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Portrait-robot d'une start-up française de cybersécurité

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600 entreprises sont actives dans le domaine la cybersécurité, selon une étude présentée au FIC, qui se tient ces 25 et 26 janvier à Lille. Bon nombre d'entre elles sont des start-up, souvent trop petites et sous-capitalisées pour profiter pleinement d'un marché promis à une croissance de 10 % par an.

Portrait-robot d'une start-up française de cybersécurité
Portrait-robot d'une start-up française de cybersécurité © CC Flikr Perspecsys Photos

Qui sont les acteurs de la cybersécurité en France? Combien sont-ils? Quelles sont leurs technologies? Le FIC, qui s'est tenu à Lille les 25 et 26 janvier, a été l'occasion de faire le point sur une filière en plein essor. 119 entreprises ont ainsi répondu à une enquête sur le contenu de leurs activités et leur prévision de croissance, soit environ 20% des 600 entreprises actives dans ce domaine.

 

Elles investissent trop !

L'étude présentée sur le FIC permet ainsi de dresser le portrait-robot de la start-up française de la cybersécurité. Elle a un chiffre d'affaires relativement modeste, moins de 5 millions d'euros dans 70% des cas. C'est une petite structure avec un effectif d'environ une vingtaine de personnes, mais de fortes prévisions d'embauche. Comparé aux autres secteurs d'activité, elle investit outrageusement dans la technologie : en moyenne, la moitié de son chiffre d'affaires ! "C'est trop, souligne Jean Noël de Galzain, porte-parole d'Hexatrust, un regroupement d'acteurs de la cybersécurité qui a contribué à la réalisation de l'étude. Un éditeur à un niveau de développement mature devrait y consacrer entre 10 et 15% de son chiffre d'affaires". Enfin, cette entreprise-type sait tirer parti de dispositifs de soutien à l'innovation : les trois-quarts d'entre les entreprises qui ont répondu bénéficient d'un crédit d'impôt recherche (CIR).

 

Trop diversifiées

Toutefois, peu d'entre elles risquent de devenir de véritables champions de taille européenne. L'étude souligne deux faiblesses majeures. La start-up tricolore n'est pas assez focalisée. "En moyenne, chaque acteur se reconnaît cinq domaines de compétences. Il y a donc un travail important à faire pour rendre leur offre plus lisible. Une petite entreprise doit avoir un métier et être focalisée sur une seule mission", estime Jean Noël de Galzain. Ainsi presque tous les éditeurs de solutions déclarent également disposer à leur catalogue d'une offre de prestations de conseil et de service. Enfin, l'entreprise-type est sous capitalisée : moins d'une entreprise sur cinq indique avoir un investisseur privé au capital.

Leur chance ? Ces spécialistes de la sécurité informatique bénéficient d'un marché extrêmement porteur. Selon une précédente étude menée par le ministère de l'Intérieur, la filière de la cybersécurité devrait connaître une croissance de 10% par an jusqu'en 2020.

A Lille, Hassan Meddah

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1 commentaire

Pierre Calais

02/02/2016 14h56 - Pierre Calais

Bonjour, Je me permets de réagir à votre très intéressant article sur les start-ups françaises de la cybersecurité. Je dois avouer être en désaccord sur le fait qu’elles investissent trop. En effet, la métrique de 10% à 15% du CA investit en R&D n’est pas applicable à des entreprises dont le CA est en moyenne de 5M€. Ces valeurs s’appliquent à des sociétés bien plus importantes mais ne fonctionnent pas pour des start-ups. Ceci voudrait dire qu’une entreprise qui fait 2M€ de CA devrait être dans la fourchette de 200 à 250K€ d’investissements en R&D ce qui est très insuffisant et ne lui permettra pas de maintenir un quelconque avantage concurrentiel. La difficulté principale de nos start-ups est justement d'être capable d’investir massivement en R&D mais aussi en Sales & Marketing dès le début pour se développer très vite et de façon internationale. Il suffit de regarder ce que font nos concurrents américains et israéliens qui investissent massivement (quitte à avoir des pertes très importantes dans les premières années) pour comprendre pourquoi nos start-ups restent si longtemps des start-ups. Il faut noter d’ailleurs qu’en France, bon nombre de ce que nous appelons des start-ups dans notre secteur sont des sociétés qui ont plus de 5 ans d’existence … Bien cordialement, Pierre Calais.

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