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Paris, Londres, San Francisco : Plume Labs sur tous les fronts contre la pollution

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Après avoir suivi le programme Impact USA, la start-up française Plume Labs vient d'intégrer le prestigieux accélérateur de Standford StartX. En parallèle, elle teste aussi son objet connecté Flow à Londres. Son fondateur Romain Lacombe espère nouer de nouvelles alliances pour démocratiser son appli de suivi de la qualité de l'air pour les grandes mégapoles mondiales.

Paris, Londres, San Francisco : Plume Labs sur tous les fronts contre la pollution
A San Francisco, la tech c'est tellement sacré qu'on pitche jusque dans les églises ! © Plume labs

La pollution de l'air est un phénomène global : Plume Labs, la start-up française qui veut crowdsourcer des données sur le sujet, doit logiquement avoir une dimension globale. Son fondateur Romain Lacombe s'en donne les moyens. Après avoir suivi le programme de dix semaines d'Impact USA à San Francisco, l'entrepreneur (diplômé de l'Ecole polytechnique et du MIT, co-fondateur de la mission etalab) prolonge son séjour en Silicon Valley.

 

Il vient d'intégrer pour dix semaines le prestigieux accélérateur StartX, de l'université de Stanford, dont le co-fondateur de Plume Labs, David Lissmyr, est d'ailleurs issu. Au cœur de la Vallée, StartX est une initiative à but non-lucratif. Son programme d'accélération est gratuit et n'implique pas de prise de participation dans la start-up. Ce qui ne l'empêche pas d'être l'un des accélérateurs les plus réputés au monde, avec des sessions de formation inspirante, du networking, de l'accompagnement personnalisé...

 

L'ambition intrenationale de Plume Labs

Pour Plume Labs, il s'agit de s'affirmer son ambition mondiale, en tissant des liens avec les géants du numérique. "Ils sont au contact de nos futurs utilisateurs", souligne Romain Lacombe. la start-up avait déjà collaboré avec Twitter sur une opération de publication de données en temps réel, à Londres, avec des capteurs posés sur des… pigeons. Plume Labs (qui compte une vingtaine de salariés à Paris) développe aussi une "skill" Alexa, permettant de publier des bulletins de santé de l'air sur les enceintes connectées d'Amazon. La jeune pousse veut désormais parler à d'autres géants technologiques pour disséminer l'information et recruter de nouveaux adeptes. Pour l'heure, elle ne communique pas sur son nombre d'utilisateurs actifs mensuels, mais l'application mobile a déjà été téléchargée plusieurs centaines de milliers de fois sur iOS et Android.

 

Le flow testé à Londres

Plume Labs poursuit également le développement de son objet connecté, doté de capteurs qui mesurent la qualité de l'air, le "Flow". Présenté au CES de Las Vegas, l'objet est actuellement en test à Londres. "C'est dans cette ville que se trouve le bureau de design avec lequel on collabore, Frog, et des partenaires scientifiques qui travaillent sur les sciences comportementales appliquées aux politiques environnementales", précise Romain Lacombe. Une centaine de personnes ont acheté le prototype du Flow et le testent en conditions réelles. "Ce sont des citoyens qui se sentent concernés par le sujet et qui veulent mieux le comprendre", explique le CEO. L'expérimentation vise notamment à mieux comprendre comment l'information sur la pollution est perçue et comment les utilisateurs réagissent. "On sait déjà que trois-quarts des utilisateurs actifs de l'app changent leur comportement sur la foi des données que nous publions", se félicite Romain Lacombe.


Alors que Donald Trump a annoncé la sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, le fondateur de Plume Labs espère que des nouvelles alliances vont voir le jour pour lutter contre le réchauffement climatique et la pollution de l'air. "On voit déjà des entreprises, des fondations et des grandes villes qui s'engagent", souligne-t-il. Romain Lacombe est aussi présent aux Etats-Unis pour parler à ces acteurs de dimension locale ou mondiale qui, à leur échelle respective, pourraient compenser les effets négatifs de la politique fédérale américaine.

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1 commentaire

Sophie

27/06/2017 09h32 - Sophie

Formidable et bravo. On regrettera juste cette mode ridicule que les pitchs de startup nécessitent de mal se fringuer. Comme si c'était signe qu'on est une vraie startup quand on sait ne pas montrer de respect vestimentaire pour ses interlocuteurs. C'est absurde. On voit plein de startups faire ainsi, en s'habillant nettement moins bien que ce qu'ils s'habillent normalement, parce que c'est devenu le dress code des pitchs. C'est une mode qui va changer car elle n'a pas de sens, bien au contraire je la pense contre-productive.

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