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Payname, du cobanking à la banque en ligne collaborative

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La start-up toulousaine Payname, spécialisée dans le cobanking, va installer son nouveau siège social et ses équipes à Saint-Elix-le-Chateau, à 50 km au Sud de Toulouse. Elle a pour ambition de devenir la première banque en ligne collaborative, dans un délai de 3 ans.

Payname, du cobanking à la banque en ligne collaborative
Eric Charpentier pose la première pierre symbolique du futur siège social de Payname, au Sud de la Haute-Garonne

Tout va très vite pour Eric Charpentier et sa société de cobanking, Payname. En mois de deux ans, la start-up toulousaine, qui a su anticiper l’explosion des usages collaboratifs, s’est imposée dans le paysage du paiement en ligne. Créée en avril 2013, Payname met en ligne sa première plateforme de paiement en ligne dès septembre 2014. Le projet cible initialement les particuliers. L’objectif est de faciliter et sécuriser leurs transactions.

 

"L’économie de partage a largement dépassé le phénomène de mode", souligne Eric Charpentier. Le site permet de payer en un clic des achats de particulier à particulier, en offrant du suivi de colis jusqu’à la livraison (l’acheteur n’est débité qu’à réception du colis, pour le vendeur, le paiement est garanti à l’expédition) ou des services à la personne, avec déclaration Urssaf et règlement des cotisations sociales. D’autres applications sont proposées, telles que la gestion de cagnottes en ligne. Les services sont gratuits pour les particuliers.

 

Début 2015, Payname s’est lancée sur le marché professionnel, avec deux nouvelles offres, l’une en direction des TPE, PME et associations, pour leur simplifier l’accès au paiement en ligne et la seconde plus ciblée en direction des sites de e-commerce, pour les accompagner dans la mise en place de sites marchands. La start-up se rémunère sur ces offres professionnelles, sur la base d’un pourcentage sur les transactions.

 

Une levée de fonds de 5 millions d’euros et le sésame de l’ACPR

Après une première levée de fonds concrétisée dès 2013 et soutenue notamment par le fondateur de seLoger.com et de Promovacances, Denys Chalumeau, Payname vient de lever un peu plus de 5 millions d’euros, dont 4 millions d’euros auprès du fonds Maif Avenir. La Dépêche du Midi, dans le cadre de sa stratégie de développement du numérique, s’est également penchée sur le berceau de la start-up, aux côtés du conseil régional Midi-Pyrénées et de BPIFrance. Dans la foulée, Payname vient également de se voir agréer Etablissement de Paiement par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR). "Un agrément délivré au compte-gouttes", se félicite Eric Charpentier.

 

La start-up, qui revendique quelque 20 000 utilisateurs particuliers et déjà un peu plus de 200 clients professionnels, cherche maintenant à passer à la vitesse supérieure. Objectif : se positionner très vite, dans un délai de 2 à 3 ans, comme une véritable banque en ligne collaborative. "Nous comptons proposer une carte bancaire à nos clients dès l’an prochain et lancer un dispositif de prêt entre particuliers à partir de 2017", précise Eric Charpentier.

 

Un nouveau siège social à Saint-Elix-le-Château

D’ici là, la société, actuellement hébergée à La Cantine de Toulouse et un peu trop à l’étroit dans ses locaux, engage un investissement de 1 million d’euros dans la construction de son nouveau "campus" : 600 m2 au cœur de la commune rurale de Saint-Elix-le-Château, à 50 km au Sud de Toulouse, en Haute-Garonne.  La société y installera son siège et ses équipes. Elle prévoit également de contribuer à un projet très ouvert de développement économique.

 

Ce lieu, équipé du très haut débit, disposera d’un espace de visioconférence, d’un studio de photo, d’une salle de sport ouverte à la population locale, avec en perspective l’accueil de coworking et pourquoi pas, l’ambition de favoriser d’autres implantations. Le chantier devrait être livré à l'été 2016.

 

Payname, qui emploie actuellement 25 salariés, prévoit 30 recrutements dans les 6 prochains mois. L’effectif pourrait encore doubler dans les deux ans, pour passer le cap des 100 salariés en 2017. Côté chiffre d’affaires, la société, qui devrait réaliser 100 000 euros en 2015, table sur 6 millions d’euros pour 2017.

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