteindre son ambition de 10 000 milliards de yens de revenus en 2018, Panasonic fondait ses espoirs sur le développement des batteries dans les véhicules électriques et le bâtiment. Une manière de tourner la page de l’électronique grand public où il n’est plus en mesure de tenir tête aux Coréens et Chinois. Il fournit ses batteries notamment à Tesla. Mais ces marchés n’ont pas tenu leurs promesses. Il est obligé de se rendre à une évidence : il ne pourra pas atteindre son objectif.

 

La télévision, lanterne rouge

Sur l’exercice 2016 à clôturer le 31 mars, le chiffre d’affaires devrait dévisser de 0,5% à 7673 milliards de yens selon les prévisions de Thomson Reuters, et les analystes le voient atteindre seulement 8200 milliards de yens sur l’exercice 2018. Si le groupe d’Osaka reste dans le vert, il peine toujours à redresser sa télévision, son activité emblématique d’électronique grand public, déficitaire depuis six années consécutives. Mais pour Kazuhiro Tsuga, pas question de sortir de ce marché, dernier lien avec les foyers. Il en va de son avenir dans l’électronique grand public. Il partage en cela la même vision que son rival et compatriote Sony. Sauf que ce dernier a réussi à faire passer sa télévision au vert sur l’exercice 2015 après 11 années consécutives de pertes.

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